Chine : Xi Jinping a inspecté aujourd’hui le Centre d’opérations conjointes du Conseil militaire suprême en tenue de camouflage et laisse un message à l’armée.


Xi Jinping a inspecté aujourd’hui le Centre d’opérations conjointes du Conseil militaire suprême en tenue de camouflage et laisse un message à l’armée.

Publié le 8.11.2022


Xi Jinping a inspecté aujourd’hui le Centre d’opérations conjointes du Conseil militaire suprême en tenue de camouflage et a ordonné à l’armée d’accroître sa capacité de combat et de renforcer sa capacité à « combattre et gagner ».

Xi Jinping ordonne à l’armée de se concentrer sur la préparation au combat

Le président chinois Xi Jinping, qui est aussi président du Conseil militaire central de Chine, a ordonné à l’Armée populaire de libération de Chine (APL) de se concentrer sur la préparation d’une participation à de véritables hostilités.

Le dirigeant chinois a également évoqué la nécessité de mener à bien la réforme initiée en 2015. La Chine travaille depuis à se doter d’une armée ultramoderne.

Outre des exercices intensifs, la Chine développe, comme la Russie, ses armes hypersoniques au pas de charge. Pékin a ainsi lancé des missiles DF-17 lors d’exercices de tir réel près de l’île de Pingtan dans le détroit de Taiwan, début août.

A l’instar de l’Avangard russe, Pékin a également testé une unité de glissement hypersonique. Ce qui inquiète Washington, à la traîne dans ce domaine : malgré ses efforts, la DARPA ne prévoit pas la mise en service de telles armes avant 2030-2040.

Pékin supprime un discours antirusse du président du Conseil européen à l’expo de Shanghai

Pour l’ouverture de la China International Import Expo (CIIE), le Belge Charles Michel avait fourni aux autorités un discours préenregistré, mais Pékin a décidé de ne pas le diffuser, car Michel y critiquait la «guerre illégale» de la Russie en Ukraine et y appelait à réduire la dépendance commerciale de l’UE à l’égard de la Chine.

Michel allait exhorter Pékin à peser dans la résolution du conflit en Ukraine, car, selon lui, la Chine «pouvait aider à y mettre fin».

À une semaine d’une rencontre entre Xi Jinping et Charles Michel lors du sommet du G20 en indonésie, le message donc est passé.

Menace pour l’ordre mondial»: von der Leyen s’attaque maintenant à la Chine

«La mise en échec de la Russie seule ne permettra pas de sauver l’ordre mondial fondé sur les règles», a déclamé Ursula, le 12 octobre, très martiale, «car le révisionnisme du Kremlin n’est ni la seule ni la plus sérieuse menace contre l’ordre fondé sur les règles».

Et Ursula, parfaitement alignée sur Washington, de s’en prendre au «partenariat illimité» entre Pékin et Moscou, en étroite collaboration stratégique et économique.

«Nous observerons avec attention les résultats du congrès du Parti communiste chinois pour voir si la Chine évolue sur sa position internationale», a prévenu Ursula, sans doute peu au courant des rapports de force réels.

De fait, Pékin ne lâchera pas son partenariat avec la Russie tant que l’Empire anglo-saxon, et ses vassaux européens cornaqués par von der Leyen, harcelèront la Chine.

Effondrement de l’ONU : l’Allemagne veut sa place au Conseil de Sécurité, Biden veut le diluer.

BRICS-La Russie appelle à une réforme de l’ONU, pour passer au monde d’après

Dans son discours à la tribune de l’ONU – qu’il a dû faire réécrire en urgence à cause de l’allocution de Poutine, Biden a appelé à un élargissement du Conseil de Sécurité. Une façon de réduire l’influence de la Chine et de la Russie, deux des cinq membres permanents.

De son côté, le chancelier Olaf Scholz a réclamé un siège parmi les «cinq grands». L’Allemagne mérite un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, car elle adhère aux principes des Nations unies et «offre et recherche la coopération», a-t-il déclaré.

Mais avec l’inclusion de l’Allemagne, soldat de Washington, dans le Conseil de sécurité, l’OTAN serait surreprésentée dans l’organisation, ce qui serait inacceptable pour Moscou, Pékin, mais aussi Téhéran et d’autres pays, toujours plus nombreux, non alignés sur l’Empire US.

Diluée, discréditée, l’ONU connaîtrait le même sort que la Société des Nations (SDN) de l’entre-deux-guerres, prédit le politologue russe Youri Svetov.

Idée : Et si Macron proposait charitablement le siège de la France à Berlin… ou à Bruxelles ?