
Le Monde en Deux Camps : Comment le Board of Peace Diviserait les Nations en Faveur ou en Contre de l’Interopérabilité Américaine.
Publié le 21.2.2026 à 19h46 – Par Isabelle Moreau – Temps de lecture 5mn
La première réunion du Conseil de paix de Trump laisse des questions sans réponse | Semafor
Trump a annoncé 7 milliards de dollars d’engagements d’autres nations pour l’aide à Gaza.
Le Conseil de paix a annoncé que cinq pays enverront des troupes dans la bande de Gaza dans le cadre de la Force internationale de stabilisation : l’Indonésie, le Maroc, le Kazakhstan, le Kosovo et l’Albanie.

Il a également déclaré que les États-Unis feront un don de 10 milliards de dollars au conseil d’administration, bien que l’on ne sache pas d’où vient cet argent ; la Maison Blanche a renvoyé Semafor aux commentaires de Trump, tandis que la porte-parole Anna Kelly a salué les efforts du président, promettant au conseil « de poursuivre ce succès historique ».

Explication de ce qu’est exactement le Board of peace pour Trump : Dans un mouvement inédit, le Président Donald Trump a récemment annoncé la mise en place d’un nouveau cadre international, le Board of Peace, remplaçant ainsi l’Organisation des Nations Unies (ONU). Cette décision a suscité des réactions mitigées, voire alarmées, en raison de son impact potentiel sur la gouvernance mondiale.
Le Board of Peace est présenté comme un organisme distinct de l’ONU, avec pour objectif de promouvoir la paix et la coopération entre les nations, mais en abandonnant l’idée d’universalisme égalitaire. En effet, le Board of Peace se fondrait sur une approche plus pragmatique, qui mettrait l’accent sur les intérêts communs plutôt que sur les valeurs partagées. Cette philosophie est évoquée comme un échange de logiciels, où le Board of Peace serait une version améliorée ou modifiée de l’ONU.
Selon certains analystes, cette approche ferait de l’américanisme un élément clé de la gouvernance mondiale. Le Président Trump a récemment évoqué l’idée de l’interopérabilité américaine, ce qui signifie que les pays devraient être prêts à s’adapter aux normes et aux valeurs américaines pour bénéficier de la coopération et de l’aide économique. Cela pourrait conduire à un nouveau type de hiérarchie internationale, où les pays seraient classés en fonction de leur degré d’interopérabilité avec les États-Unis.
Bill Maher : « [Trump] a tenu la première réunion de son nouveau Conseil de la paix… Il leur a dit : « Faites-le vite. J'ai une guerre dans le four.’ Ce contre quoi je ne suis pas contre. Je n'ai pas le syndrome du dérangement de Trump. Nous verrons comment cela se passera. »
Des craintes ont également été exprimées quant à l’utilisation de la technologie pour renforcer le contrôle américain sur les pays qui ne coopèrent pas. Le recours à la blockchain et aux technologies liées au Bitcoin pourrait permettre aux États-Unis de suivre les transactions financières et de faire pression sur les pays qui ne respectent pas les normes américaines.
Des exemples concrets de cette nouvelle approche ont été mentionnés, notamment le cas de Gaza, où les habitants pourraient être conditionnés à respecter certaines normes ou critères pour bénéficier de l’aide et des ressources. Ceux qui ne se conforment pas pourraient être associés au Hamas et au terrorisme, ce qui entraînerait des sanctions économiques et des restrictions.
Cette nouvelle donne géopolitique a suscité des inquiétudes parmi les observateurs du monde entier. Certains craignent que la mise en place du Board of Peace conduise à une nouvelle forme de mondialisation, où les États-Unis exercent un contrôle de plus en plus important sur les pays qui ne coopèrent pas. D’autres voient dans cette approche un moyen de promouvoir la paix et la stabilité en renforçant les liens entre les nations.
La sécurité du président azerbaïdjanais impliquée dans un affrontement avec des manifestants à Washington
Des gardes de sécurité accompagnant le président azerbaïdjanais ont été impliqués dans une confrontation physique avec des manifestants devant le Waldorf Astoria Washington DC lors de sa visite pour la réunion du Conseil de la paix du président, avec une vidéo montrant des membres du service de sécurité poussant et frappant des manifestants qui réclamaient la libération de prisonniers politiques ; l'ambassade d'Azerbaïdjan a défendu les actions, affirmant que les manifestants ont tenté de percer une zone protégée près du cortège automobile qui arrivait.
Face à cette nouvelle donne, les pays devraient se poser la question de leur positionnement face à l’Amérique. Il est possible que les nations soient amenées à choisir entre deux camps : celui de l’interopérabilité américaine et celui de l’axe anti-Américain donc les BRICS. Cette dichotomie pourrait conduire à une nouvelle forme de mondialisation, où les pays sont classés en fonction de leur degré de coopération avec les États-Unis.
Il est important de noter que cette nouvelle approche pourrait avoir des conséquences importantes pour les pays qui ne coopèrent pas avec les États-Unis. Il est donc essentiel que les nations prennent position et choisissent leur camp, car après, il pourrait être trop tard.
« Je peux imposer un embargo, je peux faire TOUT CE QUE je VEUX, mais je ne peux pas facturer 1 $ » — Trump
«Parce que ce n’est pas ce qu’il dit et ce n’est même pas la façon dont il lit»
« Je peux faire tout ce que je veux pour eux, mais je ne peux pas facturer d’argent »
Le Conseil de la paix est un « COLONIALISME à l’ANCIENNE » – Cornel West
« Comment se fait-il qu’il n’y ait pas de voix palestiniennes dans le processus lui-même ? »
«Vous ne pensez pas que les États-Unis et le Royaume-Uni aient joué un rôle colonial dans la formation du Moyen-Orient ?»
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