Q SCOOP – Congo : L’affaire Attanasio, le procureur général tué lors d’une enquête.


L’affaire devient de plus en plus obscure, mais en tant que conspirateur, nous imaginons déjà une main noire, il suffit de lire les premiers rapports menteurs.

Le 22 février, l’ambassadeur Attanasio a été tué à Goma, au Congo, dans des circonstances qui restent à éclaircir, mais qui, en tout état de cause, mettent en évidence une grave responsabilité de l’ONU. Le 3 mars, à seulement 20 km du lieu de l’embuscade contre Attanasio, le procureur en chef qui enquêtait sur la mort d’Attanasio a été tué. Certains services secrets étrangers veulent-ils que la vérité ne soit pas révélée ? Au Congo, la France de Macron semble assez influente.

Publié le 4.3.2021 par Cesare Sacchetti


Nouvelle embuscade en République démocratique du Congo, a tué le procureur militaire en chef chargé de l’enquête sur l’affaire Attanasio.

Raffaella Scuderi pour repubblica.it – – A 20 kilomètres du massacre du convoi de Luca Attanasio à Kibumba, une nouvelle embuscade en République démocratique du Congo a tué le procureur militaire en chef du territoire de Rutshuru, William Hassani. Le village de Rutshuru était la destination finale de la mission du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies, à laquelle notre ambassadeur participait.

C’est arrivé mardi soir sur la RN2, la même route qui a vu la mort d’Attanasio, de son garde du corps Vittorio Iacovacci et du chauffeur congolais Mustapha Milambo. Hassani était une autorité légale militaire sur le territoire. Il a été tué sur le chemin du retour de Goma, où les plus hauts représentants locaux s’étaient réunis ce jour-là pour discuter de la sécurité dans la région.

Lors de cette rencontre, étaient présents Emmanuel Demerode, le directeur belge du parc des Virunga, dont les gardes ont été les premiers à intervenir sur les lieux de l’embuscade tendue au convoi ; des représentants de l’armée congolaise, qui était stationnée le 22 février près de Kibumba, et le chef de l’enquête sur la mort d’Attanasio, le général Vital Awashango.

L’affaire Attanasio, une série de coïncidences
Les faits de l’affaire Attanasio concernant cette deuxième embuscade mortelle sont une suite de coïncidences singulières. Le même chemin, la même modalité et une rencontre au plus haut niveau sur le massacre de Kibumba. A Goma, il y a des rumeurs, crédibles même si elles sont démenties par l’armée, selon lesquelles Hassani aurait fait partie de l’équipe d’enquête avec Awashango.

Congo, gouvernement : « Attanasio nous a informés de l’annulation du voyage à l’est ».

La sécurité de la RN2, aux mains de dizaines de groupes rebelles, est entre les mains des forces armées congolaises (Fardc), des rangers de Demerode (ICCN) et de ceux qui organisent les missions : dans le cas d’Attanasio, Pam, la dernière lauréate du prix Nobel de la paix. Le procureur général – dit le document – voyageait en jeep de Goma à Kaunga.

Il aurait été tué par des soldats du 3416e régiment qui harcelaient la population en érigeant des barricades le long de la route pour rafler les villages sans être dérangés. « Quand ils ont vu la jeep militaire, ils ont tiré ».

Lorsque Attanasio et Iacovacci ont été attaqués, dans la brousse, à quelques kilomètres de Rutshuru, les rangers « ont résisté à la violence des attaquants. Mais ils n’ont pas réussi », explique M. Demerode. L’armée congolaise n’a pas pu le faire. Et la Pam non plus.

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