
Friedrich Merz, ce chef-d’œuvre de schizophrénie géopolitique, déclare que « La Russie est un État européen » !
Publié le 20.1.2026 à 11h33 – Par François Lambert – Temps de lecture 5mn
Ah, la santé mentale de Friedrich Merz, ce chef-d’œuvre de schizophrénie géopolitique made in Berlin 2026 !
D’un côté, il lâche la phrase du siècle : « La Russie est un État européen », notre « plus grand voisin » ; il faut rééquilibrer, retrouver la paix, la liberté, la Realpolitik, le gaz pas cher, tout le kit réconciliation post-sanctions. Bombe diplomatique, tournant historique, adieu rideau de fer imposé par les autres, vive la Grande Europe pragmatique ! Et, de l’autre côté ? Toujours la même rengaine obsessionnelle Est-Est-Est : Poutine le diable, Ukraine jusqu’au bout, Russie menace existentielle, Bundeswehr en mode « armée la plus forte d’Europe » pour contrer l’Ours maléfique, et zéro mot (ou presque) sur le vrai psychodrame occidental : Trump qui fantasme sur le Groenland comme un gamin sur un terrain de jeu, annexe potentielle d’un allié OTAN, et l’Europe qui fait « chut, on discute, c’est compliqué ».
Bref, résumé en mode moqueur-interrogatif :
- Russie = voisin européen qu’on doit cajoler pour survivre économiquement ?
- Russie = ennemi absolu qu’on doit armer jusqu’aux dents contre elle ?
- USA qui humilient l’Europe en mode « votre continent, mes envies » (édition Groenland) ? Pas vu, pas pris.
- Souveraineté européenne ? Ah oui, super idée… tant qu’elle consiste à choisir l’ennemi imaginaire à l’est plutôt que l’allié qui te marche sur les pieds à l’ouest.
Alors, Merz, c’est quoi le diagnostic ? Trouble dissociatif de l’identité atlantiste ? Stress post-traumatique post-Nord Stream ? Ou simplement l’art européen ultime : hurler contre Moscou le matin, tendre la main à Moscou l’après-midi, et se coucher le soir en suçant le pouce de l’oncle Sam ? Sérieux, quelqu’un a un divan assez long pour ce niveau de gymnastique mentale ?
C’est une phrase qui fait l’effet d’une bombe diplomatique dans toutes les capitales occidentales. Le 16 janvier 2026, lors d’une intervention remarquée, le chancelier Friedrich Merz a brisé le tabou de la confrontation totale en plaidant pour une nouvelle architecture de paix y compris Moscou. L’importance de cette déclaration ne saurait être minimisée, car elle marque un tournant dans la politique allemande et européenne. Les réactions ne se sont pas fait attendre, avec des chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne et des pays membres de l’OTAN s’exprimant sur l’importance de cette déclaration.
“Nous devons retrouver notre plus grand voisin européen : la Russie.” Friedrich Merz. Quand le discours passe des sanctions à la réconciliation “à long terme”, c’est rarement par conviction soudaine. C’est surtout le signe que la coalition des incapables a mal calculé son coup, s’est enfermée dans une impasse stratégique et cherche désormais une sortie honorable. Après l’illusion de la rupture totale, retour forcé à la géographie ?
Les mots qui changent tout :
« Si nous réussissons à ramener la paix et la liberté en Europe, et à parvenir à un règlement avec notre plus grand voisin européen, l’Union russe… je le dis partout en Allemagne : la Russie est un État européen. »
Ces mots, prononcés par Merz avec conviction, ont changé le cours de l’histoire diplomatique. La Russie, longtemps considérée comme un ennemi de l’Occident, est dorénavant considérée comme un partenaire européen ? C’est une révolution diplomatique qui ouvre la voie à une nouvelle ère de coopération et de paix.
Pourquoi cette déclaration est-elle cruciale ?
La fin de l’ostracisme : En qualifiant explicitement la Russie d’État « européen », Merz s’éloigne de la rhétorique de rupture définitive. Il prépare l’opinion publique allemande à l’idée qu’une Europe stable est impossible sans un accord durable avec Moscou. C’est un message de compréhension et de tolérance qui marque un tournant dans la politique allemande.
Le pragmatisme économique : Après des années de sanctions et de prix de l’énergie records, Berlin semble chercher une « Realpolitik » pour garantir sa survie industrielle. La Russie, avec ses richesses énergétiques, est un partenaire essentiel pour l’Allemagne. Cette déclaration ouvre la voie à une coopération économique plus étroite entre les deux pays.
Un signal à Donald Trump: alors que Washington redéfinit sa présence en Europe, Merz paraît vouloir reprendre la main sur la sécurité du continent en ouvrant un canal de discussion avec le Kremlin. C’est un message de force et de détermination qui montre que l’Allemagne est prête à prendre le contrôle de sa sécurité.
Analyse : est-ce le retour de la « Grande Europe » ?
« En ce 17 janvier 2026, Friedrich Merz vient de planter le premier jalon de l’après-guerre. En affirmant que la Russie appartient à la famille européenne, il ne pardonne pas le passé, mais il dessine l’avenir. C’est un message de souveraineté européenne : Berlin refuse que le continent soit durablement coupé en deux par un nouveau rideau de fer dicté depuis l’extérieur. Merz sait que le centre de gravité mondial se déplace vers les BRICS et l’Asie ; il tente de sauver l’Europe en la réconciliant avec sa propre géographie. « C’est un pari risqué qui va diviser l’OTAN, mais qui pourrait être la seule issue pour éviter un déclin définitif de l’UE. »
Cette analyse met en évidence la complexité de la situation diplomatique actuelle. La déclaration de Merz est un message de souveraineté européenne qui refuse que le continent soit coupé en deux par un nouveau rideau de fer. C’est un pari risqué qui va diviser l’OTAN, mais qui pourrait être la seule issue pour éviter un déclin définitif de l’UE.
Conclusion
La déclaration de Friedrich Merz est un tournant dans la politique allemande et européenne. Elle ouvre la voie à une nouvelle ère de coopération et de paix entre l’Europe et la Russie. C’est un message de compréhension et de tolérance qui marque un tournant dans la politique allemande. Cependant, cette déclaration est également un pari risqué qui va diviser l’OTAN. Il est difficile de prédire les conséquences de cette déclaration, mais, évidemment, l’Europe est sur le point de vivre une ère nouvelle et complexe.
Friedrich Merz ou l’art très européen de choisir l’ennemi imaginaire plutôt que l’allié envahisseur.
Selon Friedrich Merz, la sécurité de l’Europe se joue à l’Est, exclusivement à l’Est, obsessionnellement à l’Est.
La Russie, l’Ukraine, Poutine, encore Poutine, toujours Poutine. À l’ouest ? Rien. Circulez. Le Groenland ? Aucun problème. Une annexion par un allié ?
Dormez tranquilles, braves Européens, l’aigle est gentil quand il vole sous la bannière étoilée. Le raisonnement est limpide : s’il faut faire un choix, contrairement aux approximations politiques fréquentes, entre le Groenland et l’Ukraine, ce sera l’Ukraine. Autrement dit, entre une annexion illégale potentielle par un allié (mais chut, on n’emploie pas ce mot quand il s’agit de Washington) et une menace russe hypothétique, extrapolée, ritualisée et recyclée depuis trois ans, l’Europe choisit la guerre… imaginaire.
La vraie, celle qui poserait un problème juridique, moral et stratégique avec les États-Unis, est soigneusement rangée sous le tapis atlantiste. Merz nous livre ainsi une leçon magistrale de géopolitique sélective : le droit international n’est sacré que lorsqu’il est violé par Moscou. Lorsqu’il est piétiné par un allié, il devient soudainement une notion abstraite, complexe, sujette à « discussion ».
C’est ce qu’on appelle la hiérarchisation des illégalités, spécialité européenne depuis 2022.
Cette déclaration en dit long sur le niveau de russophobie institutionnalisée atteint en Europe : un réflexe pavlovien où la Russie est coupable avant même d’agir, tandis que l’allié occidental est innocent avant même d’annexer. L’ennemi doit rester à l’Est, même si la réalité géopolitique frappe à l’Ouest.
Parce que reconnaître une menace venant d’un allié, ce serait admettre que l’Europe n’est pas souveraine. Et, ça, pour Merz comme pour beaucoup d’autres, est visiblement bien plus dangereux que toutes les guerres imaginaires réunies.
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