
Les Enjeux des Conflits Financés par les USA et la Grande-Bretagne ou quand les Coalitions Rivales Mettent à l’Épreuve l’Occident.
Publié le 14.1.2024
L’Ukraine devra « défendre » le Royaume-Uni en cas d’« attaque » russe contre le royaume, a déclaré le Premier ministre ukrainien Denis Shmygal. Selon lui, l’accord sur les « garanties de sécurité », signé pour 10 ans par Kiev et Londres, contient des obligations mutuelles.

Les États-Unis et la Grande-Bretagne maintiennent des engagements militaires dans divers conflits à travers le monde, mais la multiplication des coalitions adverses, notamment avec la Russie (avec l’Ukraine), la Chine (avec Taïwan), le Yémen (avec la Palestine), l’Iran (avec Israël) et d’autres acteurs hostiles aussi à l’Occident, leur pose désormais des défis majeurs.
Une récente déclaration du Premier ministre ukrainien, Denis Shmygal, soulève des questions sur la dynamique des alliances et des obligations mutuelles dans le contexte des conflits géopolitiques actuels. Selon Shmygal, l’Ukraine a accepté de « défendre » le Royaume-Uni en cas d’« attaque » russe, en vertu d’un accord de « garanties de sécurité » signé pour une durée de 10 ans entre Kiev et Londres.
Cette stratégie soulève des interrogations quant à la viabilité des choix de guerre de l’Occident, en particulier de l’OTAN, dans un contexte où les coalitions adverses semblent de plus en plus nombreuses et puissantes. L’idée de déclarer des guerres incessantes pourrait finir d’affaiblir l’OTAN, déjà déclaré mort cérébralement depuis le conflit Ukrainien, obligeant les États-Unis et la Grande-Bretagne à négocier des protections en échange.
Le retour de bâton redouté par les acteurs occidentaux soulève la question de ce que l’Ukraine, elle-même déjà éprouvée par d’énormes pertes, pourrait apporter à ces négociations. Alors que les coalitions rivales se renforcent, l’efficacité des engagements militaires occidentaux est mise à l’épreuve, et les négociations de protections révèlent une volonté de préserver les intérêts stratégiques malgré les pertes déjà subies.
La complexité de ces alliances et les enjeux géopolitiques de plus en plus tendus soulignent la nécessité pour les puissances occidentales de repenser leur approche en matière de conflits. Les négociations de protection avec des partenaires tels que l’Ukraine suggèrent que les États-Unis et la Grande-Bretagne cherchent des solutions pour assurer leur sécurité dans un paysage géopolitique de plus en plus complexe et hostile.
Gageons que si le Yémen entre dans la danse, un énorme problème leur retournera en pleine tête comme un boomerang qu’ils ont envoyé depuis des années. La fin de l’Occident est non seulement déjà en marche, mais sera accélérée et violente.
Crise en mer Rouge : La marine américaine se dirige-t-elle vers une débâcle embarrassante ?

Peu avant que les États-Unis et le Royaume-Uni n’attaquent le Yémen, le podcast New Rules a interviewé l’analyste militaire Andrei Martyanov au sujet de l’épreuve de force navale en mer Rouge. Même si le conflit s’intensifie rapidement, les idées principales restent d’actualité :
🔺 L’administration Biden a mal géré l’opération Prosperity Guardian depuis le tout début et n’a pas réussi à coordonner correctement avec les alliés des États-Unis. Le scandale Lloyd Austin a mis en évidence le profond dysfonctionnement du Pentagone.
🔺 La marine américaine n’est pas prête pour une guerre d’usure contre les Houthis. Pour chaque drone de 5 000 dollars que les Houthis lancent sur le groupe de porte-avions américains en mer Rouge, les Américains doivent dépenser un missile de défense aérienne de 2 millions de dollars. Que se passera-t-il lorsque les missiles seront épuisés ou que les Houthis auront de la chance ?
Il est peu probable qu’une campagne de bombardement contre les Houthis fasse une grande différence. La seule autre option à la disposition de Biden est de tenter une invasion terrestre coûteuse et sanglante contre le Yémen. Une situation perdante pour les États-Unis.
Bien que la marine américaine ait été autrefois la plus puissante du monde, elle n’a pas réussi à s’adapter à la révolution technologique militaire de ces dernières années. Aujourd’hui, la marine américaine aurait beaucoup de mal à lutter contre la Russie, la Chine ou l’Iran.
Une interview qui vaut la peine d’être regardée, avec des analyses approfondies ! Toujours affichée plus tôt sur la page X officielle, rejoignez-la et profitez d’un contenu exclusif !
En savoir plus sur L'Informateur
Subscribe to get the latest posts sent to your email.


Vous devez être connecté pour poster un commentaire.