Israël : Gaza : Le blackout médiatique, un collaborateur de Daesh et l’empathie inversée pour Tsahal


Gaza : Le blackout médiatique, un collaborateur de Daesh et l’empathie inversée pour Tsahal

Publié le 27.10.2025 à 08h49 – Par Dmitri Novikov – Temps de lecture 4 mn

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Gaza sous triple verrou : Blackout médiatique, collaborateurs évacués et empathie orientée

Selon plusieurs sources, Israël a évacué dans les zones sous son contrôle dans la bande de Gaza, 4 collaborateurs palestiniens, dont Abu Shabab, un ancien membre de Daesh financé par Israël contre le Hamas.

Des responsables américains qui se succèdent en Israël pour surveiller ses agissements. Un centre de contrôle militaro-civil pour surveiller la situation à Gaza. Benyamin Netanyahu réagit et affirme qu’Israël est un État indépendant et n’a besoin d’aucun accord pour frapper ses ennemis. Le Premier ministre parle de partenariat avec les États-Unis et tente de poser les limites de toute intervention future.

GAZA – Rapports : Israël empêche les journalistes et les enquêteurs d’entrer à Gaza

Selon l’Observatoire euro-méditerranéen des droits de l’homme, la politique d’Israël consiste notamment à interdire l’entrée à Gaza aux journalistes internationaux et aux commissions d’enquête indépendantes afin d’entraver toute enquête criminelle ou toute documentation sur le terrain susceptible d’établir la vérité et de confirmer sa responsabilité juridique.

L’organisation a ajouté que la décision de la Cour suprême israélienne d’accorder au gouvernement un délai supplémentaire avant d’autoriser les journalistes à entrer à Gaza reflète une volonté institutionnelle de dissimuler les violations et de protéger les responsables.

Ces derniers jours, deux récits se répondent.

D’un côté, on dit qu’Israël est en « état de stress chronique » après le cessez-le-feu du 10 octobre : on parle de dépressions, de réservistes fragilisés, d’un pays traumatisé.

Aucune symétrie : la souffrance palestinienne reste invisible. On humanise le soldat israélien, on réduit les civils de Gaza à des chiffres.

De l’autre, voilà qu’en France, cette empathie fabriquée prend corps : l’association Beit Halochem organise deux soirées de soutien aux vétérans de Tsahal, le 28 octobre à Marseille et le 29 à Neuilly, pour financer leurs thérapies.

Le député LFI @Portes_Thomas en demande l’interdiction : car comment glorifier ceux qui ont participé au massacre de milliers de civils ?

Derrière le mot « réhabilitation », on blanchit une armée.

Ce n’est plus du désordre, mais une inversion morale : la compassion passe du côté du bourreau.

On pleure ses cauchemars, on tait ses crimes.

Ce fil entre récit médiatique et gala caritatif dessine une même logique : orienter l’empathie, transformer la souffrance du fort en drame universel, et celle du faible en silence.

Traduction du X :
Le journaliste britannique Sami Hamdi arrêté par les services d'immigration américains après avoir critiqué Israël

Le journaliste et commentateur politique britannique Sami Hamdi a été arrêté par des agents de l'immigration américains à l'aéroport international de San Francisco alors qu'il effectuait une tournée de conférences, apparemment en raison de ses critiques du génocide israélien à Gaza.

Le Conseil des relations américano-islamiques (CAIR) a indiqué que Hamdi semblait avoir été placé en détention à la demande de la militante d'extrême droite Laura Loomer, qui a publiquement revendiqué sa détention. Hamdi venait de prendre la parole au gala du CAIR à Sacramento vendredi et devait participer à l'événement organisé par le groupe en Floride ce soir.

« Nous pouvons confirmer que M. Hamdi n’a pas été expulsé et qu’il est toujours en détention », a ajouté le CAIR, précisant que ses avocats et partenaires « s’efforçaient de remédier à cette injustice ».

Ils ont qualifié cette détention d’« atteinte flagrante à la liberté d’expression » et de preuve d’une « politique d’Israël d’abord, et non d’une politique de l’Amérique d’abord ».

La seule chose nécessaire pour que les gens haïssent Israël est de laisser son peuple parler librement.

Traduction du X :
Un Israélien dit que c'est « drôle de tuer des bébés à Gaza ». Israël a banalisé le génocide au point que la mort d'enfants est devenue une source d'amusement. Israël ne se contente pas de commettre un génocide : il élève une génération qui le célèbre.
Traduction du X :
L'armée israélienne utilise Gaza comme un dépotoir illégal sans égard pour la nature, l'environnement ou les personnes qui y vivent.
Traduction du X :
L'Égypte et la Croix-Rouge participent aux recherches pour retrouver les corps des otages à Gaza dans le cadre du nouvel accord de cessez-le-feu. Des équipes égyptiennes et du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ont commencé à rechercher les corps des otages décédés à Gaza, après avoir obtenu l'autorisation des autorités israéliennes. C'est la première fois que des équipes non israéliennes sont autorisées à opérer au-delà de la « ligne jaune », la frontière délimitant les zones contrôlées par les Forces de défense israéliennes

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