
Les escrologues nationaux à l’œuvre : comment Hidalgo a fait mourir Paul Beuscher, temple parisien de la musique et ultime victime de sa guerre anti-voitures.
Publié le 8.11.2025 à 11h23 – Par Isabelle Moreau – Temps de lecture 3 mn
Le Paul Beuscher du boulevard Beaumarchais ferme définitivement ses portes aujourd’hui et c’est un pan monumental du Paris musical qui s’effondre et du Paris tout court.
Hommage à cette noble institution (175 ans !) qui a vu passer les petits et les grands talents. Quelle tristesse.
Très triste pour ce temple de la musique, mais il est désormais 100 fois + simple d’acheter en ligne, qui a le mental de se rendre à Bastille en voiture de nos jours.

PARIS SANS VOITURE
Cette boutique a vu passer 3 guerres dont 2 guerres mondiales, la crise de 1929, la plus grande crise économique de l’Histoire, toutes les évolutions techniques depuis 17 décennies, mais ils n’avaient pas prévu Anne Hidalgo. Là où elle passe, les monuments trépassent.
Sous Hidalgo, on a perdu Gibert Jeune, le Lido, le Bus palladium,… (La liste est trop longue).
Allez donc faire un tour rue d’Alésia pour comprendre… autrefois la rue la plus commerçante de Paris.

Aujourd’hui un désert avec plus de 30 boutiques fermées. Plus une place de stationnement pour des bobos qui vont déposer leurs mouflets à vélo cargo dans les écoles privées du 5ᵉ. Ils ont flingué cette artère et maintenant l’avenue du Général Leclerc. Exactement comme le boulevard Beaumarchais…
Hidalgo a coupé Paris en deux et ceux qui habitent à l’ouest ne vont plus à l’est, ce qui prive tous ces commerces d’une immense partie de leur clientèle…
Certes, l’internet et le commerce en ligne ont tout changé… C’est regrettable, mais bénéfique pour d’autres musiciens vivants dans des zones excentrées… ou en province… Mais de comprendre que le réglage, les réparations, etc. en pâtiront.
Certes, il restera Woodbrass, porte de Pantin, quelques boutiques à Pigalle, rue de Douai qui appartiennent aux mêmes propriétaires et Guitare village à Herblay… Mais il y a des questions à se poser :
Pourquoi Thomann (1954) et WoodBrass (1999) trouvent les financements pour devenir des mastodontes de vente en ligne d’instruments de musique, et pourquoi une institution comme P Beuscher (175 ans !) ne le peut pas ?
Woodbrass appartient à ALGAM, premier importateur et fournisseur en France.
Beuscher appartenait à la famille Lemoine, éditeurs, et permettait à ce même groupe d’équilibrer les budgets via l’intégration fiscale. Si on regarde les déficits depuis le rachat en 2006-2007… Il y a comme un truc qui cloche… Et oui, une boutique en ligne ce n’est pas un magasin. Il faut connaître le métier pour être rentable.
SOUVENIR
Avec ce bouclard illustre, c’est toute une époque et des souvenirs à la pelle qui disparaissent.
N’oublions pas la phrase de Francis Blanche
Si c’est Beuscher c’est bon marché
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