France : Drame pour E. Macron, cette plainte déposée par une femme qui pourrait anéantir le Président-candidat ?


Drame pour Emmanuel Macron : cette plainte déposée par une femme qui pourrait anéantir le Président-candidat ?

Gestion de la Covid-19 : la présidente d’une association de victimes dépose plainte contre trois cabinets de conseil pour « corruption » et « recel de favoritisme »

Cette plainte a été déposée vendredi contre McKinsey, Citwell et JLL, trois cabinets qui ont conseillé le gouvernement dans sa gestion de la pandémie de Covid-19.

Publié par Céline le 02 Avr 2022


Julie Grasset, présidente d’une association de victimes, a annoncé ce vendredi 1er avril avoir déposé une plainte contre trois cabinets de conseil. McKinsey, Citwell et JLL, pour corruption et également recel de favoritisme.

Ces derniers avaient conseillé le gouvernement dans sa gestion de la crise de Covid-19.

Gestion de la Crise Covid : Julie Grasset attaque de nouveau le gouvernement ! Une plainte déposée contre trois cabinets de conseil

Julie Grasset attaque de nouveau le gouvernement et dépose plainte contre trois cabinets de conseil !

Les temps sont visiblement très durs pour Emmanuel Macron. Alors que nous vous dévoilions hier en vidéo, le chef de l’État essayant tant bien que mal de se justifier au sujet de l’utilisation polémique du cabinet de conseils privés américain McKinsey… Il s’avère que ce dernier a dû faire face ce 1er avril à un nouveau rebondissement !

En effet, la présidente de l’Association de victimes de la Covid-19 a annoncé avoir porté plainte contre les cabinets privés McKinsey, JLL France et Citwell. Cette plainte a été déposée auprès du parquet national financier (PNF). Et accuse des faits de corruption, et également de recel de favoritisme. 

Une plainte contre X a, par ailleurs, été déposée pour détournement de fonds publics, recel de détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts.


Gestion de la Covid-19 : la présidente d’une association de victimes dépose plainte contre trois cabinets de conseil pour « corruption » et « recel de favoritisme »

Publié le 2.4.2022 par France Infos

Cette plainte a été déposée vendredi contre McKinsey, Citwell et JLL, trois cabinets qui ont conseillé le gouvernement dans sa gestion de la pandémie de Covid-19.

Deux infirmières s’occupent d’un patient atteint de Covid-19 dans le service de réanimation de l’hôpital Princesse-Grâce, à Monaco, le 26 janvier 2022. (JEAN FRANCOIS OTTONELLO / MAXPPP)

La présidente d’une association de victimes de la Covid-19, Cœur vide 19, Julie Grasset, en son nom propre, a déposé plainte vendredi 1er avril contre les cabinets de conseil McKinsey, JLL France et Citwell, auprès du parquet national financier (PNF), pour « corruption » et « recel de favoritisme ». Franceinfo a pu consulter cette plainte, déposée et rédigée par Yassine Bouzrou, l’avocat de la plaignante. Ces trois cabinets de conseil privés ont notamment été mandatés par le ministère de la Santé, durant la crise de la Covid-19, pour gérer la logistique de réception, de stockage et d’acheminement des masques et des vaccins contre la Covid-19.

La présidente de l’association a également déposé plainte contre X pour « détournement de fonds publics », « recel de détournement de fonds publics », « favoritisme » et « prise illégale d’intérêts ». Ce n’est pas la première fois que Julie Grasset dénonce la gestion de la crise de la Covid-19 en France. Elle avait attaqué à plusieurs reprises le gouvernement auprès de la Cour de justice de la République pour sa gestion de la crise sanitaire. En octobre 2020, des perquisitions avaient été menées chez des ministres actuels ou anciens, comme Édouard Philippe, Olivier Véran et Agnès Buzyn. En septembre dernier, l’ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn avait d’ailleurs été mise en examen pour « mise en danger de la vie d’autrui » par les magistrats de la Cour de justice de la République.

Des cabinets de conseil « incompétents »

Cette polémique sur l’usage des cabinets de conseil privés par l’État, notamment pendant la crise sanitaire, que de nombreux opposants au gouvernement qualifient « d’affaire McKinsey », a débuté à la mi-mars, après le rapport d’une commission d’enquête sénatoriale. Selon ce rapport, les dépenses de conseil des ministères sont passées de 379,1 millions d’euros en 2018, à 893,9 millions d’euros en 2021. « Il est permis de penser que la gestion de la crise sanitaire par des cabinets de conseil incompétents en matière médicale et sanitaire a été particulièrement mauvaise et que cette gestion déléguée a empêché qu’une politique publique efficace soit mise en place pour éviter la propagation de la Covid-19 », est-il écrit dans la plainte déposée par maître Yassine Bouzrou.

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L’avocat de la présidente de l’association écrit que « certains cabinets de conseils ont été favorisés par les choix opérés par le ministère de la Santé » et que « les conditions d’octroi de ces contrats durant la crise sanitaire sont floues et laissent envisager qu’aucune publicité ni mise en concurrence n’a été effectuée ». La plainte ajoute qu’« il est indispensable que des investigations soient faites sur les intérêts liant les cabinets de conseil mandatés pour gérer la crise sanitaire et le ministère de la Santé qui leur a confié cette mission ». Maître Yassine Bouzrou estime, dans la plainte, qu’une prise illégale d’intérêts « pourrait ainsi être caractérisée si le ministère de la Santé était, du fait des intérêts partagés avec les cabinets de conseil privés, dans l’impossibilité de prendre une décision en toute indépendance et impartialité ».

« Des liens » pointés entre cabinets et ministère

Enfin, selon la plainte, « au regard des liens qui semblent exister entre les cabinets de conseil et les fonctionnaires du ministère de la Santé, il est permis de penser que des actes de corruption pourraient avoir été commis par certains membres des cabinets de conseil pour obtenir du ministère de la Santé des marchés et contrats en lien avec la crise sanitaire ». Yassine Bouzrou, l’avocat de Julie Grasset, demande l’ouverture d’une information judiciaire « dans les plus brefs délais » et que les investigations soient diligentées par « un magistrat indépendant ».

Dimanche 27 mars, le président de la République Emmanuel Macron, interrogé sur la polémique au sujet des contrats passés entre le gouvernement et le cabinet de conseil McKinsey, avait déclaré : « S’il y a des preuves de manipulation, que ça aille au pénal. »

Une femme bien déterminée à obtenir gain de cause pour l’honneur de son père

Il faut savoir que ce n’est pas la première fois que Julie Grasset dénonce la gestion de la crise de la Covid-19 dans le pays. En effet, rappelez-vous, de nombreuses plaintes avaient été déposées à l’époque… Et cette jeune femme avait également attaqué à maintes reprises le gouvernement auprès de la Cour de justice de la République. Notamment en ce qui concerne la gestion de la crise sanitaire.

En octobre 2020, le domicile d’Édouard Philippe, Agnès Buzyn et Olivier Véran avaient été perquisitionnés. Agnès Buzyn avait d’ailleurs, en septembre dernier, été mise en examen par les magistrats de la cour de justice de la République pour « mise en danger de la vie d’autrui ».

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