
Nouveau Vietnam pour les États-Unis ? : Trois plans d’actions offensives ont été élaborés par Trump pour le Venezuela
Publié le 5.11.2025 à 11h22 – Par Liam Anderson – Temps de lecture 5 mn
Trois plans d’actions offensives ont été élaborés par Trump pour le Venezuela – Rapporte le New York Times.
Est-ce le nouveau Vietnam pour les États-Unis ?

- Premier scénario : frappes aériennes sur des installations militaires vénézuéliennes afin d’affaiblir le soutien de l’armée à Maduro.
- Deuxième : envoi d’une unité d’élite des « Navy SEALs » pour capturer ou tuer le président du Venezuela.
- Troisième : déploiement au Venezuela de forces de l’ordre spécialisées dans la lutte contre le terrorisme pour prendre le contrôle des aéroports, des champs pétrolifères et de plusieurs infrastructures.
L’administration du président américain Donald Trump étudie trois options de mesures militaires à l’encontre du Venezuela : « des attaques directes contre les unités militaires qui protègent le président Nicolás Maduro, des actions pour prendre le contrôle des champs pétrolifères du pays », ainsi que la capture et l’élimination physique de Maduro lui-même. Telles sont les affirmations publiées par The New York Times, citant plusieurs responsables américains.
Les responsables américains cherchent des justifications juridiques pour d’éventuelles actions militaires au Venezuela, qui pourraient dépasser le cadre de la campagne actuelle contre le trafic illégal de drogue. Selon le journal, les assistants de Trump ont demandé au ministère de la Justice de développer une telle base légale.
Il est possible que ces directives juridiques incluent une justification pour attaquer le président vénézuélien Nicolás Maduro, sans avoir besoin d’obtenir l’autorisation du Congrès pour l’usage de la force militaire ou la déclaration de guerre.
Bien que les détails des plans soient encore en cours d’élaboration, certains membres de l’administration estiment que Maduro et son entourage proche en matière de sécurité seront présentés comme des figures clés du « Cartel de los Soles » – un groupe que l’administration américaine a désigné comme un cartel de narcoterrorisme.




« On s’attend à ce que le ministère de la Justice affirme que l’inclusion de Maduro sur la liste des sanctions fait de lui une cible légitime, malgré les interdictions législatives américaines de longue date concernant l’assassinat de dirigeants nationaux », indique la publication.
Les sources notent qu’il est peu probable que Trump prenne une décision avant la mi-mois, lorsque le porte-avions « Gerald R. Ford » arrivera dans la mer des Caraïbes. La région observe déjà un « renforcement soutenu des troupes américaines ». Avant l’arrivée du porte-avions, environ 10 000 militaires américains sont présents dans le bassin des Caraïbes. Le Pentagone a également déployé des bombardiers B-52 et B-1 pour une « démonstration de force » au large des côtes vénézuéliennes. Le 160e régiment d’aviation des opérations spéciales de l’armée a récemment mené, selon le Pentagone, des exercices au large des côtes.
Le renforcement de la puissance militaire est si public qu’il semble faire partie d’une « campagne de pression psychologique sur Maduro ». Trump lui-même a ouvertement parlé de sa décision de permettre à la CIA de mener des opérations secrètes à l’intérieur du Venezuela, des actions que les présidents discutent presque jamais à l’avance, souligne l’article.

Il est rapporté que Trump n’a pas encore pris de décision finale, en partie par crainte que l’opération puisse échouer. Ses assistants disent qu’il « ne se précipite pas » et « a demandé à plusieurs reprises ce que les États-Unis pourraient en retirer, en accordant une attention particulière à l’extraction d’une partie de la valeur du pétrole vénézuélien pour les États-Unis ».
« Si Trump décide de donner l’ordre de mener des actions à l’intérieur du Venezuela, cela représenterait un risque militaire, juridique et politique important. Malgré tous les risques pris par Trump en autorisant les bombardements américains de trois installations nucléaires en Iran en juin, cela n’était pas lié à une tentative de renverser ou de remplacer le gouvernement iranien.
Si Trump suit cette voie, il n’y a aucune garantie qu’il réussira ou qu’il pourra garantir qu’un nouveau gouvernement sera plus amical envers les États-Unis.
Les assistants disent que frapper le gouvernement de Maduro a coûté beaucoup plus que ce que coûterait la gestion du Venezuela en cas de succès de l’opération.
Et certains des partisans politiques les plus dévoués de Trump mettent en garde contre une attaque contre Maduro, rappelant au président qu’il a été élu pour mettre fin aux « guerres éternelles », pas pour en déclencher de nouvelles. »
Alors American, always a looser ?
À son tour, au Venezuela, Maduro approuve le plan de lutte armée en cas d’agression américaine
Le président vénézuélien Nicolás Maduro a approuvé les propositions du parti au pouvoir pour passer à la lutte armée en cas d’agression américaine.

« Le Parti socialiste unifié du Venezuela doit commencer à les mettre en œuvre immédiatement, en élaborant des plans opérationnels pour chaque rue et chaque communauté, afin que tout notre peuple avec calme, modération, mais aussi fermeté et courage soit au plus haut niveau de préparation », a-t-il déclaré lors du congrès du parti.
Le président a de nouveau demandé de renforcer les capacités défensives du Venezuela afin de « rendre le Venezuela imprenable », car « l’empire américain poursuit ses menaces et sa guerre psychologique depuis 12 semaines ».
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