
Gaza, nouveau massacre israélien contre un hôpital, 20 martyrs, dont 5 journalistes
Publié le 25.8.2025 à 18h22 – Par François Lambert – Temps de lecture 5 mn
Des frappes aériennes israéliennes ont frappé le complexe médical Nasser à Khan Younis, tuant au moins 14 personnes, dont quatre journalistes.
Journalistes tués :
- Mohammed Salama (caméran Al Jazeera)
- Hossam Al-Masri (photographe de Reuters)
- Mariam Abu Daqqa (journaliste palestinienne)
- Moaz Abu Taha (photojournaliste)
- Al Jazeera indique que 269 journalistes et travailleurs des médias ont été tués, incluant cinq de ses propres journalistes dans une frappe ciblée., le conflit le plus meurtrier pour les médias dans l’histoire moderne.

Israël a bombardé le quatrième étage de l’hôpital Nasser. Quelques minutes plus tard, lorsque les secours et les journalistes sont arrivés pour aider et documenter l’attaque, Israël les a également bombardés. Tuant ambulanciers et journalistes en direct à la télévision.
Traduction du X :
BREAKING : Une vidéo documente un horrible crime israélien : cibler les ambulanciers et les équipes de la défense civile alors qu'ils secouraient les victimes et les blessés après qu'Israël a bombardé le complexe médical Nasser à Khan Younis. Parmi eux se trouvait le journaliste Hossam al-Masri.
20 Palestiniens, dont un médecin, 5 journalistes dont certains collaboraient avec Al Jazeera, Reuters et AP et un pompier, sont tombés en martyrs et plusieurs autres blessés, ce lundi 25 août, suite à un nouveau massacre israélien visant le complexe hospitalier Nasser à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza.

L’armée d’occupation israélienne a visé le dernier étage du bâtiment des urgences, appelé « Al-Yassin », ont affirmé les correspondants des médias sur place.

Plus tôt, le ministère de la Santé de Gaza avait indiqué dans un communiqué que l’armée d’occupation israélienne a frappé le quatrième étage d’un des bâtiments du complexe en y menant deux raids aériens, la deuxième est survenu alors que les équipes de secours affluaient pour évacuer les blessés et récupérer les corps.

La chaîne officielle Palestine TV a rapporté que parmi les victimes se trouvait son caméraman Houssam al-Masri, tandis que la chaîne qatarie Al Jazeera a confirmé le martyre de son photojournaliste Mohammad Salama.
Les agences de presse canado-britannique Reuters et américaine Associated Press ont chacune déploré la mort d’un collaborateur, exprimant choc et tristesse.
« Nous sommes dévastés d’apprendre le décès de Hossam al-Masri, collaborateur de Reuters, et les blessures infligées à un autre de nos collaborateurs, Hatem Khaled, lors des frappes israéliennes contre l’hôpital Nasser », a déclaré un porte-parole de l’agence de presse canado-britannique dans un communiqué.
Associated Press (AP) s’est elle dite « choquée et attristée » du décès de Mariam Abou Daqqa, 33 ans, journaliste photo indépendante qui collaborait avec l’agence depuis le début de la guerre. Cette pigiste n’était pas en mission pour l’agence au moment des faits, a-t-elle précisé.
Le syndicat des journalistes palestiniens a identifié les deux autres victimes comme Moaz Abou Taha et Ahmad Abou Aziz. Selon un journaliste de l’AFP à Gaza, ce dernier travaillait pour des médias palestiniens et internationaux.
Avant l’annonce de ces morts, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et Reporters sans frontières (RSF) recensaient près de 200 journalistes tués depuis le début de la guerre à Gaza.
La Défense civile palestinienne a pour sa part indiqué qu’un conducteur de camion de pompiers est tombé en martyr suite à ce bombardement et que 7 autres membres de son équipe avaient été blessés alors qu’ils tentaient de secourir les victimes et de récupérer les corps des martyrs.

L’hôpital Nasser est l’un des derniers établissements de santé encore partiellement fonctionnels dans la bande de Gaza. Ce complexe hospitalier a été ciblé à plusieurs reprises par Israël depuis le début de la guerre.
La Défense civile recensait au total 28 morts en début d’après-midi dans des tirs ou frappes de l’armée israélienne lundi sur l’ensemble du petit territoire côtier palestinien, ravagé par près de deux ans de guerre, qui ont fait des dizaines de milliers de morts et ont provoqué un désastre humanitaire.
En réaction le Hamas a appelé « la communauté internationale, les Nations Unies et toutes les parties concernées à prendre des mesures immédiates et sérieuses pour mettre fin au crime du siècle et au génocide systématique à Gaza, et pour secourir et apporter une aide d’urgence à notre population ».
Et d’ajouter : « Les dirigeants des pays arabes et islamiques ont le devoir et la responsabilité majeurs d’exercer des pressions sur l’administration américaine et les pays soutenant l’occupation pour qu’ils mettent immédiatement fin à la guerre, et d’utiliser toutes les formes de pression politique, diplomatique et économique pour y parvenir ».
L’Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l’Homme a déclaré que « le bombardement israélien du complexe médical Nasser était délibéré et mené avec l’aide des services de renseignement, notamment des informations détaillées sur la nature du lieu et l’identité des victimes. »
Rappelons que plus de 62.000 Palestiniens, dont une majorité de femmes et d’enfants, sont tombés en martyrs depuis le début de la guerre génocidaire israélienne contre Gaza, le 7 octobre 2023.
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