France : Le RN passe à l’action, menaces contre la juge Bénédicte de Perthuis, contre M. Le Pen : Protection policière ou aveu de doute ? La justice sous tension.


Le RN passe à l’action, menaces contre la juge Bénédicte de Perthuis, contre M. Le Pen : Protection policière ou aveu de doute ? La justice sous tension.

Publié le 1.4.2025 à 19h51 – Par Luca Giordano – Temps de lecture 5 mn


« Eva Joly a changé mon destin » Bénédicte de Perthuis, la magistrate qui a fait condamner Marine Le Pen, a raconté son admiration pour l’écologiste et juge Eva Joly dans un podcast datant de 2020. On en parle de Bénédicte de Perthuis, cette magistrate qui a condamné Marine Le Pen à une inéligibilité et qui avait en janvier 2024 relaxé Olivier Dussopt ( ministre du travail), jugé pour favoritisme qui sera lui-même condamné plus tard en appel …… Étrange coïncidence !

On dira ce qu’on voudra, mais elle a fait le job, la juge Bénédicte de Perthuis (…) Il paraît qu’elle a reçu de nombreux messages de félicitations de la part de collègues magistrats.

Morandini rapporte aussi la situation : David Guireau : « L’extrême-droite passe à l’action. Elle diffuse les photos et informations qui permettent d’identifier et localiser la magistrate qui a rendu sa décision sur le système de détournement de fonds public du RN. Cette magistrate est aujourd’hui sous protection policière. Après des années à diaboliser LFI, faut-il un drame pour se rendre compte de la dangerosité de l’extrême-droite ?« 

Vers une protection policière pour la juge du procès de Marine Le Pen

Selon nos informations, le ministère de l’Intérieur étudie « de près » la possibilité d’une protection policière pour la juge Bénédicte de Perthuis, visée par des menaces depuis son verdict dans l’affaire des assistants parlementaires d’eurodéputés FN (ex-RN). Verdict à l’issue duquel Marine Le Pen a notamment été condamnée à cinq ans d’inéligibilité, avec exécution provisoire de cette peine (ce qui l’écarte pour l’heure de la course à la présidentielle de 2027).

Paris en état d’alerte : la juge de l’affaire Le Pen sous protection renforcée

Un déploiement policier massif a été observé ce matin dans le 14e arrondissement de Paris, autour du domicile de Bénédicte de Perthuis, la magistrate qui a récemment condamné Marine Le Pen. La raison ? Une vague de menaces explicites reçues après le verdict, poussant les autorités à prendre des mesures exceptionnelles pour sa sécurité.

Une justice sous pression

Alors que la condamnation de la dirigeante du RN a relancé le débat sur l’indépendance de la justice, la situation prend une tournure inédite. Pourquoi une magistrate, convaincue d’avoir rendu un verdict juste, aurait-elle besoin d’une protection armée ? La question, répétée comme un leitmotiv par les soutiens de Le Pen, sème le trouble.

« Si elle est sûre d’avoir bien fait son travail, pourquoi craindre la réaction du public ? », s’interrogent certains sur les réseaux sociaux, tandis que d’autres dénoncent une intimidation envers la justice.

Menaces en ligne et climat politique explosif

Les messages visant la magistrate, parfois ouvertement violents, ont afflué après la décision judiciaire, reflétant une polarisation extrême de l’opinion. Des partisans de M. Le Pen crient à la « justice politique », tandis que ses adversaires rappellent que les magistrats ne devraient jamais avoir à subir de pressions.

Le Pen et ses alliés montent au créneau

Du côté du Rassemblement National, on dénonce une instrumentalisation de la justice, évoquant un « acharnement » contre leur leader. « Quand un juge a besoin de protection policière, c’est que quelque chose ne tourne pas rond dans notre démocratie », a déclaré un élu RN sous couvert d’anonymat.

Justice totalement « impartiale » apparemment.

À 63 ans, Bénédicte de Perthuis a présidé de multiples procès de grande envergure : en 2015, elle condamne Claude Guéant dans l’affaire des primes en liquide au ministère de l’Intérieur ; en 2022, elle dirige le tribunal qui sanctionne Ernest-Antoine Seillière, ex-

Bénédicte de Perthuis, la juge qui a condamné Marine Le Pen en toute conscience

Réputée pour son indépendance et sa rigueur, la magistrate est sous le feu des critiques et sous le coup de menaces. Sa sécurité a dû être renforcée.

Riposte laïque : « Bénédicte de Perthuis, c’est l’évêque Cauchon de Macron »

Et maintenant ?

Cette affaire relance un débat plus large : la justice française est-elle encore indépendante, ou est-elle devenue un champ de bataille politique ? Avec des élections cruciales à venir, la tension ne risque pas de retomber de sitôt.

Une chose est sûre : quand les magistrats ont besoin de gardes du corps pour faire leur travail, c’est tout l’État de droit qui tremble.

À suivre…

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