Allemagne : Harald Kujat : l’ex-chef de l’armée allemande dévoile les mensonges sur la guerre en Ukraine


Harald Kujat : l’ex-chef de l’armée allemande dévoile les mensonges sur la guerre en Ukraine

Publié le 23.9.2025 à 16h22 – Par Dmitri Novikov – Temps de lecture 6 mn

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Rappel la Russie voulait même faire partie de l’Europe….. mais Merkel a refusé ? Pourquoi, Merckel et Hollande ont menti avec l’Ukraine rappel « c’était pour gagner du temps pour que le pays puisse se réarmer ».

Quand vous allez dans un restaurant chic à Berlin et qu’il grouille de sécurité. Ensuite, vous réalisez pourquoi. Mutti Angela Merkel sort des toilettes avec une expression qui dit : « Je le laisserai quelques minutes, si j’étais toi »

L’ex-chef des armées allemandes révèle le sabotage des accords de paix et les mensonges sur l’Ukraine. L’Europe joue avec le feu, mais on continue à te vendre l’illusion d’une victoire…

Le général Harald Kujat est un ancien chef des forces armées allemandes (Bundeswehr) et ancien président du Comité militaire de l’OTAN. Ayant occupé le plus haut poste militaire en Allemagne et à l’OTAN, le général Kujat partage son expertise sur la manière dont l’Occident et la Russie en sont venus à mener une guerre par procuration en Ukraine.

Le général Kujat aborde l’échec à parvenir à une compréhension commune après la guerre froide, la destitution du président Ianoukovitch en Ukraine, le sabotage des accords de Minsk et des négociations de paix d’Istanbul, ainsi que les mensonges de l’Occident concernant une « invasion non provoquée » et « à grande échelle » de l’Ukraine.

Lorsque Boris Johnson s’est rendu en Ukraine pour saboter les négociations de paix en 2022, l’un des proches collaborateurs de Zelensky a résumé l’essence de la visite de Johnson : « Johnson a apporté deux messages simples à Kiev. Le premier est que Poutine est un criminel de guerre ; il faut lui mettre la pression, pas négocier avec lui.

Et le second est que même si l’Ukraine est prête à signer certains accords de garanties avec Poutine, eux ne le sont pas. Nous pouvons signer [un accord] avec vous [l’Ukraine], mais pas avec lui. De toute façon, il finira par trahir tout le monde. »

L’essence de la position du général Kujat est que la guerre aurait pu être évitée et aurait pu se terminer peu après son déclenchement ou au cours de son évolution. Il est indéniable et incontestable que la Russie a finis par déclencher une guerre avec l’Ukraine (l’OTAN).


Analyse complète de la vidéo, voici qui a commencé la guerre, par qui et comment, selon l’intervenant, le Général Harald Kujat :

Qui a commencé la guerre ?

Selon l’analyse présentée, la Russie a commencé la guerre en envahissant l’Ukraine en février 2022.

Comment la guerre a-t-elle commencé ? (La séquence des événements clés)

L’intervenant argue que l’invasion russe de 2022 n’était pas « non provoquée » et qu’elle est le résultat d’une longue escalade. Voici la chronologie des événements clés qu’il présente pour expliquer le contexte ayant mené à la guerre :

  1. 2014 : Le « coup d’État » et la guerre du Donbass
    • L’élément déclencheur majeur est présenté comme étant le renversement du président ukrainien Viktor Ianoukovitch en 2014, qualifié de « coup d’État ».
    • Cet événement est suivi d’une guerre civile dans l’est de l’Ukraine (Donbass) entre l’armée ukrainienne et la population russophone.
    • L’intervenant affirme que les droits de la population russophone ont été « fortement restreints ».
  2. 2015 : L’échec des Accords de Minsk
    • Les Accords de Minsk II de 2015 devaient apporter une solution politique en accordant un statut spécial aux régions du Donbass au sein de l’Ukraine.
    • Selon l’intervenant, le gouvernement ukrainien, avec le soutien de l’Allemagne (Merkel) et de la France (Hollande), n’a jamais eu l’intention de les appliquer et a utilisé ce délai pour « réarmer » et « moderniser » son armée avec l’aide occidentale. Cette manœuvre est qualifiée de « tromperie ».
  3. Fin 2021 : L’échec de la diplomatie pré-invasion
    • En décembre 2021, la Russie tente de négocier des « garanties de sécurité » avec les États-Unis et l’OTAN, exigeant notamment que l’Ukraine ne rejoigne jamais l’Alliance.
    • Ces demandes sont rejetées. La Russie concentre alors des troupes à la frontière ukrainienne pour « créer une pression pour négocier », sans succès.
  4. Février 2022 : L’invasion russe
    • Face à l’aggravation de la situation en janvier-février 2022, la Russie envahit l’Ukraine.
    • L’objectif initial de la Russie, selon l’intervenant, n’était pas de conquérir toute l’Ukraine, mais de provoquer un changement de régime à Kiev pour installer un gouvernement pro-russe. Il justifie cette thèse par le faible nombre de soldats russes engagés initialement (environ 1700), insuffisant pour occuper tout le pays.

Le rôle des autres parties

L’analyse accuse également l’Occident (États-Unis, Royaume-Uni) et dans une moindre mesure les Européens d’avoir contribué à prolonger la guerre en :

  • Sabotant les négociations de paix : L’intervenant affirme qu’un accord était presque conclu à Istanbul en avril 2022 (sur la neutralité de l’Ukraine), mais qu’il a été « torpillé » par l’Occident, citant une visite de l’ancien Premier ministre britannique Boris Johnson à Kiev qui aurait exhorté l’Ukraine à ne pas négocier.
  • Entretenant l’illusion d’une victoire militaire ukrainienne : En fournissant toujours plus d’armes tout en sachant que l’objectif de reconquête totale des territoires était une « illusion », l’Occident aurait empêché une solution diplomatique et prolongé inutilement le conflit.

Conclusion de l’analyse

En résumé, selon la thèse défendue dans cette vidéo :

  • Qui a commencé ? La Russie, par une invasion militaire en février 2022.
  • Pourquoi ? L’invasion est présentée comme une réponse à une série de « provocations » : le changement de régime de 2014, la situation des russophones dans le Donbass, l’échec des Accords de Minsk, le réarmement de l’Ukraine et le refus de l’OTAN de prendre en compte les demandes de sécurité russes.
  • Comment ? L’objectif initial était un changement de régime rapide à Kiev, qui a échoué, transformant l’opération en une guerre conventionnelle.

Important : Cette analyse reflète le point de vue exprimé dans la vidéo. Il s’agit d’une perspective qui est souvent associée à une lecture « réaliste » ou critique de la politique occidentale. Cette version des événements est contestée par les gouvernements ukrainiens et occidentaux, qui considèrent l’invasion russe comme une agression non provoquée violant le droit international, motivée par les ambitions impérialistes de Vladimir Poutine et non par des préoccupations de sécurité légitimes.

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