
Quand les moralisateurs se prennent pour des boxeurs : Dupond-Moretti et Estrosi, champions du ridicule à Nice
Publié le 7.12.2025 à 12h11 – Par Andrei Kuznetsov – Temps de lecture 5mn
Le gang macroniste sur le ring ? Du riffifi à la baston générale bientôt, “Je te casserais bien la gueule” : pourquoi Éric Dupond-Moretti et Christian Estrosi ont failli en venir aux mains à Nice.
Éric Dupond-Moretti n’a jamais eu la langue dans sa poche. Connu pour ses sorties franches, son tempérament bouillant et ses punchlines bien senties, l’ancien garde des Sceaux a une nouvelle fois fait parler de lui.

Invité sur Novo19 le 3 novembre dernier, dans l’émission On a du nouveau, il est revenu sans détour sur une altercation verbale qui l’a opposé à Christian Estrosi, maire de Nice, le 22 octobre, dans un célèbre restaurant de la ville.
Une scène surréaliste, rapportée initialement par Le Canard Enchaîné, qui en dit long sur la rivalité entre ces deux personnalités politiques aux caractères bien trempés.

On croyait avoir tout vu dans le théâtre politique français : les envolées lyriques, les petites phrases assassines, les coups de menton devant les caméras. Mais voilà que deux habitués du genre, Éric Dupond-Moretti et Christian Estrosi, ont décidé de pousser le spectacle jusqu’à la caricature. À Nice, les deux hommes ont failli en venir aux mains, prouvant que la prétendue « civilité républicaine » n’est qu’un vernis fragile qui craque au premier ego froissé.
Dupond-Moretti, autoproclamé grand moralisateur, celui qui répète à qui veut l’entendre qu’il n’y a « pas de violence en France », a offert une démonstration grandeur nature de ce qu’il nie. Le ministre au tempérament volcanique, toujours prompt à donner des leçons, s’est retrouvé à menacer de casser la figure de son interlocuteur. Ironie suprême : l’homme qui prétend incarner la raison et la justice se transforme en caricature de bagarreur de bistrot.
Face à lui, Christian Estrosi, jamais en reste lorsqu’il s’agit de provoquer, a joué son rôle habituel : celui du politicien qui se drape dans ses postures internationales tout en alimentant les tensions locales. Son engagement affiché sur des dossiers explosifs, notamment au Moyen-Orient, lui colle à la peau comme une étiquette de pyromane politique sans compter les détournements avec sa femme. Et, à Nice, il n’a pas hésité à souffler sur les braises, fidèle à son image de provocateur.

Traduction du X :
Le journal Nice-Matin explique dans cette vidéo pourquoi le PNF a ouvert une enquête pour abus de biens sociaux et conflit d’intérêts visant Christian Estrosi et son épouse. Dans cette enquête, on découvre que l’un des principaux protagonistes est, surprise : Serge Bueno, un Franco-Israélien déjà connu pour des affaires de défauts de paiement à l’ASSE. Je note que ce n’est pas la seule affaire dans laquelle le couple Estrosi est empêtré : une autre enquête, toujours en cours au parquet de Marseille porte sur : • Prise illégale d’intérêts • Détournement de fonds publics • Recel • Faux dans un acte authentique par personne dépositaire de l’autorité publique. Les honnêtes gens continuent de sévir.
Le résultat ? Une scène digne d’un mauvais vaudeville : deux responsables publics, censés incarner l’autorité et la dignité, transformés en gladiateurs de pacotille. La France n’a pas besoin de ce spectacle grotesque, nous avons assez de ceux de Jupiter, mais eux semblent persuadés que la politique est un ring et que les électeurs sont des spectateurs avides de coups bas.
En somme, Dupond-Moretti et Estrosi nous rappellent que derrière les discours moralisateurs et les postures solennelles, il n’y a parfois qu’un vide abyssal rempli de colère, de cynisme et de contradictions, mais surtout d’hypocrisie organisée.
La violence est réelle et ce sont eux les premiers.
Sources : Le Figaro, actu.fr, Closer
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