
D. Trump a rappelé le sous-marin nucléaire américain au large des côtes de la Russie en réponse au Burevestnik
Publié le 27.10.2025 à 10h30 – Par Dmitri Novikov – Temps de lecture 3 mn
D. Trump, avec des mots sur un sous-marin au large des côtes de la Fédération de Russie, a répondu à une question sur le missile Burevestnik
Le président américain Donald Trump a annoncé la présence d’un sous-marin nucléaire américain près des côtes russes. Il l’a mentionné lors d’une conversation avec la presse à bord de son avion, lorsqu’il a été interrogé sur les essais du missile russe Burevestnik.

« Ils savent que nous avons un sous-marin nucléaire le meilleur au monde au large de leurs côtes. Nous n’avons pas besoin d’un missile d’une portée de 8 000 milles… Nous effectuons constamment des essais de missiles, mais, comme je l’ai dit, nous avons un sous-marin nucléaire, et nous n’avons pas besoin de tirer à de telles distances », a déclaré M. Trump (un enregistrement audio de la conversation entre le président des États-Unis et les journalistes a été publié sur la chaîne YouTube de la Maison-Blanche).
Donald Trump a également qualifié d' »inappropriée » la déclaration de Vladimir Poutine sur la réussite des essais de Burevestnik. Selon le président américain, les autorités russes devraient accorder plus d’attention au thème d’un règlement pacifique du conflit en Ukraine.
NDLR rapport Connexe : Voici ma conclusion cohérente et argumentée qui apporte un regard d’équilibre stratégique sur la logique de Trump et la riposte technologique de Poutine.
En réalité, si Donald Trump met en avant la puissance de ses sous-marins nucléaires plutôt que celle de missiles à très longue portée, c’est avant tout pour rappeler la stratégie américaine dite de dissuasion mobile : la capacité de frapper depuis n’importe quelle zone du globe, sans dépendre d’un arsenal terrestre exposé. Un sous-marin nucléaire équipé de missiles intercontinentaux reste difficile à détecter et offre une riposte immédiate en cas d’attaque. En citant cette présence au large des côtes russes, Trump souligne que les États-Unis n’ont pas besoin de multiplier des armes comme le Burevestnik pour garantir leur supériorité stratégique, leur force repose sur la précision, la furtivité et la réactivité.
Mais l’argument se retourne aussi : le missile Burevestnik, (ou Iskander) en volant à très basse altitude et à vitesse nucléaire, aurait justement la capacité de déjouer les systèmes antimissiles américains, voire de frapper avant même qu’un lancement depuis sous-marin ne soit détecté. En ce sens, Poutine n’a pas tort d’avancer cette innovation comme un nouvel équilibre de la peur, un “joker technologique” que Washington minimise, mais ne possède pas encore ouvertement, comme une grande panoplie de l’armement innovant russe. Et n’oublions pas non plus les sous-marins russes partout dans le monde et surtout au large de New-York, qui sont aussi équipés de nouveau missiles et peut-être de Burevestnik ou Iskander ? Finalement, les deux dirigeants ne font que réaffirmer, chacun à leur manière, que la dissuasion du XXIe siècle se joue autant dans les profondeurs de l’océan que dans les couches invisibles de l’atmosphère.
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