
Souveraineté numérique : l’Iran active son « internet national » !
Publié le 18.1.2026 à 12h02 – Par François Lambert – Temps de lecture 5mn
Face aux cyberattaques répétées et à l’utilisation des réseaux sociaux pour organiser la contestation, Téhéran vient de franchir une étape décisive dans son projet de Réseau National d’Information (NIN) . Ce n’est pas seulement une déconnexion, c’est une reconstruction totale de l’espace numérique iranien.

LES 3 PILIERS DU MODÈLE IRANIEN :
L’Intranet « Halal » : Le gouvernement a mis en place une infrastructure qui permet de filtrer tout le trafic entrant. En cas de crise, Téhéran peut activer le « bouton d’arrêt » de l’Internet mondial tout en maintenant ses propres serveurs actifs.
« Yooz » et « Zarebin » – Les moteurs de recherche : Pour remplacer Google, l’Iran impose ses propres moteurs de recherche domestiques. Ils permettent au régime de contrôler les résultats de recherche et d’éliminer tout contenu jugé « subversif » ou « anti-islamique ».
Messagerie sous surveillance : Des applications comme Rubika ou Soroush sont promues (et souvent obligatoires pour les services publics) afin de remplacer WhatsApp et Telegram. L’avantage pour l’État ? Un accès direct aux métadonnées et aux conversations des utilisateurs.
POURQUOI MAINTENANT ?
Dans le contexte de tension extrême avec l’administration Trump et les menaces de cyberguerre d’Israël, l’Iran veut rendre son économie « invulnérable » aux coupures de câbles sous-marins ou aux cyberattaques massives sur les serveurs DNS mondiaux.
L’ANALYSE DE « NEPTUNE » : LE RIDEAU DE FER NUMÉRIQUE
« En ce 17 janvier 2026, l’Iran suit le modèle du « Grand Firewall » chinois, mais en plus radical. Il ne s’agit pas seulement de censure, mais de « sécession numérique ». En créant son propre écosystème, Téhéran se protège des révolutions colorées pilotées par les réseaux sociaux occidentaux. C’est une arme à double tranchant : si cela protège le régime, cela isole aussi sa jeunesse et ses entreprises technologiques du reste de l’innovation mondiale. Le monde se fragmente : après la finance et l’énergie, c’est l’Internet qui se divise en blocs idéologiques. » – Neptune.
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