
L’effondrement imminent de l’Arabie Saoudite : entre luxe décadent et crise militaire
Publié le 12.10.2026 à 18h40 – Par Chloé Fontaine – Temps de lecture 5mn
L’Arabie Saoudite est désespérée en ce moment. C’est un homme qui se noie, et elle entraîne tout le monde avec elle. On pourrait assister à la disparition de l’Arabie Saoudite telle qu’elle est organisée aujourd’hui, à la fin de la famille Al‑Saoud, et je ne pense pas que quiconque doive verser la moindre larme pour cela. Ce ne sont pas de bonnes personnes; elles n’ont rien fait de bon pour le monde.
Ce sont des gens qui ont littéralement gagné beaucoup d’argent. Ils se sont achetés des avions plaqués or pour aller à Londres, ils traînent dans des hôtels plaqués or, ils achètent des prostituées plaquées or. Ils font leurs courses dans des magasins plaqués or, avec du parfum plaqué or. Puis ils reviennent, boivent du whisky plaqué or avant d’atterrir, et redeviennent soudainement pieux. Et quand ils se lassent de prendre l’avion pour Londres, ils montent dans leur limousine plaquée or, traversent une chaussée plaquée or, jusqu’à Bahreïn où ils font aussi des absurdités plaquées or. Ce ne sont pas de bonnes personnes.

L’autre chose qu’il faut savoir sur les Saoudiens, c’est qu’ils ne savent pas du tout se battre. C’est pour cela qu’ils veulent des Égyptiens, qu’ils veulent des Pakistanais, parce qu’ils ne savent pas se battre. Et surtout ils ne savent pas se battre contre Ansar Allah (ou Ansârollâh, signifiant « les partisans de Dieu », plus connu sous le nom de Houthis). Ils n’ont aucune solution face à Ansar Allah, qui est en train de les déstabiliser. La seule bonne nouvelle, c’est que d’autres nations observent la situation et se disent: « Ça pourrait nous arriver. » Des pays comme les Émirats arabes unis, qui se sont assis avec l’Iran à New Delhi, ont demandé comment résoudre ce problème pour que cela ne nous arrive pas à nous aussi. Ils se parlent. Alors peut‑être que la mort de l’Arabie Saoudite apportera quelque chose de positif. Mais la réalité, c’est que nous ne voulons pas, même si le monde les méprise, voir l’Arabie Saoudite mourir, parce que le vide qu’il se crérait serait désastreux pour la sécurité énergétique mondiale.
Ce qu’il faut, c’est que ce conflit prenne fin. Enfin, le chef de la marine reconnaît que la marine ne retournera pas à Bahreïn de si tôt. C’était le quartier‑général de la cinquième flotte. Cela veut dire que la cinquième flotte n’a plus de base. Elle a disparu. Vous savez, ils ne peuvent pas retourner au Koweït, pas retourner sur la moitié de ces bases saoudiennes. Les infrastructures ont été dévastées. Il faudrait les reconstruire à des coûts inimaginables, mais le fait qu’elles aient été dévastées révèle l’existence de vulnérabilités contre lesquelles ils ne ne pouvent se défendre.

Alors vous savez, la folie de continuer à faire la même chose encore et encore en espérant un résultat différent, c’est… qu’est‑ce qu’ils sont son censé faire les américains? Revenir au Moyen‑Orient, reconstruire ces installations et les défendre avec des moyens qu’ils n’ont plus, pour s’exposer ensuite à des frappes répétées de missiles iraniens contre lesquels ils ne peuvent pas se défendre, et pas la capacité de les intercepter. C’est fini. Ils partent. C’est terminé. ils ne sont plus là. Ils n’ont simplement pas encore eu le courage de l’admettre, et ils ne sont même pas honnêtes sur le coût réel. J’ai vu une estimation avancée par certains; elle ne couvre même pas la moitié des coûts qu’ils ont subis.
Andy Burnham, Premier ministre britannique : « Nous continuerons à soutenir l’Arabie saoudite contre les Houthis. »
J’ai regardé la liste des installations endommagées. Vous avez vu le système radar d’un milliard de dollars au Qatar qui a été détruit; je ne l’ai pas vu sur la liste. Il y a tout un tas d’autres moyens, des capacités classifiées, qui ont été retirées. On ne peut pas les remplacer. C’étaient les déclencheurs d’alertes précoces. Si le système de défense israélien fonctionne moins bien, c’est notamment parce qu’il ne reçoit plus les alertes suffisamment tôt. Le radar qatari devait fournir les premiers indicateurs de lancement; cela permettait de mettre en place des défenses à plusieurs niveaux, et ainsi de suite. Mais quand on retire cela, on dépend alors d’un radar turc à Pirin Sleek qui détecte les choses plus tard. Il transmet des données à des nœuds qui ne sont pas optimisés comme l’était le système qatari. Très vite, les Israéliens ont beaucoup moins de temps pour réagir quand les missiles arrivent. C’est la même chose en Arabie Saoudite. Ces systèmes ont disparu.

Et tous les systèmes intermédiaires qu’ils ont mis en place, eux aussi, ont disparu. Personne ne veut en parler parce que c’est une architecture d’infrastructures classifiée, mais une fois qu’on la comprend, on réalise qu’en réalité ils n’auraient jamais été capables de défendre quoi que ce soit. Évidemment, ils ne veulent pas que les Russes et les Chinois le sachent, parce que ils utilisent des architectures similaires dans le Pacifique et en Europe. Mais je vous le dis tout de suite: les Russes et les Chinois savent tout, et ils (les américains) n’ont pas les moyens de se défendre. L’Europe ne peut pas se défendre elle‑même. C’est pour cela que je ris encore quand Sikorsky en parle. Ils ont 2 500 avions, pas un seul ne peut décoller.
La foule des pétroliers entassés dans le détroit d’ORMUZ.
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