Europe : Le contrôleur des données ordonne à Europol d’effacer d’anciennes informations, pourquoi ?…


Le contrôleur des données ordonne à Europol d’effacer d’anciennes informations.

Publié le 1.11.2022


Le contrôleur européen de la protection des données a ordonné lundi à Europol d’effacer toutes les données concernant des individus sans lien avéré avec des activités criminelles, et a imposé une période de conservation de six mois pour filtrer et analyser les grands ensembles de données, suite à une enquête lancée en 2019. Cela signifie que les données de plus de six mois qui n’ont pas été catégorisées doivent être effacées. L’agence de police basée à La Haye a maintenant 12 mois pour se conformer à l’ordonnance.

Qui a intérêt de faire disparaître certaine donnée et sur qui aussi rapidement et avec autant d’insistance ? Et que vont devenir ces Datas ?

Pour nous l’arrestation au Danemark de Lars Findsen arrêté et inculpé puis emprisonné, pour des fuites présumées et pour avoir divulgué des secrets, en décembre de l’année dernière, est derrière cela et est le point de départ avec le logiciel Pégasus, pourquoi ? Lars Findsen était en relation avec la NSA Américaine et alors ? Il était « le chef de l’agence danoise de renseignement extérieur » et un communiqué de cette année-là disait : « Un organisme indépendant de surveillance du renseignement a porté des accusations de fautes graves, notamment des allégations selon lesquelles les services de renseignement danois se seraient concertés avec l’Agence nationale de sécurité américaine (NSA) pour espionner de simples citoyens danois » Lire l’article ici. Mais aucune mention n’a été faite des révélations sur le logiciel espion Pegasus qui a montré que de nombreux gouvernements, dont certains en Europe, tentaient activement d’intercepter les communications des défenseurs des droits de l’homme, des journalistes et des avocats pour lesquels le cryptage constitue leur seule protection. Alors suppressions ciblées ou effacement des trahisons d’écoute faite sur le peuple européen ? Vous savez que le mensonge est leur plus grande Qualité qui les obligent à vous annoncer ce qu’ils font. Toujours pour votre bien.

Données informatiques affichées sur un écran au centre de lutte contre la cybercriminalité au siège d’Europol à La Haye. – Copyright AP Photo/Peter Dejong, File

Europol a reçu l’ordre de supprimer toute information relative à des personnes qui n’ont pas été reconnues coupables d’un quelconque crime.

Une enquête a révélé que l’agence de police de l’Union européenne avait collecté et stocké des données sur des citoyens innocents.

La commissaire européenne chargée des affaires intérieures, Ylva Johansson, a fait valoir qu’Europol soutient les autorités de police nationales dans la « tâche herculéenne » d’analyse des données transmises légalement. Photo : Anadolu Agency/Getty Images

Europol a reçu l’ordre de supprimer toutes les données qui ne sont pas conformes aux garanties relatives à la durée de conservation des informations sensibles, qui ne peuvent être conservées que pendant six mois si aucune activité criminelle ne peut être prouvée.

Le Contrôleur européen de la protection des données (CEPD) a déclaré qu’Europol a été notifié de l’ordre le 3 janvier suite à une enquête de 2019.

Le CEPD a déclaré qu’il a réprimandé Europol il y a deux ans « pour le stockage continu de grands volumes » de ces données qui « présente un risque pour les droits fondamentaux des personnes. »

L’organisme de surveillance a déclaré qu’Europol a depuis introduit certaines mesures, mais qu’il ne s’est pas conformé aux demandes de fixer une période de conservation des données appropriée.

« Cela signifie qu’Europol conservait ces données plus longtemps que nécessaire », a déclaré le CEPD.

La patronne d’Europol, Catherine de Bolle, a fait valoir que la nécessité pour les services répressifs d’extraire des preuves des téléphones intelligents devrait l’emporter sur les considérations relatives à la vie privée. Photo : Sem van der Wal/ANP/AFP/Getty Images

L’agence de police a maintenant 12 mois pour supprimer les données qui n’ont pas été détruites avant le 3 janvier.

Dans une déclaration lundi, Europol a déclaré que la décision du CEPD « aura un impact sur notre capacité à analyser des ensembles de données larges et complexes à la demande des services de police ».

L’agence a ajouté que les ensembles de données pour les cas majeurs de cybercriminalité, de terrorisme ou de trafic international de drogue sont « fréquemment » plus longs que six mois.

Source 1

Source 2

The Pegasus Project par The Guardian