Niger : NIGER – CEDEAO, les deux camps se préparent sérieusement.


NIGER – CEDEAO, les deux camps se préparent sérieusement.

Publié le 4.8.2023


En cas d’échec des négociations en cours sur la restauration de l’ordre constitutionnel au Niger, la Côte d’Ivoire a déclaré qu’elle serait impliquée dans une intervention militaire de la CEDAO contre la junte militaire nigérienne.

La Côte d’Ivoire annonce son implication en cas d’intervention militaire au Niger.

NIGER – La carte explique la situation actuelle en Afrique de l’Ouest après le coup d’État de Niamey. Le Bénin, la Côte D’ivoire, le Nigeria et le Sénégal ont donné leur feu vert à une opération militaire dans les prochains jours.

La note demandant aux unités nigériennes de se tenir prêtes pour une destination non spécifiée.

Les autorités locales nigériennes ont publié de nouveaux NOTAM hier soir :

Agadez, Niamey et l’aéroport de Zinder sont à nouveau ouverts aux vols internationaux (civils), mais uniquement s’ils proviennent et repartent par les espaces aériens de 🇲🇱🇧🇫🇩🇿🇱🇾🇹🇩. Les vols militaires ne sont pas autorisés et nécessitent toujours un permis.

RENCONTRE ENTRE CHEFS D’ÉTAT DU NIGER, MALI.

Selon certaines sources, il en ressort que la question de rejoindre l’alliance Mali – Burkina afin de parfaire l’encerclement des GAT a longuement été évoquée. N’oublions pas qu’un État-major entier fût viré par le président Bazoum pour s’être rendu au Mali dans le but de discuter sur la question.

La tension monte au Niger : la fin de l’ultimatum de la Cédéao approche, Bazoum appelle à l’aide.

La délégation de la Cédéao, arrivée le 3 août à Niamey pour négocier, est repartie quelques heures plus tard, sans avoir rencontré le chef de la junte. Dans une tribune, le président Bazoum a appelé Washington à l’aide. « Les envoyés de la Cédéao sont repartis » dans la nuit du 3 au 4 août et n’ont vu ni le chef des militaires qui ont pris le pouvoir la semaine dernière, le général Abdourahamane Tiani, ni le président renversé Mohamed Bazoum, a expliqué un des membres de la délégation le matin du 4 août.  Cette délégation était menée par l’ancien chef de l’État nigérian Abdulsalami Abubakar et devait initialement rencontrer les putschistes au Niger « pour présenter les demandes des dirigeants de la Cédéao», selon un communiqué de la présidence du Nigeria.

Le président nigérian Bola Tinubu, président en exercice de la Cédéao, avait pressé cette délégation de « tout faire » pour une « résolution à l’amiable » de la crise au Niger. La Cédéao a imposé de lourdes sanctions à Niamey et a donné jusqu’au 6 août aux putschistes pour rétablir dans ses fonctions le président Mohamed Bazoum, renversé le 26 juillet, sous peine d’utiliser « la force ». 

Le 3 août au soir, les putschistes ont annoncé qu’ils riposteraient « immédiatement » en cas d’« agression ou tentative d’agression » contre leur pays par la Cédéao.

Une réunion des chefs d’état-major ouest-africains se tient depuis le 2 août à Abuja, au Nigeria. Plusieurs armées ouest-africaines, dont celle du Sénégal, se disent prêtes à intervenir si l’ultimatum n’est pas respecté. Le Mali et le Burkina Faso, eux aussi dirigés par des militaires qui ont rompu avec la France, soutiennent quant à eux les putschistes.

Bazoum appelle ses alliés à l’aide.

Le président élu du Niger Mohamed Bazoum a prédit des « conséquences dévastatrices et appelé la communauté internationale à l’aide.

« J’appelle le gouvernement américain et l’ensemble de la communauté internationale à aider à restaurer l’ordre constitutionnel », a-t-il écrit « à titre d’otage » dans une tribune publiée par le quotidien américain Washington Post. Aussi Bazoum a-t-il mis en garde contre les conséquences « dévastatrices » du coup d’État pour le monde et le Sahel, qui pourrait passer, selon lui, sous l’« influence » de la Russie par le biais du groupe paramilitaire Wagner. Moscou a plaidé pour un dialogue national

La diplomatie russe a, par la voix de Maria Zakharova le 2 août, jugé « extrêmement important » d’empêcher « une nouvelle dégradation de la situation » au Niger. La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a plaidé pour l’organisation urgente d’un « dialogue national pour rétablir la paix civile, assurer la loi et l’ordre ».

Les « problèmes africains [nécessitent] des solutions africaines », a-t-elle estimé, espérant que « des efforts » seraient déployés « par l’intermédiaire de l’Union africaine et des organisations régionales ». « Dans le même temps, nous pensons que la menace du recours à la force contre un État souverain ne contribuera pas à désamorcer les tensions et à résoudre la situation dans le pays », a-t-elle ajouté. France 24 et RFI suspendus

Tard le 3 août, dans un communiqué lu à la télévision, les putschistes ont dénoncé « les accords de coopération dans le domaine de la sécurité et de la défense avec la France », dont un contingent militaire est déployé au Niger. Le même jour, les programmes de Radio France Internationale (RFI) et de la chaîne de télévision d’information France 24 ont été interrompus au Niger, « une décision prise hors de tout cadre conventionnel et légal », selon la maison mère des deux médias, France Médias Monde. Les signaux des deux médias ont été coupés « sur instructions des nouvelles autorités militaires », a indiqué à l’AFP un haut fonctionnaire nigérien. La France a condamné « très fermement » cette décision.

RFI et France 24 sont déjà suspendus au Burkina Faso et au Mali voisins. Un coup d’Etat au Niger, mené par le général Abdourahamane Tiani, a renversé le président élu et soutenu par la France, Mohamed Bazoum, la semaine dernière. Le général a justifié ce putsch par la « dégradation de la situation sécuritaire » dans un pays miné par la violence de groupes djihadistes.

La Russie affirme négocier la vente d’hélicoptères Mi-28 avec plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, suite au sommet de Saint Petersbourg.

Annonce du directeur du service fédéral de coopération militaro-technique de Russie, Dimitry Shugaev.

Le chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré, a signé le 21 juillet 2023, un décret portant création de deux Régiments d’Infanterie Commando (RIC).

Il s’agit du 52e Régiment d’Infanterie Commando (RIC) basé à Tougan, dans le Sourou et du 53e Régiment d’Infanterie Commando stationné à Nouna, dans la Kossi.

Comme mission, le 52e RIC basé à Tougan et le 53e RIC basé à Nouna ont en charge, la préparation opérationnelle des personnels et matériels en mesure de participer à l’exécution des missions dévolues à l’Armée de Terre, la préservation et la perpétuation des traditions au sein des forces armées nationales.

Chacun des deux RIC est commandé par un officier nommé par décret présidentiel. Il prend le titre de chef de corps du 52e RIC ou du 53e RIC et est assisté d’un adjoint, officier nommé dans les mêmes conditions et qui prend le titre de chef de corps adjoint. Ces deux RIC ainsi que leurs commandants sont placés sous l’autorité du commandant de la 5e région militaire.

La question du Niger est vraiment complexe


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