
La Guerre Totale de l’Iran contre l’Occident : Une Crise qui S’envenime
Publié le 28.12.2025 à 00h07 – Par Julien Morel – Temps de lecture 5mn
La situation au Moyen-Orient vient de prendre un tournant dramatique avec l’annonce du régime iranien selon laquelle il se trouve en « guerre totale » contre les États-Unis, Israël et l’Europe. Cette déclaration, faite par le chef de l’État persan, Masoud Pezeshkian, met en lumière la complexité et la gravité du conflit actuel, qualifié de plus difficile que la guerre contre l’Irak entre 1980 et 1988.

Les récentes hostilités ont inclus une guerre de 12 jours déclenchée par une attaque israélienne sans précédent contre des installations militaires et nucléaires iraniennes, suivie de l’intervention des États-Unis, qui ont bombardé trois installations nucléaires. Cette escalade a entraîné la suspension des négociations nucléaires entamées en avril et a conduit l’administration de Donald Trump à réactiver sa politique de « pression maximale » sur le régime iranien, avec des sanctions supplémentaires et des mesures pour réduire les revenus pétroliers du pays.
La communauté internationale a augmenté la pression sur l’Iran, notamment avec le soutien de la France, du Royaume-Uni et de l’Allemagne à la réimposition de sanctions de l’ONU en raison du programme nucléaire iranien. Malgré les accusations des pays occidentaux, l’Iran nie toute intention d’acquérir des armes nucléaires et affirme lutter contre l’isolement géopolitique et les conséquences financières des sanctions.
Le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a averti que toute action de la part de l’Iran recevra « une réponse très sévère », tandis que le porte-parole du ministère des Affaires étrangères d’Iran, Esmaeil Baqaei, a réaffirmé la position de la République islamique d’exclure son arsenal balistique de futures négociations, soulignant que la priorité du programme de missiles réside dans la défense nationale et la dissuasion face à d’éventuels agresseurs.

La situation reste tendue, avec l’Iran affirmant que ses forces armées sont prêtes à répondre à toute menace extérieure et que le développement de sa technologie balistique ne sera pas l’objet de débats. Le conflit autour du programme nucléaire est revenu au premier plan après l’offensive militaire israélienne en juin, qui a touché directement des installations nucléaires iraniennes, et la fin de l’accord provisoire signé en septembre avec l’AIEA a représenté un autre épisode de tension dans une relation déjà marquée par des hauts et des bas.
L’exécutif iranien a déclaré « officiellement terminé » l’accord provisoire signé en septembre avec l’AIEA, après que le Conseil des gouverneurs de l’organisme ait approuvé une résolution exigeant des informations immédiates sur l’uranium enrichi stocké et les dégâts dans les installations attaquées. Cette décision a aggravé les désaccords et a suscité des inquiétudes dans la communauté internationale quant à la transparence de Téhéran.

Le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, a demandé l’autorisation à l’Iran pour inspecter les installations nucléaires touchées et a averti que « il ne serait pas logique de permettre que l’adoption d’une résolution se traduise par une coopération encore plus restreinte avec l’organisme ». La rupture de l’accord de septembre, les demandes constantes d’informations de la part de l’AIEA et un contexte régional d’escalade ont intensifié le débat mondial sur l’avenir du programme nucléaire et du développement militaire iranien.
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