
Justice Express : Quand un magistrat éternue, les squatteurs prennent 6 mois (avec sursis, c’est déjà cadeau)
Publié le 15.8.2025 à 18h09 – Par Alexandre Rousseau – Temps de lecture 3 mn
Immobilier Figaro nous rapporte : SQUAT : VIRÉE ET JUGÉE EN 10 JOURS À NÎMES – La justice, cette machine à café qui ne fonctionne que pour les initiés

L’histoire qui fait tousser
Une squatteuse a commis l’irréparable : occuper la résidence secondaire d’un magistrat. Résultat ? Expulsion en 48 heures, condamnation en 10 jours, et 6 mois avec sursis. Une performance olympique pour une administration habituellement engluée dans des procédures de 2 à 3 ans quand Jean-Michel Lambda se fait piquer son studio.
Leçon n°1 :
En France, il existe deux vitesses de justice :
- Vitesse TGV : Pour les magistrats, ministres, et autres privilégiés dont le carnet d’adresses contient le numéro direct du préfet.
- Vitesse escargot : Pour le reste de la population, condamné à subir des années de procédures, des logements saccagés, et des squatteurs mieux protégés que les propriétaires.
Le double standard, version « égalité républicaine »
- Pour le magistrat :
- Plainte déposée le 3 août, évacuation le 5, jugement le 12.
- Motif officiel : « Occupation illicite avec volet forcé » (traduction : « On ne rigole pas avec la villa de week-end de Maître Untel »).
- Pour Madame Michu :
- Dépôt de plainte : classée sans suite ou noyée dans les délais.
- Préfet : « Avez-vous pensé à la médiation ? Et à la situation familiale du squatteur ? »
- Trêve hivernale (inexistante pour les squats, mais chut…) invoquée par erreur.
Leçon n°2 :
La loi ASAP de 2020 (procédure accélérée) existe pour tous… en théorie. En pratique, seuls ceux qui savent exactement comment l’utiliser, hasard, souvent des juristes en bénéficient. Les autres ? Bon courage avec le juge des contentieux, les délais de signification, et les recours des squatteurs.
La morale de l’histoire
- Choisissez bien votre cible :
- Squatter un HLM ? Aucun risque.
- Squatter un juge ? « Vous avez gagné un séjour en prison ! ».
- La justice est une loterie :
- Si vous êtes « dans la pyramide », la loi est appliquée avec zèle.
- Si vous êtes « en bas », on vous parle de « complexité des situations » et de « respect des droits des occupants ».
Conclusion cynique
« Selon que vous serez puissant ou misérable… » La Fontaine avait tout compris. En 2025, la justice française officialise ce que Coluche résumait ainsi : « Il y a ceux qui connaissent la loi, et ceux qui connaissent le juge. »
Solution ironique :
- Pour les gueux :
- Lisez la loi ASAP (article 38).
- Jouez au loto pour tomber sur un préfet zélé.
- Pour les magistrats :
- Continuez à dormir sur vos deux oreilles… votre résidence secondaire est safe.
Épilogue : « La prochaine fois, squattez l’Élysée. Au moins, ça fera jurisprudence. »
Sources utilisées pour l’ironie :
- : Statistiques sur les squats (45% impliquent des familles, mais 93% des expulsions sont ordonnées… sauf pour les particuliers lambda).
- : Procédures officielles (théoriquement accessibles à tous, mais en pratique kafkaïenne).
- : Exemples de rapidité administrative… quand ça concerne un juge.
- : Loi anti-squat 2023 (élargie aux locaux professionnels, mais toujours inapplicable sans réseau).
À reposter sans modération : Parce que les médias mainstream préfèrent parler de la météo « caniculesque avec ce réchauffement climatique ma pov dame… « que de cette « égalité devant la loi » qui fait rire jaune.
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