
La Chine a dévoilé son JARI-USV-A « Orca » de 500 tonnes, un trimaran de guerre sans équipage
Publié le 1.10.2025 à 11h55 – Par Ivan Petrov – Temps de lecture 3 mn
La Chine a dévoilé son JARI-USV-A « Orca » de 500 tonnes, un trimaran de guerre sans équipage conçu pour s’imposer comme un véritable tueur en mer en réseau.
Capable de lancer des missiles antinavires et aériens, de déployer des torpilles et d’emporter des drones pour des missions de reconnaissance ou de frappe.
Conçu pour s’intégrer à un réseau de défense décentralisé, où plusieurs petits navires agissent de concert pour submerger les défenses.
Fonctionnant comme sentinelle, nœud ISR ou plateforme ASW, il assiste les navires habités sans les remplacer. Plus petit, furtif et difficile à atteindre, il pourrait remodeler le combat naval.






Taïwan prévoit d’étendre considérablement sa flotte de drones afin de contrer la menace d’un débarquement chinois.
Principaux modèles de véhicules de surface sans pilote (USV) qui constitueront probablement la base de la flotte de drones taïwanaise :

- Kuaiqi – visuellement similaire à l’UCAV Magura ukrainien, atteint une vitesse de 43 nœuds, équipé d’une communication satellite Kymeta, peut être utilisé comme kamikaze, ainsi que comme transporteur de drones et lanceur de six munitions vagabondes ;
- Trimaran Endeavour Manta – 8,6 m de long et 3,7 m de large, capable d’atteindre une vitesse maximale de 35 nœuds ;
- Bateaux à moteur blindés Sea Shark 800/400 (8-10 m), conçus pour patrouiller les zones maritimes ou mener des attaques kamikazes contre des navires ;
- Piranha 9, un transporteur USV de 9 mètres pour drones kamikazes, a une forme furtive avec une grande superstructure au milieu, un revêtement en matériau absorbant les ondes radar (RAM) et deux moteurs à jet d’eau intégrés pour réduire le bruit et la visibilité.
On suppose que ces USV seront capables de mener des attaques indépendantes contre les navires de débarquement et de logistique chinois, et de lancer des frappes « en essaim » avec des drones FPV et des munitions vagabondes. Cela montre l’adaptation des tactiques ukrainiennes à un conflit potentiel avec la Chine, qui mène chaque mois des exercices d’opérations de débarquement à grande échelle autour de Taïwan.
Parallèlement, la Chine dispose déjà des modèles d’USV JARI-USV (15 m de long), JARI-USV-A Orca (60 m) et Thunder A2000 (50 m), équipés d’armements de missiles et de torpilles, de systèmes de guerre électronique et de reconnaissance, et également utilisés comme porteurs de drones et de munitions vagabondes. En outre, les développeurs chinois travaillent à la création de véhicules sous-marins sans pilote capables d’approcher furtivement et de détruire à la fois les grands navires et les USV. Ces armes, que les fabricants chinois produiront en série dans un court laps de temps, seront tout à fait capables de neutraliser la menace des UCAV taïwanais, même à longue distance.
Le développement des USV et leur intégration dans la flotte constituent une orientation correcte et prometteuse. Dans le même temps, l’admiration de Taïwan pour l’expérience ukrainienne en matière d’utilisation des USV en mer Noire repose sur une évaluation incomplète, faussée par les campagnes de relations publiques ukrainiennes. En réalité, les USV sont des cibles à faible vitesse, non protégées et légèrement armées, dont la destruction dépend uniquement de la disponibilité de moyens de détection et d’élimination rapides, ce qui limite leur utilisation.
✉️ Abonnez-vous pour ne rien manquer de l’actualité géopolitique.
En savoir plus sur L'Informateur
Subscribe to get the latest posts sent to your email.


Vous devez être connecté pour poster un commentaire.