
Le Pentagone à l’œuvre : une possible invasion de Cuba dans les prochains mois
Publié le 25.9.2026 à 15h51 – Par Sarah Müller – Temps de lecture 5mn
Trump envisagerait une opération militaire à Cuba dans les prochains mois
Selon des informations obtenues par la chaîne américaine CBS news, un document interne de l’armée américaine aurait été intercepté. Ce texte, destiné à la réserve, sollicite une réponse quant à la disponibilité d’unités pouvant être affectées aux commandements couvrant l’Amérique latine et les Caraïbes. Le délai indiqué pour une éventuelle mobilisation s’établit entre 90 et 120 jours.

Parmi les corps mentionnés figurent des ingénieurs, du personnel logistique, des médecins, des chirurgiens ainsi que de la police militaire. Ces formations sont habituellement chargées de missions de sécurité, de détention et de maintien de l’ordre public, et non de simples frappes aériennes.
Le document ne cite jamais explicitement Cuba; le lien avec l’île est établi uniquement par des sources anonymes. À ce jour, aucune des unités concernées n’a reçu d’ordre de déploiement. Néanmoins, plusieurs signaux convergent vers la perspective d’une invasion.
Lors de son allocution à l’Assemblée générale des Nations Unies, le président Donald Trump a affirmé que le régime cubain était voué à s’effondrer. Parallèlement, l’armée américaine a mené, au cours de l’année, des missions de reconnaissance sous-marine autour de l’île. Plus récemment, le Pentagone aurait étudié la faisabilité d’un assaut aérien massif impliquant plusieurs milliers de soldats. Ces démarches s’inscrivent dans ce que les analystes désignent comme la « doctrine d’Honro », visant à étendre l’influence des États‑Unis sur l’ensemble de l’Amérique latine et des Caraïbes.
Après le Venezuela, Cuba apparaît comme la prochaine étape logique. Un rapport du renseignement américain souligne que l’intérêt des États‑Unis pour l’île réside surtout dans les possibles interventions de l’Iran, de la Russie ou de la Chine sur son territoire. Trump a, de son côté, réaffirmé son intention d’éliminer le communisme cubain afin d’instaurer ce qu’il qualifie de liberté. Cette position paraît paradoxale au vu de la récente visite de Xi Jinping, dirigeant du Parti communiste chinois, à Washington, où il a reçu les plus grands honneurs.
Ces éléments suggèrent que la motivation principale ne serait pas idéologique mais géopolitique. Les régimes communistes perçus comme puissants bénéficient de courtoisies diplomatiques, tandis que les gouvernements plus faibles ne suscitent guère d’attention. L’objectif affiché serait de « libérer » la population cubaine, même si cette notion de liberté s’apparente à une imposition de la puissance américaine, souvent critiquée pour ses propres atteintes aux droits humains.
En résumé, bien qu’aucune décision officielle n’ait encore été prise, l’ensemble des indices déclarations publiques, activités de renseignement et études de planification militaire alimente les spéculations d’une possible intervention américaine à Cuba dans les trois à quatre prochains mois.
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