Q INFOS – Les lobbyistes et Big Pharma «aimeraient bien que le vaccin russe ne soit pas distribué en Europe».


Les lobbyistes et Big Pharma «aimeraient bien que le vaccin russe ne soit pas distribué en Europe»

Publié le 27.03.2021 par Rachel Marsden. Sputnik France


Comment les turbulences entre la Russie et l’Union européenne pourraient-elle porter atteinte à la santé des Européens? Décryptage de Sébastien Cochard, ancien diplomate et conseiller de députés européens, pour le Désordre mondial.

Josep Borrell, le chef de la diplomatie européenne, s’est rendu à Moscou le mois dernier pour une rencontre avec le ministre des Affaires étrangères russe Sergeï Lavrov, suscitant ainsi une levée de boucliers à Bruxelles après notamment ses propos sur le vaccin russe, «une bonne nouvelle pour l’humanité».

Il tient d’ailleurs à cet égard la position inverse de Thierry Breton, le commissaire européen au Marché intérieur, qui a déclaré que l’Europe n’en avait pas besoin. Au milieu de ces turbulences, Bruxelles doit prendre une décision sur la validation du Spoutnik V pour les citoyens des pays européens.

Spoutnik V : « Nous ne forçons personne », insiste Vladimir Poutine qui dénonce le lobbying de l’UE
Vladimir Poutine n’a pas apprécié les déclarations du Commissaire européen au Marché intérieur, Thierry Breton, qui a affirmé que l’Union européenne n’avait pas besoin du vaccin Spoutnik V.

Poutine dénonce le lobbying de Bruxelles

Ces propos interviennent après les réserves émises sur ce vaccin par une responsable de l’Agence européenne du médicament.

Le chef du Kremlin a profité d’une visioconférence pour répondre : « Nous ne forçons personne à faire quoi que ce soit (…) Mais quand nous entendons de telles déclarations, nous nous interrogeons sur les intérêts que défendent ces gens. Défendent-ils les intérêts des entreprises pharmaceutiques ou ceux des citoyens européens? Que font-ils ? Du lobbying ? »

Un vaccin de « complément » selon Thierry Breton

Lors d’une interview dimanche soir à TF1, le Commissaire européen Thierry Breton a estimé que Spoutnik V était un vaccin de complément, ajoutant que les Russes avaient des difficultés à le fabriquer et que l’Union européenne pourrait peut-être les aider.

Ce vaccin, jugé pourtant fiable et efficace par des experts indépendants, suscite la méfiance en Europe. Des experts de l’Agence européenne du médicament doivent se rendre en Russie pour l’examiner de près. La Hongrie, n’a pas attendu le feu vert de l’EMA pour commander des doses, tout comme la Slovaquie et la République tchèque.


«Pour des raisons commerciales, les lobbyistes et Big Pharma aimeraient que le vaccin russe ne soit pas distribué en Europe. Pour des raisons d’ »antirussisme » systémique, tout sera fait pour que le vaccin russe ne soit pas autorisé», réagit Sébastien Cochard, ancien diplomate et conseiller de députés européens au micro de Rachel Marsden.

Il estime que la réaction négative de Bruxelles repose sur quelques pays européens dont le fonds de commerce est d’être antirusse.

«La controverse repose seulement sur le fait que le représentant de l’Union européenne se soit déplacé à Moscou, ce qui est inouï. Certains pays veulent instaurer un cordon sanitaire autour des autorites russes.»

L’efficacité du vaccin russe est estimée à 91,6% et reconnue par les scientifiques.

Est-ce que la mauvaise volonté des autorités européennes pourrait influer sur la validation du Sputnik V en Europe? Sébastien Cochard est formel:

«La patronne de l’Agence européenne des médicaments a déclaré qu’elle ferait tout pour empêcher sa validation.»

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