
La Belgique à découper ? Les délires annexionnistes de l’extrême droite néerlandaise
Publié le 24.4.2025 à 08h10 – Par Liam Anderson – Temps de lecture 3 mn
C’est une proposition qui aurait pu faire sourire si elle n’émanait pas d’un haut responsable politique : Martin Bosma, président d’extrême droite de la Chambre des représentants néerlandaise, aurait sérieusement suggéré à l’ambassadeur de France de « partager » la Belgique. Selon le journal NRC et le Parisien, repris par Het Laatste Nieuws, Bosma aurait déclaré lors d’un dîner : « Les Pays-Bas veulent que la Flandre nous rejoigne. La Wallonie pourra alors aller en France. »

Une idée qui tombe à plat
Visiblement, le fantasme d’une Belgique dépecée entre ses deux voisins trotte dans la tête de certains nationalistes néerlandais. Mais la réaction de l’ambassadeur français, François Alabrune, et des autres convives aurait été plus proche de la stupéfaction polie que de l’enthousiasme. Car, soyons sérieux : les Flamands, souvent critiques envers la Belgique, sont-ils prêts à troquer Bruxelles contre Amsterdam comme capitale ? Rien n’est moins sûr. Quant aux Wallons, l’idée de devenir « Français par défaut » ne semble pas les faire vibrer non plus.
Un vieux rêve de l’extrême droite flamande… et néerlandaise
L’idée d’un rattachement de la Flandre aux Pays-Bas n’est pas nouvelle : certains indépendantistes flamands l’évoquent parfois, tout comme une frange de l’extrême droite néerlandaise, nostalgique d’un « Grands Pays-Bas ». Mais la réalité est bien plus complexe. La Flandre, économiquement puissante, n’a pas forcément envie de se fondre dans un État où elle deviendrait une simple région, soumise aux décisions de La Haye. Et du côté wallon, malgré les liens culturels avec la France, le sentiment d’appartenance à la Belgique reste fort.
La Belgique, un pays plus résistant qu’il n’y paraît
Malgré ses divisions linguistiques et politiques, la Belgique a survécu à bien des crises. Et si les querelles communautaires fatiguent parfois ses habitants, peu semblent prêts à accepter un démembrement sur une simple suggestion néerlandaise. D’autant que Bruxelles, ville majoritairement francophone, mais en territoire flamand, deviendrait instantanément un casse-tête géopolitique.
Conclusion :
Martin Bosma peut donc garder ses plans de redécoupage pour lui. Car entre une Flandre qui n’a pas demandé à être « libérée » et une Wallonie qui ne rêve pas de rejoindre l’Hexagone, son scénario ressemble surtout à un vieux fantasme nationaliste… bien loin de la réalité.
NDLR : À ce compte-là, pourquoi ne pas proposer aux Néerlandais de rejoindre la Belgique ? Après tout, Bruxelles est déjà la capitale de l’UE…
Source : La Libre
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