Afrique du Sud : D. Trump sanctionne l’Afrique du Sud, l’expropriation des terres et le soutien à la Palestine font des vagues.


D. Trump sanctionne l’Afrique du Sud, l’expropriation des terres et le soutien à la Palestine font des vagues.

Publié le 4.2.2025 à 09h02 – Par Alexandre Rousseau – Temps de lecture 5 mn


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Dans un coup de tonnerre diplomatique, Donald Trump a annoncé des sanctions financières contre l’Afrique du Sud, visant directement une loi controversée sur l’expropriation des terres. Mais derrière cette décision, beaucoup y voient une manœuvre politique liée au soutien de l’Afrique du Sud à la Palestine. Une affaire qui ne manque pas de faire réagir, notamment le président sud-africain Cyril Ramaphosa, qui n’a pas mâché ses mots : « Je ne sais pas ce que Donald Trump a à voir avec les terres sud-africaines. L’Afrique du Sud n’appartient pas à Donald Trump. Il doit nous laisser tranquilles. Qu’il reste en dehors de nos affaires. »

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Une loi sud-africaine qui dérange

La loi en question, adoptée récemment par le gouvernement sud-africain, vise à permettre l’expropriation des terres sans compensation, dans le but de corriger les inégalités héritées de l’apartheid. Une mesure qui a suscité des débats houleux, tant au niveau national qu’international. Pour Trump, cette loi représente une menace pour les investissements étrangers et les droits de propriété. Mais pour les Sud-Africains, il s’agit d’une question de justice sociale et de réparation historique.

Trump annonce qu’il coupe toute aide à l’Afrique du Sud.

« Des choses terribles se produisent en Afrique du Sud. Les dirigeants font des choses terribles, horribles. Ils prennent des terres, ils les confisquent. Ils font des choses qui sont peut-être bien pires que cela. »

Trump, allié d’Israël, fait-il payer le soutien à la Palestine ?

Si les sanctions sont officiellement justifiées par des raisons économiques, beaucoup soupçonnent Trump de vouloir punir l’Afrique du Sud pour son soutien indéfectible à la cause palestinienne. Le pays a en effet toujours été un fervent défenseur des droits des Palestiniens, critiquant régulièrement la politique israélienne. Une position qui ne passe pas inaperçue auprès de l’administration Trump, connue pour son alliance étroite avec Israël.

Ramaphosa riposte : « L’Afrique du Sud n’appartient pas à Trump »

Face à ces sanctions, Cyril Ramaphosa a réagi avec fermeté. Dans une déclaration cinglante, il a rappelé que l’Afrique du Sud était un pays souverain, et que les décisions de Trump n’avaient pas leur place dans les affaires internes sud-africaines. « Qu’il reste en dehors de nos affaires », a-t-il lancé, soulignant que la réforme des terres était une question cruciale pour l’avenir du pays.

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a répondu au président américain Donald Trump sur l’arrêt de l’aide au pays.

L’Afrique du Sud est une démocratie constitutionnelle profondément ancrée dans l’État de droit, la justice et l’égalité. Le gouvernement sud-africain n’a confisqué aucune terre.

La loi sur l’expropriation récemment adoptée n’est pas un instrument de confiscation, mais un processus juridique mandaté par la constitution qui garantit l’accès du public à la terre d’une manière équitable et juste, conformément à la constitution.

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L’Afrique du Sud, comme les États-Unis d’Amérique et d’autres pays, a toujours eu des lois sur l’expropriation qui concilient la nécessité d’une utilisation publique des terres et la protection des droits des propriétaires.

Nous sommes impatients de discuter avec l’administration Trump de notre réforme foncière et des questions d’intérêt bilatéral. Nous sommes certains qu’à l’issue de ces échanges, nous partagerons une meilleure compréhension commune de ces questions.

Les États-Unis restent un partenaire politique et commercial stratégique clé pour l’Afrique du Sud. À l’exception de l’aide du PEPFAR, qui représente 17 % du programme sud-africain de lutte contre le VIH/sida, il n’y a pas d’autre financement important fourni par les États-Unis à l’Afrique du Sud.

Une escalade diplomatique en vue ?

Cette décision de Trump risque de creuser un peu plus le fossé entre les États-Unis et l’Afrique du Sud. Alors que les sanctions pourraient avoir un impact significatif sur l’économie sud-africaine, déjà fragile, Ramaphosa a appelé à la solidarité internationale pour contrer ce qu’il considère comme une ingérence inacceptable.

L’Afrique du Sud menace de stopper les livraisons de minéraux aux États-Unis en représaille à la suspension des financements par Trump

« S’ils ne nous donnent pas d’argent, ne leur donnons pas de minéraux. Nous ne sommes pas des mendiants », déclare le ministre sud-africain des Mines. Trump avait décidé le gel du financement américain à l’Afrique du Sud qu’il accuse d' »expropriation forcée de terres ».

Accusations rejetées par Pretoria, sur fond de début de crise entre les deux pays.

Et maintenant ?

Alors que Trump continue de jouer les bulldozers sur la scène internationale, l’Afrique du Sud reste déterminée à défendre ses choix politiques. Entre justice sociale, souveraineté nationale et géopolitique complexe, cette affaire illustre une fois de plus les tensions croissantes dans un monde où les alliances et les rivalités se redessinent à grande vitesse. Une chose est sûre : Trump n’a pas fini de faire parler de lui, et l’Afrique du Sud ne compte pas se laisser faire.

Affaire à suivre…

Traduction du X :

Ces Blancs en Afrique du Sud veulent créer un État indépendant où aucun Noir n’est autorisé en Afrique du Sud. African Hub

Il y a quelque chose que vous ne pigez pas ? Donald Trump reproche au gouvernement sud-africain de confisquer les terres des citoyens blancs. Le même D Trump qui encourage Israël à déposséder les Palestiniens de leurs terres, oui vous pensez comme nous.

Alors petit rappel : L’Afrique du Sud fait partie des BRICS ce que n’aime pas Trump, mais elle est aussi l’origine de la plainte contre Israël à la cour de justice internationale (CIJ) suite à la guerre défensive à Gaza en réponse au massacre du 7 octobre.

Les USA vont fournir 1 milliard de dollars d’aide militaire à Israël.


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