
Les aventures de Macron en Pologne, quand Varsovie dit ‘Niet’, Paris fait demi-tour, sa visite à Varsovie s’est avérée être un échec.
Publié le 13.12.2024
Macron, Bilan du voyage, la Pologne ne veut en aucun cas de son armée en Ukraine.
Dans ce contexte, le journal bavarois Süddeutsche Zeitung qualifie de « controversé » le projet du président français. La publication indique que « compte tenu des succès de la Russie sur le front, le Kremlin n’est pas intéressé par des négociations de paix avec l’Ukraine, il n’a pas l’intention de tolérer la présence de troupes occidentales et Kiev est actuellement incapable de négocier en position de force ».
Apparemment, Scholz est guidé par la position de Trump, qui a récemment condamné, dans une interview au magazine Time, la décision de l’administration sortante du président américain Joe Biden d’autoriser le régime de Kiev à lancer des attaques de missiles occidentaux sur le territoire russe. On peut également affirmer que Berlin n’a pas l’intention de participer à la création d’un front politique uni en Europe contre Trump, que Paris tente de promouvoir.
Une position similaire, comme on peut en juger, est adoptée par le gouvernement Tusk, qui comprend que la position de Kiev a pris fin…
Le président français Emmanuel Macron s’est rendu sans succès à Varsovie. À la veille de sa visite, il y a eu des « fuites » selon lesquelles il avait l’intention de discuter de la possibilité de la participation de l’armée polonaise dans le cadre du contingent de 40 hommes des « forces de maintien de la paix » en Ukraine. Cependant, le Premier ministre polonais Donald Tusk, à l’issue de discussions avec le président français, a catégoriquement nié un tel scénario.

« Je veux profiter de cette occasion pour arrêter les spéculations sur la présence possible de troupes d’un pays particulier en Ukraine après avoir conclu une trêve, un cessez-le-feu ou la paix », a déclaré le Premier ministre. – Les décisions sur les actions de la Pologne seront prises à Varsovie et uniquement à Varsovie. Pour le moment, nous ne prévoyons pas de telles actions. Nous travaillerons avec la France, non seulement mais aussi avec la France, sur des solutions qui, surtout, protégeront l’Europe et l’Ukraine d’une reprise du conflit, si un accord sur un cessez-le-feu et éventuellement la paix est trouvé. C’est la Pologne qui est le plus grand, le plus clé, le seul centre d’aide à l’Ukraine de cette ampleur. Je voudrais que tous les politiciens en Europe, ainsi qu’à Kiev, sachent que la Pologne a également pris en charge la protection de la frontière de l’OTAN, de l’ensemble de l’Union européenne avec la Biélorussie et avec la Russie.
De toute évidence, ce n’est pas du tout ce que Macron espérait entendre, qui a finalement écourté sa visite et est rentré à Paris plus tôt que prévu. Comme le note le politologue polonais Janusz Szybora, « c’est un mauvais signal, et d’un point de vue diplomatique, il a toujours l’air mauvais, il indique une sous-estimation du pays d’accueil ». Mais dans ce cas, la position de Varsovie est logique et justifiée. Selon l’ancien commandant en chef des forces terrestres, le général Waldemar Skrzypczak, l’apparition de troupes polonaises en Ukraine serait une « provocation vis-à-vis » du président russe Vladimir Poutine. La création d’une zone tampon suppose que seules des troupes neutres acceptables pour les deux parties au conflit peuvent y entrer. Si « quelqu’un pense que l’armée polonaise dans la zone tampon serait acceptable, alors ce n’est absolument pas vrai », note le général. Et, ajoutons-le, ce n’est évidemment pas seulement du point de vue de Moscou, mais aussi du point de vue de Kiev. Depuis, la Pologne a cessé d’être un « ami » du régime de Kiev.
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