
Grogne dans l’armée ! : Plus de 1 500 soldats du Corps des blindés appellent à l’arrêt des combats à Gaza
Publié le 15.4.2025 à 15h13 – Par Ryan Clarke – Temps de lecture 4 mn
Le mouvement de contestation, initié par des pilotes de l’armée de l’air, s’étend avec le soutien d’anciens hauts gradés et d’Ehud Barak
Le mouvement de contestation amorcé par les pilotes de l’armée de l’air israélienne prend de l’ampleur. Ce lundi, 1 525 militaires du Corps blindé, allant des simples soldats aux généraux, ont signé une pétition exhortant le gouvernement à privilégier la libération des otages, quitte à suspendre les opérations militaires. Parmi les signataires figurent l’ancien Premier ministre et ex-chef d’état-major Ehud Barak, ainsi que plusieurs hauts gradés.

« Ramener nos jeunes » : l’appel des soldats expérimentés
« Nous sommes des soldats qui avons servi notre pays toute notre vie. Nous avons conduit des chars, commandé des troupes et payé un lourd tribut », déclare le colonel de réserve Rami Matan, coordinateur de cette initiative et ancien commandant adjoint de la brigade Yiftach. « C’est précisément cette expérience qui nous pousse aujourd’hui à demander un cessez-le-feu. L’État d’Israël doit ramener nos jeunes. Chaque jour qui passe ajoute à la souffrance des familles et représente une perte morale pour nous tous. »
L’officier ajoute : « Le chef d’état-major lui-même a reconnu publiquement que ‘toutes les aspirations dans la bande de Gaza ne peuvent être réalisées’. Pourquoi continuons-nous donc à sacrifier des vies humaines pour des objectifs inatteignables ? Le moment est venu de dire la vérité : prolonger les combats ne nous rapproche pas de la victoire, mais retarde le retour des otages. »

Un mouvement qui s’étend malgré les sanctions
Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte de tension croissante. La décision du chef d’état-major Eyal Zamir et du commandant de l’armée de l’air Tomer Bar de renvoyer des dizaines de pilotes ayant exprimé leur opposition à la poursuite du conflit semble avoir produit l’effet inverse de celui escompté. Ce matin, 1 500 parachutistes de réserve ont également rejoint le mouvement.
1525 militaires du Corps blindé, y compris des généraux, ont signé une pétition demandant la même chose au gouvernement. Parmi les signataires figure l'ancien Premier ministre et ex-chef d'état-major #Ehud_Barak.
— Sissoko Sora Demba (@DelphineSankara) April 15, 2025
"Nous sommes des soldats qui avons servi notre pays toute
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notre vie. Nous avons conduit des chars, commandé des troupes et payé un lourd tribut," déclare le colonel de réserve Rami Matan, coordinateur de cette initiative. "C'est cette expérience qui nous pousse à demander un cessez-le-feu. L'État d'Israël🇮🇱 doit ramener nos jeunes.
— Sissoko Sora Demba (@DelphineSankara) April 15, 2025
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La semaine dernière, plus de 1 500 membres de l’armée de l’air avaient signé une lettre appelant au retour des otages, même au prix d’un arrêt des hostilités. Cette initiative avait déclenché de vives réactions dans l’opinion publique et parmi les décideurs. En réponse, le commandant Tomer Bar avait annoncé que les signataires ne pourraient plus servir dans l’armée israélienne, arguant qu’ils ne pouvaient pas appeler à mettre fin à un conflit auquel ils participent.
Depuis, le mouvement s’est considérablement élargi, avec des soutiens émanant de diverses unités militaires, notamment l’unité 8200 (renseignement) ainsi que la Marine. D’anciens chefs du Shin Bet (services de sécurité intérieure) ont également joint leurs voix à ces appels.
Une pression croissante sur le gouvernement
Alors que les négociations pour un échange de prisonniers et une trêve restent dans l’impasse, cette fronde militaire accroît la pression sur le gouvernement israélien. Les familles des otages, de plus en plus mobilisées, réclament une issue rapide et négociée, tandis qu’une partie de l’armée remet en question la stratégie actuelle.
Il a été dit que c’était il y a quatre jours, des manifestations à Tel Aviv avec des têtes suspendues en forme de CHAYTAN-YAHOU ont eu lieu.
Les manifestants ont scandé : « C’est un traître, il est condamné à la lapidation. »
La question se pose désormais : le Premier ministre Benjamin Netanyahu pourra-t-il ignorer ces appels venus des rangs mêmes de Tsahal ?
Source : i24NEWS, 14 avril 2025
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