Q SCOOP – Marc Boléa,conseiller départemental LREM en garde à vue pour proxénétisme et blanchissement d’argent.


Le Puy en Velay (43). Un conseiller départemental proche de LREM en garde à vue pour proxénétisme et blanchissement d’argent.

Publié le 9.12.2020 par Hugo DESCHAMPS (hugo.deschamps@leprogres.fr)

Une propriétaire d’immeubles et son compagnon, Marc Boléa, conseiller départementaont été placés en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour « proxénétisme hôtelier » et blanchiment d’argent.

(…) Les surveillances ont ainsi confirmé la présence habituelle des prostituées, femmes et transsexuels. Ces investigations, couplées aux auditions des douze travailleuses du sexe occupant neuf de ces logements, ont permis d’établir « le rôle de la propriétaire et de son compagnon, pour faciliter l’exercice de cette prostitution habituelle et en tirer profit », conclut le parquet.

Cette pratique, considérée aux yeux de la loi comme du « proxénétisme hôtelier », est un délit et relève de la criminalité en bande organisée. Le couple soupçonné, dont la garde à vue peut durer jusqu’à 96 heures avant une éventuelle mise en examen, encourt des peines de dix ans d’emprisonnement et 750 000 euros d’amende.

Haute-Loire. Proxénétisme au Puy-en-Velay: un conseiller départemental en garde à vue

Une enquête judiciaire au long cours pour une affaire de proxénétisme et de blanchiment d’argent a été menée conjointement par la police judiciaire de Clermont-Ferrand, le groupe interministériel de recherches d’Auvergne et le commissariat du Puy-en-Velay.

Conseiller départemental et président du Sdis

Elle a débouché sur l’interpellation, mardi matin, de Marc Bolea (*), conseiller départemental du premier canton du Puy-en-Velay et président du conseil d’administration du Sdis (Service départemental d’incendie et de secours). Ainsi que de sa compagne, propriétaire de plusieurs immeubles en centre-ville. Cette dernière exploitait également l’hôtel Le Régional, qui avait été la proie des flammes en août.

Les investigations ont été lancées durant l’été, « à la suite de soupçons concernant une activité soutenue de prostitués dans un gîte de la rue de la Gazelle et deux appartements du 18 avenue Foch », indique le parquet de Haute-Loire. Au total, onze logements.

Douze prostituées entendues

Les surveillances effectuées par les enquêteurs ont ainsi confirmé la présence habituelle des prostituées, femmes et transsexuels, aux deux adresses. Ces investigations, couplées aux auditions des douze travailleuses du sexe occupant neuf de ces logements, ont permis d’établir « le rôle de la propriétaire et de son compagnon, pour faciliter l’exercice de cette prostitution habituelle et en tirer profit », conclut le parquet.

Des faits de « proxénétisme hôtelier »

Cette pratique, considérée aux yeux de la loi comme du « proxénétisme hôtelier », est un délit et relève de la criminalité en bande organisée.Le couple soupçonné, dont la garde à vue peut durer jusqu’à 96 heures avant une éventuelle mise en examen, encourt des peines de dix ans d’emprisonnement et 750 000 euros d’amende.

(*) Nous publions l’identité du suspect interpellé, qui reste présumé innocent jusqu’à une décision judiciaire définitive, car il s’agit d’une personnalité publique mise en cause dans une affaire délictuelle.


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