Israël :  BUG inévitable : D. Trump gracie, « Netanyahu blanchit », la Knesset s’indigne, son discours interrompu par des cris, quand l’indécence devient politique d’État


BUG inévitable : D. Trump gracie, « Netanyahu blanchit », la Knesset s’indigne, son discours interrompu par des cris, quand l’indécence devient politique d’État

Publié le 13.10.2025 à 17h45 – Par Ryan Clarke – Temps de lecture 3 mn

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Il fallait le voir pour le croire : Donald Trump, l’homme qui transforme tout en spectacle, a demandé devant le Parlement israélien la grâce de celui que beaucoup considèrent désormais comme un criminel de guerre, Benyamin Nétanyahu. Scène surréaliste : un président américain venu offrir un passeport moral à un Premier ministre israélien couvert de sang, sous les applaudissements gênés d’une partie de la Knesset.

Trump a reçu la plus longue ovation debout jamais vue au Parlement israélien.

Et puis il y a eu ce moment rare, impromptu, brutalement humain : deux députés de l’extrême gauche israélienne se lèvent et brandissent des pancartes « Génocide ». Silence, puis panique. En quelques secondes, ils sont saisis par les agents de sécurité, expulsés sans ménagement. Trump, fidèle à lui-même, improvise une pirouette : « C’était très efficace », lâche-t-il avec ce ton goguenard qui sied si bien à l’arrogance des puissants.

Trump demande au président de la Knesset ainsi qu’au président de l’État d’Israël de gracier le criminel génocidaire Netanyahu.

L’ironie ? Ces deux députés, souvent caricaturés, insultés, marginalisés, étaient les seuls à dire tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas : qu’un dirigeant ayant orchestré la destruction méthodique de Gaza au nom de la “sécurité” devait être jugé, pas absous.

Mais la justice, dans ce théâtre grotesque, a depuis longtemps quitté la scène. Netanyahu négocie sa sortie comme un PDG en fin de règne : un “accord de paix” de dernière minute, un discours d’allégeance aux États-Unis, et l’assurance qu’aucune cellule ni tribunal international ne viendra troubler sa retraite.

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Les deux parlementaires, Ayman Udah, un Arabe israélien du parti Hadash, et Ofer Kassif, un Juif israélien, ont interrompu l’allocution et ont été expulsés du Parlement. Ils ont exhibé deux pancartes, dont l’une portait le mot « génocide » et au moins l’une semblait également comporter l’inscription « Reconnaître la Palestine ».

Trump, lui, jubile. Il joue les sauveurs, les rois sans couronne, l’homme providentiel qui tire les ficelles du Moyen-Orient comme d’un plateau de télé-réalité. L’un gracie l’autre, l’autre bénit le premier et pendant ce temps, en coulisses, la poussière des ruines de Gaza continue de retomber sur des familles sans voix.

Alors oui, on peut railler l’extrême gauche, critiquer sa naïveté ou ses méthodes. Mais dans cette histoire, ils furent les seuls à avoir un sursaut d’humanité dans une salle transformée en tribunal de l’indécence. Deux voix solitaires, étouffées par l’appareil d’un État qui ne supporte plus la moindre remise en question.

La “paix” signée ce jour-là ? Une parenthèse cosmétique. Elle ne protège pas l’avenir, elle blanchit le passé. Et Netanyahu, lavé par Trump, peut désormais sourire à l’histoire du moins jusqu’à ce que celle-ci, impitoyable, le rattrape.

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