Q SCOOP – Haïti: Port au Prince, le Chaos!

Drapeau d'Haïti

Journée de chaos à #PortAuPrince en #Haïti. Plusieurs centaines de policiers et de sympathisants ont manifesté pour réclamer la libération d’un de leur collègue. Plusieurs véhicules ont été incendiés ainsi qu’un bureau administratif. #fantom509



NON ! C’EST PAS TOUT;

« Je vous conseille la PRUDENCE ! Ne restez pas en #Haiti« .


Des élèves manifestant pour le retour des enseignants du secteur public en classe. Gonaives. Ils réclament leur droit à l’éducation. Entre-temps, le ministre annonce des pourparlers avec des leaders syndicaux qu’il a demandé d’arrêter. Le monde à l’envers en #Haiti.


L’impunité préservée des gangs

Des manifestations pour dénoncer ce climat de violence totale ont eu beau avoir lieu dans les rues de la capitale, rien n’a changé. Dans les mêmes rues, les hommes des gangs ont ensuite défilé à leur tour, sans la moindre honte, levant au contraire leurs armes automatiques et tirant en l’air pour montrer leur force. Pas le moindre policier n’a osé intervenir.

Le Bureau des Nations unies en Haïti gronde bien sûr…

Les autorités haïtiennes doivent poursuivre les auteurs présumés de crimes, d’abus ou de violations des droits de l’Homme (…) exécuter le mandat d’amener émis à l’encontre de plusieurs chefs de gangs

Bureau des Nations unies en Haïti 

… mais le son de sa voix semble se perdre dans l’air brûlant des Caraïbes.

« Barbecue », toujours tout feu tout flamme

Jimmy Cherizier, par exemple (en tenue rouge ci-dessous), est l’un des plus sanguinaires de ces patrons de bandes criminelles, et néanmoins, il continue tranquillement de mener ses « affaires ». Sinistrement surnommé « barbecue » depuis qu’il a terrorisé les habitants de quartiers pauvres fin 2017 en faisant incendier des maisons et des bâtiments, cet ex-policier a finalement fait l’objet d’un avis de recherche en février 2019.


Pas de quoi affoler « barbecue », loin de là, puisqu’en avril dernier, le gangster s’est montré en pleine lumière en train de participer à une distribution de kits alimentaires à Port-au-Prince. Et vous allez rire… jaune ! C’est la police qui avait organisé cette sympathique manifestation.


Armes à la main, des agents de la Police nationale d’Haïti, membres du groupe « Fantôme 509 », ont gagné les rues les samedi 12 et lundi 14 septembre. Ils réclament la libération sans condition d’un de leurs frères d’armes incarcérés au Pénitencier national.


« Le pays est dans une situation chaotique », selon Camille Chalmers

Wisly Bernard Jean-Baptiste / MARDI 15 SEPTEMBRE 2020

« Le pays est dans une situation chaotique », selon Camille Chalmers

Pour le porte-parole de Rasin kan pèp la, l’économiste Camille Chalmers, « le pays est dans une situation chaotique », car rien ne marche dans le pays. La situation que la nation haïtienne expérimente actuellement, dit-il, n’est pas le fruit du hasard, mais c’est le résultat politique du président de la République Jovenel Moïse ainsi que du Parti haïtien Tèt kale (PHTK). L’économiste a fait ces déclarations lors d’une conférence de presse tenue ce lundi 14 septembre 2020.

Ces derniers temps, le pays connait des mouvements de revendications venant de différents secteurs de la vie nationale. Ce qui interpelle d’une part, plusieurs citoyens quant à leur avenir, leur bien-être dans le pays et d’autre part, confirme les dernières déclarations de feu Me Monferrier Dorval disant que le pays n’est ni administré ni dirigé. Dans une conférence de presse tenue ce lundi 14 septembre 2020, le porte-parole de Rasin kan pèp la, Camille Chalmers, très catégorique, a abondé presque dans le même sens.

« Comme tout monde le voit, le pays est dans une situation chaotique, le pays est dans une situation de blocage total, car aucune activité ne marche pas…La situation que nous vivons aujourd’hui, affirme M. Chalmers, n’est pas le fruit du hasard, mais c’est le résultat politique PHTK ainsi que du président de la République Jovenel Moïse ».

M. Chalmers a expliqué qu’en décembre 2019, le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, avait donné un agenda clair au président haïtien qui contient trois points : formation d’un gouvernement de consensus national, changer la Constitution et réaliser les élections. À en croire le porte-parole, M. Moïse ne peut pas appliquer cet agenda. Pour M. Chalmers, le gouvernement est composé uniquement du PHTK.

« Personne dans le pays ne peut croire que Jovenel Moïse peut organiser des élections crédibles et démocratiques dans la mesure où l’on a un gouvernement complètement isolé sur le plan politique, rejeté par l’ensemble de la population », a souligné M. Chalmers ajoutant que les différents secteurs du Conseil électoral provisoire (CEP) démissionnaire ont fait part au chef de l’État, à travers une lettre, de l’impossibilité d’organiser les élections démocratiques.

Camille Chalmers dit condamner les manœuvres du Premier citoyen de la nation pour mettre sur pied un nouveau CEP ainsi que tous les secteurs qui sont de mèche avec lui dans cette démarche. À en croire l’économiste, si cela arrive à se faire cela va être un « CEP présidentiel », car il n’y aura aucun rapport avec la nation.

Plus loin, M. Chalmers a indiqué que face à cette situation de blocage, le gouvernement tient à « intensifier la répression ». En ce sens, le porte-parole évoque les actes de violence des gangs armés perpétrés non loin du Palais national notamment ceux dans les quartiers du Bel-Air. « Jusqu’à présent, a dénoncé Camille Charlmers, nous apercevons que personne n’est arrêté comme auteur de ces actes ».

Les gangs sèment la terreur certes, mais la population haïtienne ne va pas se laisser intimider et va continuer à se mobiliser pour obtenir gain de cause, a fait remarquer M. Chalmers tout en solidarisant avec les nombreuses familles victimes. Pour le porte-parole de Rasin kan pèp la, le chef de l’État ainsi que le PHTK ne peuvent résoudre la crise dont le pays fait face actuellement.

Par ailleurs, le mandataire du Rasin kan pèp La, dit dénoncer des persécutions politiques contre des syndicalistes, dont Josué Mérilien qui fait l’objet d’un mandat d’amener.

À signaler, après les actes de violences enregistrées dans les quartiers du Bel-Air, les mouvements de protestations des étudiants, lycéens et syndicalistes viennent s’ajouter le samedi 12 et le lundi 14 septembre 2020, à ceux des policiers du groupe « Fantom 509 ».

Wisly Bernard Jean-Baptiste


Source 1: Le national

Source 2: Euronews