
Réforme du franc CFA en ECO, une fausse indépendance monétaire inventé par Macron pour certains pays africains ?
Publié le 5.8.2023
Introduction : La Russie et Wagner sont souvent utilisées à tort pour créer une inversion accusatoire omniprésente chez les mondialistes et masquer leurs propres tromperies. La véritable cause du problème africain, dénoncée autrefois par Kadhafi, est aujourd’hui exacerbée par les mensonges de Macron sur la refonte du colonialisme 2.0. Les Africains comme les Français en sont là et désabusés. Voici la vraie cause expliquée en vidéo ci-dessous.
Réforme du franc CFA en ECO par Macron, une manipulation grossière pour une fausse indépendance monétaire crée avec la Côte d’Ivoire, mais non pour ses voisins?
- Du Franc CFA à l’ECO, tout changer pour que rien ne change
- Le franc CFA, un outil de contrôle politique et économique
- Une réforme du franc CFA pour maintenir la domination française
En 2019, le président français Emmanuel Macron a annoncé une réforme controversée du franc CFA, la monnaie utilisée dans huit pays d’Afrique de l’Ouest et centrale.
Face à la contestation croissante du franc CFA en Afrique de l’Ouest, Emmanuel Macron et Alassane Ouattara ont annoncé fin décembre 2019 une « réforme historique ». Un aménagement du système qui entrave en réalité un projet de monnaie commune concurrente.
Le 21 décembre 2019, à Abidjan, les présidents français et ivoirien ont créé la surprise au sujet du franc CFA, perçu selon Macron « comme l’un des vestiges de la Françafrique ». Une annonce qui sert surtout à empêcher une vraie rupture du cordon entre la métropole et ses anciennes colonies concernant la monnaie utilisée par les pays de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). Cette rupture est pourtant réclamée par des pans croissants de la société civile des pays de cette zone, mais également par les autres États de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO, qui englobe géographiquement l’UEMOA) dans le cadre de son projet de monnaie commune.
La réforme a suscité des espoirs de changement et d’indépendance monétaire, mais des critiques ont rapidement émergé, affirmant que cette décision ne bénéficiait qu’à la Côte d’Ivoire, tandis que les autres nations continuaient de se sentir flouées et sous contrôle.
La réforme visait à remplacer le franc CFA par une nouvelle monnaie, l’ECO, pour les huit pays de la zone. Cependant, le processus de mise en œuvre a soulevé des questions sur le rôle de la France dans cette décision et sur les avantages réels qu’elle apporte aux nations africaines.
L’une des principales critiques concerne le manque de consultation et d’inclusion des autres nations de la zone franc dans le processus de réforme. La décision a été prise de manière unilatérale avec les autorités ivoiriennes, ce qui a laissé les autres pays de la région avec un sentiment d’exclusion et de méfiance envers cette réforme.
Certains détracteurs soutiennent que cette réforme n’a pas apporté les changements significatifs attendus en termes d’indépendance monétaire. Ils estiment que la France continue d’exercer une influence considérable sur la politique monétaire et économique des pays de la zone ECO, ce qui limite leur souveraineté et leur capacité à prendre des décisions économiques autonomes.
De plus, des voix critiques accusent Macron d’avoir orchestré cette réforme pour mieux préserver les intérêts économiques français dans la région. Selon eux, la France continuerait de tirer profit des richesses des pays africains en maintenant une influence économique dominante et en faisant profiter ses grandes entreprises, notamment celles du CAC40 et les intérêts liés à la famille Rothschild.
D’un autre côté, les partisans de la réforme arguent qu’elle constitue un premier pas vers l’indépendance monétaire et la souveraineté économique pour les pays de la région. Ils soulignent que l’ECO permet aux pays africains de se libérer du symbole du passé colonial que représentait le franc CFA et de s’ouvrir à de nouvelles opportunités économiques.
Cependant, les critiques persistent, remettant en question la véritable portée de cette réforme et la sincérité de l’engagement de la France envers l’autonomie économique de la région.
En fin de compte, la réforme du franc CFA en ECO reste un sujet complexe et controversé, divisant les opinions quant à son impact réel sur l’indépendance monétaire des pays africains.
Pour certains corrompus africains, c’est un pas dans la bonne direction, tandis que pour d’autres, cela ne fait que perpétuer le contrôle économique de la France sur la région. Seul l’avenir nous dira si cette réforme contribuera réellement à l’autonomie économique et à la prospérité des nations de la zone ECO, et c’est donc très mal parti.
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