
À l’ONU, l’Émir du Qatar dénonce la stratégie israélienne de « morcellement » de la Syrie
Publié le 24.9.2025 à 18h09 – Par Isabella Torres – Temps de lecture 2 mn
Devant l’Assemblée générale des Nations Unies, l’Émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, a lancé un réquisitoire sévère contre la politique régionale d’Israël, l’accusant notamment de chercher à imposer un redécoupage de la carte syrienne. Le souverain a exhorté la communauté internationale à défendre l’intégrité territoriale et la souveraineté de la Syrie, rejetant toute ingérence extérieure.

Le dirigeant qatari a fustigé ce qu’il perçoit comme une tendance dangereuse au « droit du plus fort » dans les affaires mondiales, une dynamique qui, selon lui, remplace le droit international par « la loi de la jungle ». Il a estimé que l’absence de réponses fermes face aux violations répétées était interprétée comme un signe de faiblesse.
Un autre point crucial de son discours a concerné la frappe aérienne israélienne qui a ciblé une réunion de médiation au Qatar, causant la mort de six personnes, dont un citoyen qatari. Cheikh Tamim a qualifié cet acte de « perfide » et de « violation flagrante des normes internationales », allant jusqu’à le cataloguer comme du « terrorisme d’État ». Il a vu dans cette attaque une volonté délibérée de saboter le processus de paix, soulignant l’incohérence d’une partie qui « assassine la délégation avec laquelle elle est censée négocier ».
Il a profité de cette tribune pour rappeler le rôle de médiateur de long terme joué par Doha, aux côtés de l’Égypte et des États-Unis, qui a notamment permis la libération de 148 otages dans la bande de Gaza.
Sur le dossier palestinien, l’Émir a directement visé le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, l’accusant d’utiliser la guerre comme « une opportunité pour étendre les colonies et modifier le statu quo à Jérusalem ». Il a affirmé que le leader israélien se vantait d’avoir « empêché toute perspective de paix » et cherchait à imposer sa volonté à son voisinage arabe en diabolisant toute opposition.
En conclusion, Cheikh Tamim a salué les récentes reconnaissances de l’État de Palestine par plusieurs pays, y voyant un signal fort que « la violence ne parviendra pas à effacer une cause aussi légitime et profondément enracinée que celle du peuple palestinien ».
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