France : Macron et l’UE : Dos Rond, Échine Courbée et Cœurs en Gelée Face au Taureau Trump

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Macron et l’UE : Dos Rond, Échine Courbée et Cœurs en Gelée Face au Taureau Trump

Publié le 11.12.2025 à 09h48 – Par Sarah Müller – Temps de lecture 5mn

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L’Union européenne, ce colosse aux pieds d’argile, et son fidèle écuyer Emmanuel Macron, le chevalier sans épée qui préfère les discours en costard aux duels véritables ! Face aux dernières saillies de Donald Trump, ses tweets rageurs dignes d’un cow-boy en rut qui promet de taxer l’Europe jusqu’à l’os pour ses « pratiques déloyales », nos chers dirigeants ont opté pour la stratégie du caméléon : se faire discrets, faire le dos rond, et espérer que le vent américain passe sans emporter leur chapeau melon.

Une image terrible qui était prévisible

Comme si ignorer les mugissements du taureau allait le transformer en agneau ! Résultat ? Une impression de faiblesse si palpable qu’elle pourrait faire rougir un diplomate soviétique des années 80. Et, tout ça, juste après l’accord commercial « historique » signé cet été, où l’Europe s’est déjà couchée pour un oui ou pour un non, en échange de miettes protectionnistes. Bravo, les gars : vous avez négocié comme des pigeons face à un chat de gouttière.

Dans une interview accordée à Politico et publiée mardi, Trump a vivement critiqué les dirigeants européens. Il les a qualifiés de « faibles » et a défendu sa nouvelle stratégie de sécurité nationale qui appelle les États-Unis à « cultiver une résistance à la trajectoire actuelle de l’Europe ».

Rappelons les faits, pour ceux qui auraient oublié que l’Histoire se répète en boucle comique. Trump, de retour à la Maison Blanche comme un boomer qui refuse de raccrocher son badge, balance ses accusations à tour de bras : l’Europe, ce « voleur » qui inonde les États-Unis de voitures Mercedes et de fromages puants, mérite des tarifs douaniers à la Trump disons 20 % sur tout, pour faire bonne mesure.

Et, nos vaillants Européens ? Pas un mot, pas une riposte. Ursula von der Leyen, la reine des sourires forcés, murmure des platitudes sur le « dialogue constructif » ; les Allemands, terrifiés pour leur cher parc automobile, feignent l’indifférence ; les Français, eux, se contentent de hausser les épaules en sirotant leur café tiède. Quant à Macron, notre Jupiter en toc, il excelle dans l’art de l’évitement : un tweet laconique sur la « souveraineté européenne » ah, ce mot fétiche qui sonne comme un slogan de pub pour aspirateur !, suivi d’un silence radio assourdissant. Parce que, soyons lucides, rétorquer à Trump, ce serait risquer des représailles : adieu les exportations de vin bordelais, bonjour les taxes sur le Roquefort. Mieux vaut courber l’échine que de voir son caviar américain se tarir.

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Le président de la Serbie, Aleksandar Vucic, celui du Conseil européen, Antonio Costa, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, réunis à Bruxelles, le 10 décembre 2025. SIMON WOHLFAHRT / AFP

Cyniquement, on pourrait applaudir cette « sagesse » stratégique. Après tout, l’UE n’a-t-elle pas déjà prouvé, avec son Brexit chaotique et ses guerres internes sur les quotas migratoires, qu’elle est une machine à broyer les illusions plutôt qu’à imposer sa loi ? Cet été, cet « accord commercial » n’était qu’un armistice boiteux : l’Europe a cédé sur les subventions agricoles pour apaiser les colères trumpiennes, en se convainquant que c’était « pour le bien commun ».

Résultat ? Trump jubile, l’Europe geint en privé, et le monde rit sous cape. Imaginez : 27 pays, un budget de géant, une armée de bureaucrates en cravate, et pourtant, face à un seul homme un nabab orange aux cheveux teints, c’est le règne du déni. « Pas de panique, c’est juste du bluff américain », se rassurent-ils dans les couloirs de Bruxelles, comme des enfants qui ferment les yeux pour chasser le monstre sous le lit. Peur de rétorsions ? Évidemment ! Qui oserait défier l’Oncle Sam quand il brandit le bâton des sanctions ? Pas Macron, en tout cas, ce réformateur de pacotille qui préfère les selfies avec les puissants aux bras de fer risqués. Lui qui se rêvait en leader mondial, voilà qu’il joue les figurants dans le remake de High Noon sauf que, ici, personne ne dégaine.

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Ironie suprême : pendant que Trump parade en conquérant, l’Europe s’enfonce dans son marécage de vertus morales. On nous serine sur la « règle-based order », la « défense des valeurs », mais dès qu’un vent contraire souffle de Washington, c’est la curée du silence.

Et les conséquences ? Une crédibilité en lambeaux, des industries qui tremblent (coucou, Airbus et Volkswagen !), et un Macron qui, pour se consoler, lancera sans doute un nouveau sommet sur le « climat » ou la « transition verte » ses cache-misère favoris pour masquer l’impuissance. Pathétique, non ? Cette UE qui se voulait rempart contre les nationalismes finit par en singer les pires travers : couardise collective, déni pathologique, et une peur viscérale de l’affrontement. Merci, Messieurs Dames, pour ce spectacle édifiant. Au final, Trump n’a même pas besoin de frapper : il suffit qu’il hurle pour que l’Europe se recroqueville comme une vieille prune. Vive la solidarité européenne ! Ou plutôt, vive le dos rond, c’est plus confortable pour ramper.

Sources : Le Monde, Le Figaro, Libération


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