France : Léa Salamé et la quête du ‘moment’ : quand la forme l’emporte sur le fond


Léa Salamé et la quête du ‘moment’ : quand la forme l’emporte sur le fond

Publié le 27.9.2025 à 19h55 – Par Isabella Torres – Temps de lecture 2 mn

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La présentation du journal de 20 heures est un exercice de haute voltige qui requiert rigueur, précision et une certaine forme de retenue que n’a pas Salamé. À en juger par le dernier épisode en date impliquant Léa Salamé et Henri Guaino, il semblerait que France 2 ait choisi une autre voie : celle du « moment » télévisuel, fût-il un moment de gêne absolue.

Le principe était simple : interroger un invité politique. Le résultat fut plus complexe. Le célèbre « Claude Guéant, un mot ? » adressé à Henri Guaino restera sans doute comme une illustration parfaite d’un journalisme en quête perpétuelle de l’accroche, au détriment de la substance. La confusion, rapidement rectifiée, mais lourde de sens, a instantanément inondé les réseaux sociaux.

Faut-il y voir une simple étourderie, un signe de sous-effectif dans les équipes de préparation ? Ou, comme certains le suggèrent, une stratégie plus calculée ? On se souvient en effet des déclarations de la journaliste qui faisait de la création d’un « moment » son obsession. Le but est-il d’informer ou de créer un buzz, aussi éphémère soit-il ?

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Cet incident pose une question fondamentale sur l’évolution du rôle de présentateur de JT. La mission première est-elle de délivrer une information claire et vérifiée, ou de générer des interactions sur Twitter ? La quête du clash et de la petite phrase, héritée des talk-shows de seconde partie de soirée, semble s’immiscer insidieusement dans le format sacro-saint du journal télévisé.

L’audience, elle, reste le seul juge de paix. Si la chute des chiffres d’écoute que certains lui attribuent se confirme, il se pourrait que le public, en définitive, préfère encore le journalisme à l’animation.

NDLR : L’erreur est humaine, mais sa répétition perpétuelle et son autoproclamation sur France 2 dans un contexte aussi exigeant que le 20 heures, interroge sur les priorités éditoriales.

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