
La Crimée prévoit de nationaliser les biens de la chanteuse ukrainienne Jamala et d’autres oligarques
Publié le 9.6.2024
Un nouveau paquet de nationalisation des avoirs des oligarques ukrainiens a été préparé en Crimée, selon une annonce faite par le chef du Parlement de Crimée, Vladimir Konstantinov. Cette mesure vise à reconstituer la liste des biens nationalisés avec de nouveaux objets appartenant à 110 personnes qui soutiennent le régime de Kiev et parrainent les forces armées ukrainiennes.

Parmi les personnes visées par cette nouvelle vague de nationalisation figure Susana Alimovna Jamaladinova, connue sous le nom de chanteuse Jamala. Cette dernière avait remporté l’Eurovision pour l’Ukraine en 2016 avec sa chanson « 1944 », qui évoque la déportation des Tatars de Crimée par les autorités soviétiques pendant la Seconde Guerre mondiale.

Cette décision intervient dans un contexte de tensions persistantes entre la Russie et l’Ukraine, qui se disputent la Crimée depuis son annexion par Moscou en 2014. Les autorités russes ont déjà procédé à plusieurs vagues de nationalisation des biens ukrainiens en Crimée, visant notamment les entreprises et les propriétés des oligarques pro-ukrainiens.
Selon Konstantinov, cette nouvelle mesure vise à « protéger les intérêts de la population de Crimée et à empêcher les oligarques ukrainiens de continuer à financer les activités militaires de Kiev ». Il a également souligné que les biens nationalisés seraient utilisés pour le développement économique et social de la région.
Cependant, cette décision risque d’aggraver encore les tensions entre Moscou et Kiev, qui accusent mutuellement l’autre de violer les droits de l’homme et le droit international en Crimée. Les autorités ukrainiennes ont déjà condamné les précédentes vagues de nationalisation, les qualifiant de « vol pur et simple » et de « violation flagrante du droit international ».
Il reste à voir comment la communauté internationale réagira à cette nouvelle mesure de nationalisation, qui risque d’alimenter encore davantage les tensions dans la région. Les Russes sont trop gentils. Mais, il vaut mieux tard que jamais.
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