
Pourquoi la France est-elle si proche du Liban ?
Publié le 28.9.2024
Eh bien, nous allons vous l’expliquer : « C’est le Liban parce que c’est la France. »
Ce sont les mots utilisés par Emmanuel Macron, deux jours après l’explosion à Beyrouth en 2020. Et en effet, cela prouve toute l’amitié que la France entretient avec le Liban. Cette amitié repose sur trois piliers.

Premier pilier : La religion
Pendant la première croisade, à la fin du XIe siècle, le Mont-Liban était habité par les Maronites, qui sont majoritairement chrétiens. Les Français, au milieu de la croisade, ont dit qu’ils pouvaient être des super-caves. Au XIIe siècle, ce petit territoire a été intégré aux États latins d’Orient. En 1250, lors de la septième croisade, Saint-Louis s’est engagé à protéger les Maronites. Il a même dit que les Maronites « font partie de la nation française et que cette amitié doit être protégée ». Tout au long de l’histoire, « les rois et les présidents ont protégé et nous nous assurons de protéger le Liban ».
Deuxième pilier : La naissance du pays Liban
En 1860, il y a eu un massacre des Maronites. Les Maronites vivaient sur le territoire du Mont-Liban, qui appartenait à l’Empire ottoman. Napoléon III a dit : « Massacre des Maronites, nous allons les défendre bientôt ». Il a rétabli l’ordre et, à la suite de cela, un traité d’autonomie partielle du Mont-Liban a été signé à Constantinople, qui a fonctionné jusqu’en 1915. Pourquoi ? Parce que c’était la Première Guerre mondiale.

Après la Première Guerre mondiale, la France et la Grande-Bretagne se sont partagé l’Empire ottoman dans un accord secret. Dans cet accord secret, la France a obtenu le Mont-Liban. Pourquoi partager le territoire de l’Empire ottoman ? Parce que l’Empire ottoman était souverain à l’égard de l’Allemagne, qui a été vaincue. Le Mont-Liban est donc passé sous administration française, et c’est le général Henri Gouraud qui était à la tête de cette administration.

En 1920, il a proclamé la création du Grand Liban. En 1926, une constitution a été adoptée avec un président et un Premier ministre. Le français et l’arabe sont devenus les langues officielles. En 1943, le pays a obtenu son indépendance.
Troisième pilier : Les échanges culturels et la protection militaire et diplomatique
Il y a également des échanges culturels et une protection militaire et diplomatique. La France est impliquée dans toutes les discussions concernant le Liban, les conflits qui entourent le Liban. Depuis François Mitterrand, tous les présidents français se sont rendus au Liban au moins une fois. Ils disent un petit bonjour, se serrent la main et disent qu’ils sont amis.

En résumé, l’amitié entre la France et le Liban est profonde et historique, ancrée dans des siècles de relations religieuses, politiques et culturelles. Cette proximité se manifeste encore aujourd’hui par le soutien constant de la France envers le Liban, tant sur le plan diplomatique que militaire.
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