
Reconnaissance a nos Poilus, sacrifiés dans la boue : du champ de blé au champ de bataille, tout ça pour ça ?
Publié le 11.11.2025 à 10h20 – Par Daniel Foster – Temps de lecture 5 mn
Voici un article d’hommage et de reconnaissance pour nos « poilus », en tenant compte de plusieurs axes : le sacrifice du monde rural français, le constat de l’absurdité des guerres du XXe siècle, et une touche de provocation sur les mythes géopolitiques et financiers qui les entouraient.

Le 11 novembre, chaque année, la France s’arrête. Minute de silence, fleur de bleuet, drapeau baissé : on commémore la fin du carnage 14-18, rêvant une dernière fois de la « der des ders ». Pourtant, reconnaissons-le vraiment : derrière chaque monument à la gloire du Soldat inconnu, il y avait un visage connu, celui du paysan arraché à sa terre, de l’homme du terroir transformé, du jour au lendemain, en chair à canon pour satisfaire la folie guerrière des États et de leurs financeurs.
Plus de 8 millions de Français furent mobilisés. Sur ces millions, 40% venaient des campagnes : imaginez la France du pain, du vin, du labeur, subitement privée de ses bras les plus vaillants. Près d’un sur deux des soldats tués était un homme de la terre. Les villages, littéralement vidés, y perdirent jusqu’à un cinquième de leur jeunesse masculine. Les femmes et les enfants, seuls, tiraient la charrue sur des champs recouverts de cratères et de barbelés. Les bêtes de somme, chevaux, chiens, pigeons, eux aussi sacrifiés par millions, n’ont jamais eu droit à la reconnaissance nationale.
Certes, les cérémonies glorifient la bravoure. Mais on oublie qu’en face, l’Allemand faisait de même. Quid des civils écrasés entre deux lignes ? Plus de 8 millions de civils périrent en Europe dans l’indifférence générale des commémorations officielles. Qu’y avaient-ils à gagner, sinon la certitude de voir leur existence fauchée pour des enjeux diplomatiques qui ne les concernaient pas ?
Deux hommes qui ne défendent pas les frontières rendent hommage à ceux qui, eux, les ont défendues.

Développé du X :
Ô Poilus, preux et vaillants gonfaloniers de la Grande Guerre, dont les cendres reposent sous les nécropoles où pleurent les ifs séculaires, prêtez l’oreille à ce thrène dolent qui s’élève des sillons rougis par votre sang généreux ! Vous, les un million et demi d’âmes intrépides, qui avez affronté la foudre des obus et les nuées asphyxiantes, troquant la faux rustique contre le fusil Lebel, la glèbe contre les boyaux fangeux, quel serrement d’âme vous étreindrait si, des limbes où vous gisez, vous contempliez la patrie rachetée au prix de votre vie ! Jadis, vous formiez phalanges indomptées, les brodequins crottés d’argile, le shako nimbé de gloire, sous l’étendard tricolore claquant comme oriflamme au vent de la Revanche. Vos cœurs palpitaient au son du clairon ; vos poitrines, hélas lacérées par la mitraille, psalmodiaient encore la Marseillaise dans l’agonie. Vous avez péri, ô héros oblitérés, dans les cagnas vermoulues, les cratères emplis d’eaux croupies où surnageaient les corps boursouflés, offrant votre jeunesse à la France des clochers gothiques et des vignes en espalier. Aujourd’hui, ô désastre ! Si vos mânes pouvaient s’arracher aux ténèbres, quel deuil les accablerait ! La France, jadis radieuse, ploie sous une invasion sournoise : minarets arrogants percent l’azur là où carillonnaient les cloches ; les rues, autrefois peuplées de bérets et de comptoirs enfumés, résonnent d’idiomes allogènes ; les marchés exhalent le cumin au lieu du pain bis. Les écoles, sanctuaires de la laïcité, cèdent aux accommodements ; les églises se vident ou se muent en mosquées, les croix arrachées, les vitraux brisés. Votre sacrifice fut-il vain ? Vous repoussâtes l’envahisseur teuton, et l’on tolère une conquête plus insidieuse. Les faubourgs laborieux deviennent enclaves où la loi républicaine s’évanouit. Pourtant, sous les coquelicots redevenus pâtures, votre sang murmure encore. Peut-être un sursaut ranimera-t-il la flamme. En attendant, ô mânes désolées, recevez cette déploration en langue surannée, encens mélancolique à votre mémoire. Dormez, soldats de l’An Deux, sous le suaire écarlate des champs. La France sommeille ; son cœur, votre cœur, bat sous les cendres.
L’histoire officielle se garde bien de rappeler que la Première Guerre mondiale n’est qu’un épisode d’une longue saga où, derrière chaque crise, on retrouve les mêmes intérêts grandes banques, vieilles dynasties financières, Rothschild ou autres, financières sur les deux tableaux, en silence, loin des tranchées. Le peuple trinque, les puissants encaissent. Bientôt 1940, puis d’autres conflits, d’autres paroles creuses, toujours la même mascarade géopolitique. Au bout du compte : Israël, l’URSS, et l’omniprésence de l’argent-roi dans toutes les institutions mondiales, bras armé du profit sur la vie humaine.
Alors oui, nos poilus sont à célébrer. Pas pour une guerre absurde menée au nom d’idées creuses, mais pour ce qu’ils étaient : la sève même de la nation, sacrifiée sans retour. Si aujourd’hui, leur fantôme revenait regarder l’état du pays, il n’est pas sûr qu’il reprendrait le fusil.
Le 11 novembre devrait aussi être celui des oubliés : femmes, enfants, civils, animaux et anonymes. Qu’ils sachent, tous, qu’on ne les oubliera jamais, surtout quand on ajoute tout ça… pour ça ?
Ce texte s'appuie sur des sources historiques vérifiées, met en avant le tribut du monde rural à la guerre, l’explosion du nombre de morts (hommes, civils, bêtes), et rappelle cette satire sur les motifs réels et la grande mascarade des conflits mondiaux.
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