Q SCOOP – ARABIE: LE COUP D’ETAT, IMMINENT ?

Le plan des démocrates,

la reprise des guerres pas de temps a perdre avec D.Trump une fois éliminé:

Et si ansarallah déplaçait la guerre en sol Saoudien?

Les anti-MBS le souhaitent…

Publié le 8.11.2020


Mohammad Ben Salmane, le prince héritier saoudien en mode panique depuis le départ de Trump/Archives

Presque au moment où Ben Salmane apprenait l’élimination-surprise de Trump par les oligarques US et ce, de la manière la plus scandaleuse pour la « démocratie US » qui soit, Ansarallah a réalisé une nouvelle percée significative à Maarib, ce cœur pétrolifère du nord dont la reprise revient à ouvrir grand la voie à la libération d’Aden. Ahmad Hamed, PM du gouvernement de salut à Sanaa résume en quelques mots la situation :  » la politique US ne changera évidemment pas avec Biden en Asie de l’ouest mais Ben Salmane a perdu un parrain et des milliards de dollars investi pour que Trump soit réélu ». Au fait, en à peine 48 heures, l’armée yéménite et les Comités populaires d’Ansarallah ont fait une percée stratégique dans l’ouest de Maarib en lançant une attaque massive contre les positions des forces affiliées au gouvernement démissionnaire de Mansour Hadi dans le district de Medghal Al-Jadaan sur la porte occidentale.

Ils ont réussi à contrôler le village d’al-Jawa et les positions à proximité, en plus d’un carrefour stratégique qui donne sur la base de Mas où se trouve toujours le centre de commandement des troupes de la coalition ou ce qu’il en reste. Ansarallah a progressé après avoir pris le contrôle des villages, y compris Al-Jurf et Naba’a Al-Olaya et Lower, et resserré son emprise sur de nombreux sites militaires. La source a précisé que de violents affrontements avaient eu lieu entre les deux parties dans les déserts de Lusan et Jufrah, alors que les combattants d’Ansarallah cherchaient à couper les dernières lignes d’approvisionnement des forces pro-Hadi dans le camp stratégique de Mas, qui abrite des armes lourdes, y compris des canons automoteurs et des lance-roquettes de la coalition saoudienne, soit des armes qui accélère largement la progression.

Avec l’élimination de Trump, l’incertitude sur l’avenir de Ben Salmane et sa guerre est total surtout qu’à Riyad on sait à quel point les liens de l’ex prince héritier Ben Nayaf avec le nouveau président sont profonds et comment la prolongation de la guerre a érodé le soutien à Ben Salman au sein de la famille royale et même de l’armée saoudienne soumise de plus en plus à des purges massives. Depuis trois jours en Arabie saoudite, certaines voix se sont élevées pour souhaiter une offensive massive d’Ansarallah contre les trois provinces du sud saoudien, Jizan, Najran et Assir ciblés ces derniers mois par des centaines d’attaques aux missiles et aux drones.

Au fait les aéroports des provinces du sud saoudien, ceux d’Abha, de Jizan, de Najran et de King Khaled sont essentiels pour lancer des raids aériens et des opérations de reconnaissance contre les villes yéménites. la prise de ces trois provinces reviendrait donc à apporter un coup fatal au régime de MBS largement détestés au sud saoudien. En effet les trois provinces en question ne sont saoudiens que depuis trente ans date à laquelle l’ex gouvernement yéménite les a offerts à Riyad moyennant de l’argent. C’est à coup de pétrodollar que les Salmane sont parvenus à y maintenir les tribus d’origine yéménite qui aident d’ailleurs largement Ansarallah à mener à bon terme ses attaques au drone et au missile. Une révolte anti-Riyad à Jizan, à Assir et à Najran dans la foulée d’une offensive massive de la Résistance yéménite, provoquerait un effet de boule de neige qui traverserait l’est et le nord saoudien, où la population en veut elle aussi au trône. Les observateurs estiment même qu’une guerre ainsi déplacée au cœur de l’Arabie saoudite ouvrirait la voie à la libération ds ports stratégiques du sud, Aden, Mokha… que les Emirats ont occupé par ruse avant de vouloir en faire le don au régime d’Israël.

Surtout qu’un an après la signature du soi-disant accord de Riyad, conclu entre les forces soutenues par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis au Yémen, aucune réconciliation n’a eu lieu dans les faits entre les deux clans que soutiennent Riyad et Abou Dhabi. « L’accord de Riyad s’est soldé un échec flagrant, ce constat d’échec n’est pas une chose étrange, l’étonnant serait de voir cet accord réussir», relève Mohammad Ali al-Latifi, écrivain et journaliste .  » Cet échec s’explique, entre autres par autant de facteurs tels que la confusion et l’ambiguïté en termes de forme et de contenu des articles et clauses le composant, le manque de coordination au niveau de ses auteurs et signatures, l’opacité des objectifs poursuivis par ses commanditaires, à savoir l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Cela ne facilite pas les arrangements et ne fait qu’attiser les dissensions au profit d’Ansarallah qui continue à travers un travail de renseignement exemplaire à ratisser large dans les rangs des tribus du sud.

Le gouvernement démissionnaire de Hadi s’est engagé à appliquer en bonne et due forme cet accord pour le bon vouloir de l’Arabie saoudite, tandis que le Conseil de transition du sud l’utilise comme un moyen d’étendre son emprise sur les provinces du sud. Riyad a une grande capacité à influencer le gouvernement démissionnaire; mais il essaie simultanément de prendre le contrôle total du gouvernement de Mansour Hadi et celui du Conseil de transition du Sud et c’est pour cette raison qu’il avait contraindre ses éléments à la solde et ceux des Émirats arabes unis à signer un accord du partage du pouvoir, à Riyad. Mais les choses ne se sont pas passées comme prévu. La fragilisation de Ben Salmane dans la foulée du départ de Trump et alors que les élus démocrates commencent à exiger la fin de la vente d’arme à Riyad est une calamité pour la suite de la guerre et Ansarallah le sait parfaitement, lui qui s’impose désormais en acteur étatique et qui a le pouvoir de ramener Trump à la table des négociations et d’obtenir la libération de ses milliers de prisonniers de guerre »;

Signe des temps, les populations du sud du Yémen sont très en colère contre l’Arabie saoudite, parce que Riyad lui avait promis la mise en place d’un gouvernement efficace, mais, les habitants du sud du Yémen vivent une insécurité et des violences chroniques à Aden et surtout l’occupation des îles yéménites par l’axe Emirats-Arabie. Tout ceci fait un cocktail explosif prête à exploser au moindre déclic d’Ansarallah » et des îles de leur pays. 2020 a été l’année de plusieurs défaites militaires et politiques pour la coalition saoudienne au Yémen, et les soi-disant acquis de la coalition dans les premières années de la guerre sont sur le point de s’effriter sur fond de mécontentement croissant des sudistes face à la prolongation de la guerre, l’absence de signe de fin de conflit et le renforcement des capacités militaires d’Ansarallah.

On en est même à prévoir, depuis le départ de Trump, la fin du principal architecte de la guerre, Ben Salman ».