Q SCOOP – Facebook envoie désormais des messages à certains utilisateurs pour les interroger sur leurs amis potentiellement « extrémistes ».


Facebook envoie désormais des messages à certains utilisateurs pour les interroger sur leurs amis potentiellement « extrémistes ».

Publié le 3.7.2021 par Jack Phillips


Un panneau numérique géant est exposé sur le campus du siège social de Facebook à Menlo Park, en Californie, le 23 octobre 2019 (JOSH EDELSON/AFP via Getty Images)
Un panneau numérique géant est exposé sur le campus du siège social de Facebook à Menlo Park, en Californie, le 23 octobre 2019 (JOSH EDELSON/AFP via Getty Images)

Certains utilisateurs de Facebook ont récemment signalé avoir reçu des messages d’avertissement du géant des médias sociaux concernant des « extrémistes » ou des « contenus extrémistes ».

« Êtes-vous inquiet que quelqu’un que vous connaissez devienne un extrémiste ? » peut-on lire dans un message. « Nous nous soucions de prévenir l’extrémisme sur Facebook. D’autres personnes dans votre situation ont reçu un soutien confidentiel. »

Le message propose également un bouton pour « Obtenir du soutien », qui mène à une autre page Facebook sur l’extrémisme.

La rédactrice en chef de Redstate, Kira Davis, qui dit avoir reçu d’un ami une capture d’écran du message, a écrit : « Quelqu’un a-t-il vu ce message apparaître sur son FB ? Mon ami (qui n’est pas un idéologue mais qui anime beaucoup de discussions concurrentes) a reçu ce message deux fois. Il est très perturbé. »

D’autres encore ont déclaré avoir reçu un avertissement indiquant qu’ils avaient peut-être été « exposés récemment à des contenus extrémistes préjudiciables ». Le message indique ensuite que « des groupes violents tentent de manipuler votre colère et votre déception », proposant de la même manière une option « Obtenir du soutien ».

« Facebook m’a envoyé au hasard cet avis sur l’extrémisme lorsque j’ai cliqué sur l’application. Plutôt bizarre. […] Le bouton ‘Obtenir du soutien’ renvoie simplement à un court article demandant aux gens de ne pas être haineux »a écrit un autre utilisateur sur Twitter.

Un porte-parole de Facebook a confirmé à Epoch Times le 1er juillet que l’entreprise testait actuellement les avertissements auprès de certains utilisateurs.

« Ce test s’inscrit dans le cadre de notre travail plus large visant à évaluer les moyens de fournir des ressources et un soutien aux personnes sur Facebook qui ont pu s’engager ou être exposées à des contenus extrémistes, ou qui peuvent connaître quelqu’un qui est à risque. Nous travaillons en partenariat avec des ONG et des experts universitaires dans ce domaine et nous espérons avoir plus d’informations à partager à l’avenir », a déclaré le porte-parole, sans donner plus de détails.

Ces messages interviennent après que les législateurs ont, à plusieurs reprises, ciblé et mis sous pression les PDG de grandes entreprises technologiques telles que Facebook, Twitter, Google et Microsoft, les accusant essentiellement de permettre l’« extrémisme », la désinformation et la cyberintimidation sur leurs plateformes. Ces entreprises de médias sociaux ont fait l’objet de critiques de la part des conservateurs, qui les ont accusées de censurer les voix conservatrices et de limiter la portée – ou de bloquer carrément – des contenus qui dépeignent les personnalités politiques progressistes sous un jour négatif.

Les conservateurs, y compris l’ancien président américain Donald Trump, ont plaidé pour la révocation de la section 230 de la loi fédérale sur la décence des communications, qui sert de bouclier de responsabilité pour les éditeurs en ligne. Toutefois, le mouvement visant à contrôler les grandes entreprises technologiques a reçu un coup en début de semaine lorsqu’un juge fédéral a rejeté une action en justice de la Federal Trade Commission contre Facebook, qui avait accusé l’entreprise de se livrer à des pratiques anticoncurrentielles.

Ces messages d’avertissement ne manqueront toutefois pas de déclencher des réactions encore plus négatives à l’encontre de Facebook et de son PDG, Mark Zuckerberg, qui craignent que l’entreprise ne tente d’étouffer la liberté d’expression. Sur Twitter, alors que les captures d’écran des messages d’avertissement étaient partagées en masse le 1er juillet, de nombreux utilisateurs ont exprimé leur inquiétude quant à la direction prise par Facebook.


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