Q SCOOP – Le patron de Sud Radio démissionne sans donner d’explications.

Le patron de Sud Radio, qui avait eu des positions non conformes aux idées gouvernementales par exemple en soutenant les gilets jaunes démissionne sans donner d’explications.

Mais pourquoi ?


Sud Radio : Le PDG Didier Maïsto quitte ses fonctions

publié par Christophe Gazzano le 01.10.2020

Un départ surprise, un mois après la rentrée radio. Mercredi soir sur son compte Twitter, Didier Maïsto, PDG du groupe Fiducial Medias – qui comprend Sud Radio, « Lyon Capitale » et le site Le Lanceur – a annoncé quitter ses fonctions, remerciant au passage ses équipes « pour leur professionnalisme et la confiance qu’elles (lui ont) accordé durant toutes ces années« .

Sans préciser quel horizon professionnel l’attend désormais, Didier Maïsto a donné rendez-vous à ses abonnés « pour de nouvelles aventures« , avant de préciser dans un autre tweet que « tout va bien » pour rassurer ceux qui s’interrogeaient sur cette décision. Sud Radio reste dirigée par Patrick Roger, qui en est le directeur général depuis 2016 et le départ de Didier Maïsto du groupe va donner lieu à une réorganisation interne.

Dirigeant connu pour son franc parler, Didier Maïsto s’est engagé dès la naissance des Gilets jaunes en 2018 aux côtés du mouvement, en retransmettant en direct sur les réseaux sociaux les manifestations parisiennes. Celui qui a débuté sa carrière comme pigiste au « Figaro » a mis à l’antenne de nouvelles voix, parfois sulfureuses, comme celle d’Etienne Chouard, enseignant remercié en 2019 après avoir mis en doute l’existence des chambres à gaz lors d’une interview accordée à la web-télé « Le Média ». Un an plus tôt, il s’était séparé de l’ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, recruté comme éditorialiste, à qui Didier Maïsto avait reproché d’avoir fait de la « politique partisane » sur BFMTV sans en informer au préalable son employeur.

Un bras de fer a également opposé Didier Maïsto à Médiamétrie, dont il a remis en cause la méthodologie pour la mesure des audiences radio, la fameuse « 126.000 », en référence aux 126.000 auditeurs sondés sur leurs habitudes d’écoutes. S’estimant lésé et revendiquant 3,5 fois plus d’auditeurs que les résultats de Médiamétrie, il réclamait pas moins de 23 millions d’euros de dommages et intérêts. Mais en début d’année, la cour d’appel de Paris avait débouté Sud Radio de sa demande d’expertise sur la méthode utilisée par l’institut.


Source : OZAP