
Le Président Tiktokeur entre en Résistance… contre Lui-Même, l’auto-interdiction, ça like fort à l’Élysée
Publié le 30.10.2025 à 23h27 – Par Chloé Fontaine – Temps de lecture 6 mn
Il paraît que, lorsque le chef de l’État perd le contrôle du récit, il le transforme illico en scandale d’État. Emmanuel Macron, auto-proclamé premier TikTokeur de la République, s’est soudain découvert une passion pour la « régulation » (traduisez : muselière) des réseaux sociaux. Ironie suprême : c’est ce même président qui hier encore caressait les algorithmes dans le sens du buzz, et qui aujourd’hui se pose en apôtre du nettoyage numérique.
Pendant qu’il joue les résistants en costard face à X, on se souvient vaguement des précédents massacres opérés sous son règne : Sputnik et RT rayés de la carte, Rumble disparu puis revenu en zombie, sans parler du bal des bannières sur Facebook, YouTube, et feu Twitter avant X. Covid oblige, Macron avait ficelé la fermeture expéditive de centaines de comptes.
En résumé, on assiste au plus grand all-in du président tiktokeur : dénoncer les réseaux tout en faisant disparaître la concurrence, histoire de renouer avec la magie d’un récit unique. C’est ça, la « résistance » à la Macron : plus personne ne moufte, et tout le monde like, sinon, censure.
Après avoir tourné des clips sur YouTube en mode « coach de la République », après avoir multiplié les poses sur Instagram et répondu à des influenceurs en direct sur X (ex-Twitter), le voilà qui se découvre une vocation de combattant de l’ombre : « résistance » contre la désinformation. Rien que ça. Le même homme qui s’est fait roi du filtre et du montage IA se pose désormais en chevalier blanc de la vérité.
À BFM, il prévient : « Il faut interdire certaines plateformes. » Traduction libre : quand la popularité s’effondre, on coupe le micro. Ouvrez X, dit-il, c’est plein de contenus d’extrême droite. En langage macronien, cela signifie simplement : tout ce qui n’applaudit pas est suspect. On suppose donc qu’il n’a jamais ouvert France Télévisions un soir d’émeutes, ni vu les violences occultées par la presse qu’il appelle « indépendante ».
Mais la meilleure : il parle de « reconquérir la vie démocratique ». Avec ses conseillers en communication, ses vidéos chorégraphiées, ses chansons de campagne et ses AI-danseurs des années 80, on le sent bien, le souffle de la Résistance. Il manque juste le brassard et la balayette TikTok.
C’est donc officiel : le président veut contrôler X, mais c’est bien lui qui s’y mettait en scène, star d’un théâtre numérique qu’il accuse aujourd’hui de pervertir les esprits. À force de se filmer, il a fini par se croire réalisateur.
Alors qu’il s’indigne désormais contre “les trafics de vues”, une petite question demeure : qui, sinon lui, s’est amusé à faire du buzz présidentiel au son des likes et des faux montages ? Et qui, sinon lui, gouverne un pays où X France est déjà filtré, où certains mots-clés suffisent à déclencher la censure ?
La boucle est bouclée. Emmanuel Macron entre en résistance, oui, mais probablement contre le miroir.
Plus facile de contrôler 3 patrons de presse que 68 millions de Français. Ce type raconte absolument n’importe quoi pour justifier la censure et le contrôle total de l’information par la clique de menteurs et de voleurs qu’il représente !

Pendant que Macron parle “de censurer les réseaux sociaux”, la France se vide de ses emplois.
- En une seule semaine d’octobre :
- Aciérie de Bonperpuis — fermée
- La Trinitaine — en redressement
- Reserg Automotive — licenciements
- Torbel — 3 sites fermés
- Papeteries de Condat — liquidation
- Hager — 154 postes supprimés
- Fibre Excellence — chômage technique
Et maintenant, il veut taxer les tickets-resto.
Ce n’est plus une politique, c’est un suicide industriel programmé.
Mais selon Macron, le vrai danger, c’est… les tweets “d’extrême droite” sur X.

Développé du X :
Monsieur le président, Le problème que j'ai avec votre raisonnement est de faire croire que les médias traditionnels font preuve de neutralité et d'impartialité dans le traitement de l'information. C'est manifestement faux et c'est le fonds du problème avec la même dérive en France que celle que j'ai constatée aux USA depuis 2016, et qui a abouti à une écrasante majorité d'Américains qui n'ont plus confiance dans les médias traditionnels. Il faut dire que de ce que j'ai pu directement observer, ils ont franchi toutes les limites de l'acceptable... En témoignant en France par exemple sur @lci ou @BFMTV l'invraisemblable propagande sur l'Ukraine, sa dualité politique et sa corruption névrotique, les mensonges par omission sur l'origine du conflit, les énormes erreurs d'appréciation sur le rapport de force militaire et industriel, et les inventions soutenues par aucun fait matériel précis de la volonté de la Russie d'envahir l'Europe, alors que l'Europe fait tout pour la provoquer depuis 2014. Or c'est bien les réseaux sociaux qui font progressivement émerger la vérité sur cette situation, pas les médias traditionnels, qui pratiquent l'autocensure, voire le mensonge grossier, d'autant qu'ils sont tous financés par l'État. Interdire l'anonymat et les trolls, certes oui, mais interdire d'antenne @al_bonnel sous prétexte qu'elle rapporte le conflit du Donbass entre 2014 et 2022 ou déplatormer Rumble en France sous prétexte qu'il diffuse des médias russes, ne tient pas la route, ce qui est d'ailleurs apprécié dans le reste du monde comme de la censure sélective, qui nous décrédibilise. Le problème de fonds est que la liberté d'expression ne se partage pas, car elle est le fondement de toutes les autres libertés, et donc de notre démocratie, un concept sur lequel la France au 26 rang, qualifié de "flawed democracy" ne brille pas si l'on en croit le classement du Économiste Intelligence Unit. En revanche, renforcer la responsabilité des utilisateurs de réseaux sociaux, bien sûr. Mais pour cela, il faut redonner des moyens à l'autorité judiciaire, qui est le SEUL juge des libertés. C'est en tout cas ce que l'on apprenait à Sciences Pô il y a 50 ans où l'on étudiait aussi Goebbels...
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