France : La France soutient le Danemark face aux tensions avec les États-Unis sur le Groenland et lui enverra 250 à 1 000 missiles Mistral 3 pour renforcer sa défense – Reuters.


La France soutient le Danemark face aux tensions avec les États-Unis sur le Groenland et lui enverra 250 à 1 000 missiles Mistral 3 pour renforcer sa défense – Reuters.

Publié le 2.4.2025 à 09h25 – Par Ivan Petrov – Temps de lecture 4 mn


Toujours prompt à se faire remarquer pour aller a la guerre, Emmanuel Macron a fait part au roi Frédéric X de son engagement en faveur de la sécurité et de l’indépendance de l’Europe. Par ailleurs, il a annoncé que l’Élysée enverrait entre « 250 et 1 000 » missiles sol-air Mistral 3 à son homologue, pour renforcer sa défense.

La France a exprimé son soutien au Danemark dans un contexte de tensions avec les États-Unis au sujet du Groenland (REUTERS)

Emmanuel Macron a réaffirmé mardi son soutien au Danemark, dans un contexte de tensions avec les États-Unis sur le contrôle de l’île stratégique du Groenland, dans l’Arctique.

Lors d’une visite d’État du roi Frédéric X à Paris, Macron a assuré que « quand des mauvais vents soufflent au Danemark, la France est là et quand les temps sont durs, nous sommes côte à côte », il a donc annoncé que l’Élysée enverrait entre « 250 et 1 000 » missiles sol-air Mistral 3 à son homologue, pour renforcer leur défense.

La France enverra au Danemark entre 250 et 1 000 missiles sol-air Mistral 3 pour renforcer sa défense (REUTERS)

Le Danemark, qui était autrefois un allié loyal des États-Unis, a récemment changé de position pour se positionner du côté de l’Europe, qui se bat pour son autonomie et sa sécurité, notamment dans le cadre des négociations sur la guerre en Ukraine.

À cette situation s’est ajoutée la volonté de la Maison-Blanche de s’emparer du Groenland, ce que Copenhague considère comme une menace latente pour le territoire et qui a déclenché ses alarmes.

Ainsi, lors de sa visite à Paris, Frédéric X a déclaré que « nous voulons créer une Europe plus résiliente et plus forte pour l’avenir » et a souligné que « nous sommes unis dans notre engagement à rétablir la paix » dans la région.

Avec son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a réitéré sa volonté de reprendre l’île arctique pour des « raisons de sécurité nationale ».

Trump insiste pour prendre le contrôle du Groenland pour des raisons de « sécurité nationale » (EFE)

« C’est une île dont nous avons besoin, d’une posture défensive et même offensive, surtout dans le monde tel qu’il est. Nous allons devoir l’avoir », a-t-il déclaré il y a quelques jours lors d’un dialogue avec l’animateur Vince Coglianese sur le podcast The Vince Show, dans lequel il a expliqué qu’en raison de son emplacement stratégique, l’île a une présence croissante de la Russie, de la Chine et d’autres ennemis, ce qui met la région, le continent et les États-Unis en danger. finalement.

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Dans le même temps, son vice-président, JD Vance, s’est rendu sur l’île avec l’intention d’évaluer la situation locale en matière de sécurité et a accusé le Danemark de ce qu’il considérait comme une mauvaise gestion du territoire.

« Notre message au Danemark est très simple : ils n’ont pas fait du bon travail avec le peuple groenlandais. Ils ont sous-investi dans le peuple groenlandais et ils ont sous-investi dans l’architecture de sécurité de cette masse continentale étonnante et magnifique remplie de gens extraordinaires. Cela doit changer », a-t-il déclaré.

« Nous pourrions les rendre beaucoup plus sûrs, nous pourrions leur fournir beaucoup plus de protection et je pense qu’ils s’en sortiraient également beaucoup mieux financièrement », a-t-il ajouté, dans le but de persuader les habitants de soutenir l’initiative.

Cependant, la rhétorique de Washington n’a pas été bien accueillie ni sur l’île ni par le gouvernement danois, qui a qualifié de « pression inacceptable » et a exhorté les politiciens et les pays du Royaume à rester unis plus que jamais.

Frederiksen a qualifié la position de Trump de « pression inacceptable » (REUTERS)

« Ce n’est pas comme ça qu’on parle à un prochain allié », a déclaré la Première ministre Mette Frederiksen, qui s’apprête à se rendre sur l’île mercredi dans le but de « renforcer l’unité », notamment avec le futur président du gouvernement danois, Jens-Frederik Nielsen.

(Avec des informations de l’AFP)

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