
Opération bénigne pour Nétanyahu, génocide pour Gaza, quand une prostate vaut plus qu’une vie humaine.
Publié le 29.12.2024
Le monde entier en parle, le monde au « chevet de la prostate » a Netanyahu ?


Le contraste est criant, douloureux et honteux. Tandis que Benyamin Netanyahu, Premier ministre israélien, se fait choyer dans le confort d’un hôpital dernier cri pour une opération de la prostate, Gaza continue de sombrer dans un enfer quotidien, où même les hôpitaux ne sont pas épargnés par les bombes. Une infection urinaire bénigne pour « Bibi » bénéficie de tous les soins possibles, dans un environnement stérile et climatisé, tandis qu’à quelques kilomètres de là, des bébés meurent de froid sous des tentes déchirées.

À Gaza, les tentes des déplacés deviennent des tombeaux. Pas d’antibiotiques, pas de bistouris stériles, mais un froid glacial et des bombardements incessants. Là où un nourrisson gèle dans les bras de sa mère désespérée, Netanyahu, lui, peut compter sur une équipe médicale dévouée à l’Hôpital Hadassah de Jérusalem. L’écart est abyssal, la déconnexion flagrante.
L’histoire du Dr Hossam Abu Safieh, directeur de l’hôpital Kamal Adwan, arrêté par l’armée israélienne, symbolise cette humanité martyrisée. Refusant d’abandonner ses patients, il a été frappé, humilié, marqué comme un criminel pour avoir choisi de rester aux côtés des malades. Pendant que Netanyahu savoure les privilèges de son statut, Gaza perd ses médecins, ses nourrissons, son espoir.

Après des semaines de siège et d’attaques, les forces israéliennes ont pris d’assaut l’hôpital Kamal Adwan, forçant les patients, le personnel médical et les personnes se trouvant à proximité à partir sous la menace des armes.

Hani Mahmoud, journaliste d’Al Jazeera dans le centre de Gaza, a rapporté que les forces ont donné aux quelque 350 personnes présentes dans l’hôpital 15 minutes pour partir.
L’armée israélienne a incendié un hôpital, le dernier et le plus grand hôpital fonctionnel du nord de Gaza.
Environ 75 patients ont été contraints de rester debout dans la cour de l’établissement, qui subit des attaques constantes depuis des semaines, et nombre d’entre eux sont vulnérables aux conditions froides de l’hiver.
Israël a pris d’assaut l’un des derniers hôpitaux fonctionnels de Gaza
Le ministère de la Santé de Gaza affirme que le sort du personnel médical et des patients de l’hôpital, y compris du directeur, le Dr Hussam Abu Safia, est inconnu.
Selon une déclaration du porte-parole de Tsahal, il s’agit des munitions que Tsahal a localisées dans l’hôpital Kamel Advan* et ses environs *. Dans une autre vidéo, on voit également 4 grenades à main.

Dans un communiqué, l’armée israélienne confirme que le directeur de l’hôpital, le Dr Abu Safia, a été arrêté. Il convient de mentionner qu’il a déjà été arrêté il y a environ deux mois (le jour où son fils de 15 ans a été tué) et relâché.
Des vidéos de soldats israéliens se vantant de tirer sur des maisons palestiniennes s’ajoutent à cette farce macabre. Ces scènes de destruction insouciante contrastent avec l’image lisse et bien peignée d’un Netanyahu recevant des soins « urgents » pour une simple hypertrophie de la prostate.
Les nuits dans les tentes des déplacés sont froides, comme si tout Gaza était dans une morgue.
Plusieurs bébés sont morts à cause du froid.
Ils meurent de froid, et avec eux, ils gèlent notre moral et notre humanité alors que nous regardons Gaza saigner de la manière la plus horrible.

Si les organes de Netanyahu reçoivent un tel traitement de faveur, que dire des vies palestiniennes ? Une opération bénigne d’un côté ; de l’autre, un peuple qui endure un massacre à huis clos. Gaza crie, mais ses pleurs sont noyés dans le vacarme des frappes aériennes et le silence complice de la communauté internationale. L’histoire se rappellera ceux qui ont laissé faire.
Les Palestiniens déplacés dans le nord de Gaza tentent de survivre à un massacre après l’autre, tandis que l’occupation israélienne continue de cibler leurs tentes et leurs abris.
« Nous l’avons trouvée en train de se mordre la langue et gelée. »
Un bébé palestinien nommé Sila a été retrouvé mort de froid à Al Mawasi, Khan Younis, en raison du froid extrême à l’intérieur des tentes situées au bord de la mer. Selon un rapport de l’UNRWA, un enfant palestinien est tué par Israël toutes les heures, et désormais, en plus de la menace de frappes israéliennes, le froid extrême et la faim dans les tentes des déplacés augmentent la probabilité de décès d’enfants dans la bande de Gaza palestinienne.
Le son de la mort à Gaza ! Un enfant palestinien a été martyrisé par peur du bruit des explosions dans le nord de la bande de Gaza.
L’impunité de Netanyahu et l’indifférence de son gouvernement ne font qu’accentuer cette fracture morale. Comment l’histoire jugera-t-elle une époque où une prostate avait plus de valeur qu’une nation entière ?
Camp du Bien : « On brûlait les habitants au lance-flammes », un soldat israélien raconte (en riant) le massacre de Tantura (1948)
« Une horreur indescriptible », se souvient Yosef Diamont, ex-officier de Tsahal.
Tantura, est l’un des plus de 500 villages palestiniens rasés par l’armée israélienne lors des exterminations de 1948, connues sous le nom de « Nakba » – la « catastrophe » en arabe.
Quelque 750.000 Palestiniens avaient alors été contraints à l’exil, pour laisser place au projet Israël.
Une jeune fille de 16 ans a été violée et les hommes entassés dans des cages avant d’être exécutés à la mitrailleuse, raconte encore Diamont.
L’ampleur de la tuerie, perpétrée par la brigade israélienne Alexandroni n’a été révélée qu’en mai 2023.
L’impact ? Des millions de personnes à travers le monde reçoivent une couverture filtrée de la Palestine.
La plus grande source d’information au monde a perdu son objectivité face au génocide palestinien.
Et tout cela remonte à un seul homme :
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