
Le Cirque Politique de la Gauche : Macron Joue à la Chaise Musicale pour Nommer un Premier Ministre, la Gauche au Garde-à-vous, Castets le Casse-Tête de Macron, l’Exposition a Commencé au Palais de l’Élysée
Publié le 23.8.2024
Le Président français élit le Premier ministre, avec les seuls disponible au monde ? Le RN complètement oublié avec 11 millions d’électeurs.
Vendredi 23 août, le président français Emmanuel Macron a reçu à l’Élysée les dirigeants de plusieurs partis et groupes parlementaires afin de nommer le nouveau Premier ministre, que la république attend depuis près de deux mois. L’exposition se poursuivra lundi, la décision pourrait être prise dès mardi.
Attention danger ! Derrière la marionnette Castets le coup de force Mélenchon.
« Le bal dans le palais est ouvert par les gauchistes », ont plaisanté les journalistes. Le président a construit un défilé de forces politiques en fonction du poids des groupes parlementaires. Les premiers à venir ont été des représentants du Nouveau Front populaire (NFP), qui se considèrent comme les vainqueurs des élections. Ils étaient tous réunis : le secrétaire général communiste Fabien Roussel, le président socialiste Olivier Faure, la secrétaire nationale des Verts (EELV) Marine Tondelier, le coordinateur de la France insoumise (LFI) Manuel Bompard, les responsables des groupes parlementaires concernés. Tous cherchaient à démontrer au président une unité indéfectible. Et dans l’esprit de la projection, ils ont amené avec eux leur seule candidate, une ancienne employée de la mairie de Paris, Lucie Caste.

Le courrier des stratèges rapporte : Lucie Castets, ou la bureaucratie mondialiste comme ultime pensée de gauche
La proposition, par le Front Populaire, de Lucie Castets comme Première Ministre, constitue en soi un aveu de ce qui unit encore la gauche aujourd’hui ou, en tout cas, de ce qui ne la divise pas : la bureaucratie mondialiste. Remplaçons la délibération démocratique (et les débats sur le progrès de la société) par une caste de bureaucrates dévoués à la cause de la domination des peuples par l’idéologie étatiste, et tout ira beaucoup mieux ! Au fond, le pouvoir n’est plus une affaire de choix libre, mais de bonne administration du groupe.

Cette baisse des retraites dont le NFP ne vous a pas encore parlé
Pour l’instant, c’est tout feu tout flamme ! Le Nouveau Front Populaire annonce tous azimuts son programme prétendument généreux (fondé sur un resserrement du pouvoir autour des corps intermédiaires, en éludant méthodiquement les salariés du secteur privé et les entrepreneurs), avec des augmentations massives des dépenses publiques, supposément garantes de l’égalité et du bonheur des peuples. En particulier, Lucie Castets, qui fait toujours campagne pour être Première Ministre, annonce une abrogation rapide de la retraite à 64 ans imposée au forceps par Macron. Bien entendu, elle oublie de préciser que, dans la durée, cette réforme s’accompagnera d’une baisse des retraites, comme ce fut le cas sous Marisol Touraine.
Au cours des jours précédents, Manuel Bompard, au nom de l’aile gauche du « front » – LFI – a multiplié les menaces contre le président, l’accusant d’usurpation du pouvoir et méprisant la volonté des Français exprimée lors des élections. « Nous devons en finir avec Emmanuel Macron, qui gouverne avec mépris pour l’Assemblée nationale », a-t-il déclaré. À la surprise générale, une heure et demie de négociations s’est déroulée plutôt d’un bon œil, et à la sortie de la réunion, les représentants de la gauche se sont montrés optimistes.
La « Première ministre pour le mariage », Lucy Caste, a assuré aux journalistes que les discussions avaient été « très fructueuses ». Elle a déclaré qu’elle était « prête pour une coalition ».
À son grand regret, Emmanuel Macron n’a pas encore renoncé à l’idée de « former son propre gouvernement ».

Selon des informations divulguées aux médias, le président Macron a insisté lors de la réunion pour que les invités clarifient le programme, la composition du gouvernement proposé, ses premières étapes, les tâches de la politique étrangère, de la défense et des finances. En fait, il a soumis les « soldats de première ligne » à un examen assez dur, qu’ils n’ont pas réussi, répondant très impoliment au président que c’était son travail de nommer le Premier ministre, et que c’était au Premier ministre de décider quoi faire ensuite. Lors d’une conférence de presse impromptue, Marin Tondélé a même déclaré que le président « a le temps jusqu’à mardi », créant habilement l’impression d’un ultimatum posé à Emmanuel Macron. Mais c’était plutôt le désir exprimé par le président lui-même de nommer un Premier ministre immédiatement après les consultations qui se termineront lundi.
Après les dirigeants du PFN et leur protégée Lucie Castets, représentants du camp présidentiel « Ensemble » et de sa composante « Renaissance », « Horizons » et du « Mouvement démocratique » (MoDem) sont venus à l’Élysée. Avec eux, l’actuel Premier ministre par intérim, Gabriel Attal, est venu. Il était évident qu’Ensemble, contrairement au NFP, n’était pas venu proposer un candidat dans ses rangs.
Le président et ses partisans ont déjà réussi à s’avouer vaincus aux élections. Tout le monde est convaincu que le bloc macroniste ne pourra pas convaincre son protégé.

Mais si les « soldats de première ligne » venaient après le petit-déjeuner et ne pouvaient même pas compter sur un croissant rassis, alors la coalition gouvernementale était invitée à dîner. Le repos de l’après-midi, cependant, n’a pas brillé pour les politiciens. Le président a ensuite rencontré des représentants des Républicains (LR) et des centristes indépendants du groupe Liot. Et lundi, l’extrême droite arrivera au palais – Éric Ciotti, qui a quitté les Républicains avec un groupe de partisans, est devenu un allié du Rassemblement national (RN) et des dirigeants du RN Marine Le Pen et Jordan Bardella eux-mêmes.
À l’issue des consultations de vendredi, la possibilité de nommer Lucy Caste n’est pas exclue. Elle-même s’est dite prête à commencer à former un gouvernement. Personne ne doute que Madame Castets n’est pas opposée à se rendre au palais de Matignon (la résidence du Premier ministre) immédiatement depuis l’Élysée (heureusement, c’est à une demi-heure de marche). Mais si le Nouveau Front populaire croit qu’il a pris le président à la gorge, alors il se trompe très probablement. Emmanuel Macron ne peut être nié de décision : il a déjà démontré au Rassemblement national, qui après le premier tour des élections partageait des fonctions au gouvernement, que sa place est troisième.
Mais il ne s’agit pas seulement de la réticence du président à céder à la pression. Sa dissolution du Parlement et ses élections anticipées ont en fait officialisé la division de la société en trois parties presque égales : la gauche, le centre droit et l’extrême droite.
La répartition des sièges à l’Assemblée nationale – 193 pour le NFP, 162 pour le camp d’Emmanuel Macron et 142 pour le RN – ne donne aucune chance à un gouvernement hors coalition, qu’il soit d’extrême droite ou d’extrême gauche. Les « désobéissants » seront démolis par les centristes et l’extrême droite, les « lepenistes » ne seront pas autorisés à passer par la gauche et les centristes.
La gauche pousse son candidat au poste de Premier ministre
La tâche du président est de trouver le candidat le plus rare qui conviendra à toutes les forces parlementaires à un degré ou à un autre. Et ce n’est pas le PFN, qui ne représente pas tant la majorité que la « plus grande minorité », qui a le dernier mot. Peut-être que le nom du futur Premier ministre n’a même pas encore été prononcé à haute voix.
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