Q SCOOP – Melbourne: Des drones photographient les personnes non-masquées.

Australie – Suivant l’exemple de la Chine communiste, la police australienne se tourne vers l’utilisation de drones pour faire appliquer les mesures de dictature sanitaire prises au motif de lutter contre le coronavirus et contrôler la population.


Pierre-Alain Depauw.  le 22 août 2020

La presse de Melbourne a rapporté, comme ici, que la police de l’État de Victoria se préparait à utiliser des drones pour photographier les personnes qui ne portent pas le masque, pour photographier aussi les plaques d’immatriculation des conducteurs qui parcourent plus de 5 kilomètres et pour s’assurer que les parcs de skate et les terrains de jeux pour enfants sont vides. 

Ces drones peuvent voler à une hauteur de 7 kilomètres et prendre une photo claire d’une plaque d’immatriculation à 500 m. 

Les médias australiens ont également rapporté que la police de Victoria avait demandé aux forces armées australiennes des drones militaires, demande qui a été refusée. 

Le commissaire adjoint de la police de l’État de Victoria a défendu l’utilisation de drones pour aussi espionner les espaces publics comme les plages. 

Ces mesures de surveillance rappellent la vidéo publiée en janvier par le Global Times, contrôlé par le gouvernement chinois, montrant une dame âgée de Mongolie intérieure regardant avec étonnement un drone équipé d’un haut-parleur. Une voix parlant à travers l’engin lui criait de rentrer chez elle et de se laver les mains. Au Royaume-Uni, une vidéo de drone de la police a été publiée en mars pour s’en prendre aux randonneurs du Peak District en Angleterre. Toujours en mars, le Financial Times a rapporté qu’un service de police californien utilisait également des drones pour faire appliquer le confinement. Tout comme en France et en Belgique.

En mai, en France, une décision de justice a donné raison aux militants de «La Quadrature du Net» et de la Ligue des droits de l’homme contre la police parisienne et a jugé que l’utilisation de drones pour appliquer les règles de confinement était une violation de la vie privée. La décision a interdit à la police française d’utiliser des drones volant à basse altitude équipés de caméras pour identifier des personnes.


Source : Medias-Presse