France : Soupçons de blanchiment de fraude fiscale à la mairie de Paris : l’adjoint d’Anne Hidalgo démissionne.


Soupçons de blanchiment de fraude fiscale à la mairie de Paris : l’adjoint d’Anne Hidalgo démissionne.

Publié le 18.12.2021 par Epoch Times avec AFP


La maire de Paris Anne Hidalgo. (Photo : Chip Somodevilla/Getty Images)
La maire de Paris Anne Hidalgo. (Photo : Chip Somodevilla/Getty Images)

Vendredi 17 décembre, l’adjoint chargé de l’Europe de la maire PS de Paris Anne Hidalgo, Hermano Sanches Ruivo, a démissionné de ses fonctions après l’ouverture d’une enquête, la commission de déontologie des élus parisiens pointant un conflit d’intérêts entre ses activités publiques et privées.

« Je constate que les conditions politiques de l’exercice normal de mon mandat d’adjoint à la Maire de Paris en charge de l’Europe ne sont plus réunies », a déclaré l’élu, âgé de 55 ans, dans une déclaration.

« J’ai décidé de démissionner de mon poste d’adjoint, le temps de me consacrer exclusivement à ma défense », explique M. Sanches Ruivo qui se tient « à la disposition de la justice » et se dit de « bonne foi ».

Huit jours auparavant, la mairie de Paris avait annoncé saisir sa commission de déontologie après l’audition de cet élu par la police pour des soupçons de blanchiment de fraude fiscale, rapportés par Le Parisien.

Un conflit d’intérêts entre activités privées et publiques

Jeudi, la commission de déontologie des élus du Conseil de Paris a rendu à Anne Hidalgo un avis « pointant un conflit d’intérêts entre ses activités privées et publiques », a indiqué la mairie.

De plus, selon la même source, la commission a trouvé des divergences entre la déclaration d’intérêts de l’élu et celle faite lors de son audition.

L’enquête étant déjà ouverte, la mairie n’a plus à recourir à la procédure au titre de l’article 40 imposant à tout agent public ayant connaissance d’un crime ou délit d’en informer le procureur. L’avis de la commission « sera transmis au parquet de Paris dans le cadre de son enquête », indique la mairie.

Selon Le Parisien, l’élu d’origine portugaise aurait été placé en garde à vue en octobre « suite à une dénonciation anonyme ». L’intéressé a lui assuré au journal avoir répondu aux enquêteurs, mais pas sous le régime de la garde à vue.

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