
La Cour suprême pourrait confier au président Trump le pouvoir de licenciement que Washington craint le plus
Publié le 22.6.2026 à 12h40 – Par Luca Giordano – Temps de lecture 5mn
La Cour suprême examine deux affaires qui pourraient déterminer dans quelle mesure le président Trump a un contrôle sur les agences fédérales qui opèrent en dehors de son autorité directe.
Une affaire vise un précédent vieux de 91 ans qui a protégé les responsables indépendants de l’évocation.
L’autre pourrait laisser la Réserve fédérale comme une exception spéciale.
Ensemble, ils vont droit au cœur du pouvoir exécutif et de l’État administratif tentaculaire.
La question centrale est simple : un président peut-il licencier les responsables qui dirigent des agences puissantes sans donner de raison que le Congrès ait déjà approuvé ?
Pendant des décennies, la réponse a été en grande partie non. Trump demande à la Cour de changer cela.
Fox News a exposé la division entre les deux affaires et pourquoi les juges ne les traitent peut-être pas de la même manière.
La première affaire, Trump c. Slaughter, implique l’ancienne commissaire de la FTC Rebecca Slaughter, que Trump a évincée après son retour au pouvoir. Le débat est de savoir si les protections d’expulsion pour motif justifié rédigées par le Congrès pour les commissaires de la FTC violent la séparation des pouvoirs.
Cela place l’Exécuteur de Humphrey directement dans la ligne de mire. La décision de 1935 stipulait qu’un président ne pouvait pas limoger les commissaires de la FTC à volonté, et cela devint la base juridique du modèle moderne d’agences indépendantes.
Fox News a également souligné la distinction Cook. Cette affaire implique la gouverneure de la Réserve fédérale, Lisa Cook, et demande si Trump avait une raison valable pour la destituer, ce qui est une question plus étroite que de savoir si la protection elle-même peut survivre.
Cette différence pourrait permettre aux juges d’étendre le contrôle présidentiel sur des agences comme la FTC tout en préservant une certaine indépendance pour la banque centrale.
La probable division est importante. Slaughter demande si la protection elle-même est constitutionnelle, tandis que Cook demande si le président a satisfait à une protection déjà existante.
La posture procédurale de l’affaire Cook montre à quel point la Cour traite avec soin la question de la Fed.
Le dossier de la Cour suprême identifie l’affaire comme étant le numéro 25A312, Trump contre Cook, concernant le siège de Lisa Cook au Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale.
La demande a été enregistrée le 18 septembre 2025, après une procédure devant le circuit du District de Columbia. Cela a commencé comme une demande de sursis d’urgence, et non comme un appel de fond lent et classique.
Le 1er octobre, les juges ont reporté la requête en attendant les plaidoiries orales au lieu d’accorder ou de rejeter rapidement la demande d’urgence. Cette décision a permis de maintenir la question de la Fed vivante pour un examen plus approfondi.
L’affaire devait être débattue le 21 janvier 2026, avec le Solicitor General Sauer plaidant pour Trump et l’ancien Solicitor General Paul Clement représentant Cook. Le calendrier a déplacé la bataille de la Fed au calendrier régulier des débats, offrant aux deux parties un affrontement public devant la Cour plénière.
Cette chronologie montre que les juges ont traité la bataille pour l’expulsion comme plus qu’un simple différend d’urgence rapide. Ils ont maintenu l’affaire vivante pour un examen plus approfondi de l’autorité présidentielle sur la banque centrale, la décision devant être adoptée avant la fin du mandat.
Ce traitement à l’argument complet est important car la Fed n’est pas une agence ordinaire. Son indépendance a longtemps été considérée comme une force stabilisatrice pour les marchés, les taux d’intérêt et la politique monétaire.
L’affaire Slaughter comporte des enjeux plus larges pour l’administration et l’État.
L’ordonnance de la Cour suprême montre que les juges ont accordé un sursis et ont traité la demande de l’administration Trump comme une requête avant jugement.
La Cour a accepté d’examiner si les protections de la FTC contre la révocation violaient la séparation des pouvoirs et si Humphrey Executor devait être annulé. C’est là le cœur de la règle vieille de 91 ans désormais en jeu.
L’ordonnance demande également si les tribunaux fédéraux peuvent empêcher la destitution d’une personne de ses fonctions publiques par un recours équitable ou légal. En termes simples, cela signifie si un juge peut remettre un fonctionnaire licencié au pouvoir.
La juge Elena Kagan a exprimé une dissidence avec les juges Sonia Sotomayor et Ketanji Brown Jackson, avertissant que la suspension permettait au président de destituer un commissaire protégé de la FTC alors que le Congrès avait dit le contraire.
Cette dernière question est importante car les juridictions inférieures ont tenté à plusieurs reprises de rétablir des fonctionnaires destitués par le président.
Une décision claire indiquerait à ces juges où s’arrête leur pouvoir.
Rien de tout cela n’a encore été tranché sur le fond.
Mais la direction du combat est évidente : la Cour examine si une règle de l’époque de la Grande Dépression s’inscrit encore dans un système constitutionnel avec un seul chef de l’exécutif élu responsable de la branche exécutive.
Pour Trump, le potentiel est réel.
Une victoire dans Slaughter lui donnerait, ainsi qu’aux futurs présidents, bien plus d’autorité sur les agences qui rédigent des règles, imposent des sanctions et façonnent la vie américaine tout en étant en partie hors du contrôle présidentiel direct.
Le résultat probable n’est pas que toutes les agences indépendantes disparaissent du jour au lendemain.
C’est que le mur d’isolation construit pendant près d’un siècle s’abaisse, et qu’un président obtient un réel pouvoir pour évincer des fonctionnaires qui ne répondent pas devant les électeurs.
La Fed pourrait conserver sa part de découpe.
Le reste de l’État administratif devra peut-être finalement répondre devant la branche élue qui le dirige.
✉️ Abonnez-vous pour ne rien manquer de l’actualité géopolitique.
En savoir plus sur L'Informateur
Subscribe to get the latest posts sent to your email.

