Q SCOOP – La France déclare un nouveau confinement dans 16 régions (dont Paris) pendant au moins quatre semaines.


La France déclare un nouveau verrouillage dans 16 régions (dont Paris) pendant au moins quatre semaines, les règles de couvre-feu devant être renforcées. Covid : l’Ile-de-France, les Hauts-de-France, et les Alpes-Maritimes confinés 7 jours sur 7

Face à la progression de l’épidémie, l’exécutif décide de confiner ces régions pour quatre semaines à compter de vendredi soir minuit. 16 départements sont concernés, dont la région Ile-de-France. Dans toute la France, le couvre-feu est repoussé de 18 heures à 19 heures.


CARTE. Covid-19 : de nouveaux territoires confinés ? La situation sanitaire dans votre département

Publié le 18.3.2021


l’essentiel Alors que se tient ce mercredi un Conseil de défense sanitaire, la circulation du virus inquiète dans plusieurs régions de l’Hexagone. Pour faire face, l’exécutif n’entend miser que sur des mesures territoriales. La Dépêche du Midi fait le point sur les départements les plus en difficulté.

L’exécutif persiste et signe : face à la troisième vague de Covid-19 qui frappe actuellement le pays, la stratégie à appliquer sera celle de la vaccination et du confinement territorialisé. Alors qu’un Conseil de défense sanitaire se tient ce mercredi 17 mars, les autorités sanitaires du pays gardent les yeux rivés sur les indicateurs de la circulation du virus dans les différents départements de France.

Alpes-Maritimes, Ile-de-France, Pas-de-Calais…

Plusieurs régions de l’Hexagone sont clairement identifiées comme faisant l’objet d’une circulation intense du virus : c’est le cas du littoral de la Côte d’Azur par exemple, avec en tête de gondole le département des Alpes-Maritimes, où le taux d’incidence reste particulièrement haut : on dénombre pas moins de 456,8 nouveaux pour 100 000 habitants selon les dernières données communiquées par Santé Publique France, comme le montre la carte ci-dessous (si aucune carte n’est visible, merci de désactiver votre bloqueur de publicité).

Sur place, les taux d’occupation dans les services de réanimation dépassent les 90 %, comme l’a affirmé l’Agence Régionale de Santé de Provence-Alpes Côte d’Azur à la Dépêche du Midi. La plupart des communes du département font actuellement l’objet d’un confinement territorialisé le week-end. C’est également le cas à Dunkerque, dans le département du Nord, où le taux d’incidence est de 372,6 cas pour 100 000 habitants.

Mais c’est surtout sur la région Île-de-France que la vigilance est de mise. Localement c’est le département de la Seine-Saint-Denis qui inquiète le plus : le taux d’incidence plafonne à plus de 499 cas pour 100 000 habitants. Ce mercredi matin, Stéphane Troussel, président socialiste du département de la Seine-Saint-Denis a demandé des mesures proportionnées : « S’il n’y a pas d’autre choix que de prendre des restrictions supplémentaires, celles-ci devront être très proportionnées », a évoqué ce dernier au micro de France Info.

Il semble également que de nombreuses inquiétudes se portent sur le Territoire de Belfort, où le taux d’incidence a grimpé de plus de 130 % en l’espace d’une semaine entre le 7 et le 13 mars, pour plafonner à plus de 206 nouveaux cas pour 100 000 habitants.

Et en Occitanie ?

En Occitanie, la situation sanitaire est à ce point satisfaisante que la région est amenée à prêter main-forte aux territoires les plus en difficulté face au virus. Les établissements hospitaliers locaux vont accueillir dans les semaines à venir de nombreux patients, venus d’autres régions, en services de réanimation. 86 % des chambres en réanimation de la région sont occupées actuellement : la marge de manœuvre reste fine en cas de rebond épidémiologique.

Reste que la région affiche un taux d’incidence inférieur à celui de la moyenne nationale. On compte en moyenne 140 nouveaux cas pour 100 000 habitants sur le territoire régional (contre 208 à l’échelle nationale), comme le montre la carte suivante.

Localement, le Gers fait bonne figure : c’est le département qui en France, affiche la plus forte baisse de son taux d’incidence entre le 7 et le 13 mars. Celui-ci a diminué de plus de 24 % et s’affiche désormais à plus de 62 cas pour 100 000 habitants. Bonne nouvelle aussi en Haute-Garonne où le taux d’incidence a diminué de plus de 15 % en une semaine (149,6 cas pour 100 000 habitants).

La situation reste cependant préoccupante en Nouvelle-Aquitaine, où dans la majeure partie des départements, le taux d’incidence augmente en flèche (de plus de 20 %). Les taux d’incidence restent cependant sous la barre des 200 cas pour 100 000 habitants.


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