Allemagne : L’AfD secoue l’Allemagne, un programme si simple qu’il va faire tomber les mondialistes de leur chaise (et peut-être l’Europe avec) !


L’AfD secoue l’Allemagne, un programme si simple qu’il va faire tomber les mondialistes de leur chaise (et peut-être l’Europe avec) !

Publié le 13.1.2025


Et si la solution aux problèmes de l’Allemagne était tellement évidente qu’elle en deviendrait révolutionnaire ?

L’AfD, avec son programme pour les élections législatives de février, propose des mesures si basiques et naturelles qu’elles risquent de faire exploser la tête des mondialistes.

  • Sortie de l’UE et de l’euro,
  • Remigration,
  • Retour à une diplomatie pragmatique avec la Russie (et son gaz pas cher),
  • et adieu les éoliennes qui gâchent le paysage…

Ce programme, loin des lubies technocratiques de l’UE, pourrait bien précipiter la chute d’Ursula von der Leyen et de son Nouvel Ordre Mondial. Les Allemands, et peut-être même l’Europe entière, vont-ils enfin se réveiller ?

Une chose est sûre : l’AfD ne fait pas dans la dentelle, et ça pourrait tout changer.

Qui est Alice Weidel, la cheffe de l’AfD « candidate à la chancellerie » ?

Élevant ses deux garçons adoptés avec sa compagne étrangère, venue de la banque et de la finance, le profil de la députée détonne. Après avoir longtemps capitalisé sur ses différences, celle qui s’est récemment entretenue avec Elon Musk embrasse désormais les positions les plus radicales du parti d’extrême droite.

Elle casse tous les clichés. Alice Weidel, cheffe de file de l’extrême droite allemande, n’a que la blondeur et son tailleur-pantalon en partage avec Marine Le Pen, sa nièce Marion, ou encore la Première ministre italienne Giorgia Meloni. Pour le reste, la quadragénaire que l’AfD a désignée cheffe de file pour les prochaines élections législatives, tranche. Lesbienne, vivant avec une réalisatrice suisse d’origine sri lankaise, avec qui elle élève leurs deux garçons adoptés, alors que son parti refuse le mariage et l’adoption aux couples homosexuels. Et ultralibérale socialement et économiquement, ce qui explique en partie le soutien que lui a témoigné vendredi Elon Musk en la conviant à un échange sur X, quand son parti est très implanté dans l’ancienne Allemagne de l’Est, nostalgique de l’étatisme d’antan.

Voilà ce que Le Parisien expliquait sur elle : alors que nous sommes censés ne rien dire sur leurs wokistes ou leurs homosexuels, là, quand ça les arrange, le journal n’a pas assez de mots pour la peindre sous le jour le plus sombre. Le deux poids deux mesures du wokisme en France.

En face, Sahra Wagenknecht, la communiste devenue “conservatrice de gauche” qui veut dynamiter le système politique allemand : Députée du Bundestag.

Va-t-elle dynamiter le système politique allemand ? C’est l’ambition de l’ancienne communiste Sahra Wagenknecht, cheffe d’une nouvelle formation étiquetée “conservatrice de gauche” dont la possible entrée au Parlement donne des sueurs froides aux autres partis.

«Corruption, chaos et culte nazi: l’Ukraine détruira l’UE»: Sahra Wagenknecht dénonce la soumission de la classe politique allemande et la corruption des médias

«Nous avons besoin de politiciens courageux, pas d’écolo-guerriers de salons», a lancé Wagenknecht, figure du parti historique Die Linke et du parti BSW, fondé en 2024.

Nous avons attiré la colère sacrée de tous ceux qui voient leurs intérêts et leurs prébendes menacés si nous devenions plus forts. Vous nous traitez, au choix, de communistes ou d’extrémistes de droite ou de voix de Poutine et de je ne sais quoi encore.

Comme l’AfD, le BSW appelle à la fin des livraisons d’armes allemandes à l’Ukraine et refuse le déploiement de missiles américains sur le sol allemand.

Le front antiguerre s’élargit en Allemagne, mais Bruxelles prépare sa parade.

À six semaines des législatives du 23 février, cette élue chevronnée de 55 ans a reçu dimanche une ovation debout en lançant la campagne de son parti, créé il y a un an et qui porte son nom, l’Alliance Sahra Wagenknecht (BSW).

Celle qui a déjà bouleversé les clivages avec sa ligne qui pioche à la fois dans ses racines anticapitalistes, pacifistes et prorusses, et des positions sur l’immigration proche de la droite dure, a prononcé un discours enflammé.

Elle a accusé le chancelier Olaf Scholz et les partis de sa coalition mal en point de centre-gauche de mener l’Allemagne vers la “misère”.

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“Notre pays est menacé de désindustrialisation, combinée à une perte dramatique de prospérité pour la population, et une perte significative de sécurité”, a-t-elle déclaré.

“C’est pourquoi nous avons enfin besoin d’un signal différent et non de la poursuite de la même chose, car notre pays ne peut plus le supporter”, a encore lancé Sahra Wagenknecht.

Le parti BSW a effectué un démarrage électoral fulgurant en décrochant la troisième place dans trois scrutins régionaux organisés à la fin de l’été dans l’est de l’Allemagne.

Avec des scores entre 12 et 16%, Sahra Wagenknecht a touché les électeurs de l’ex-RDA communiste, où le sentiment de déclassement est plus fort qu’à l’ouest.

Un contre-courant qui porte en ex-RDA

Née en ex-RDA, d’un père iranien qu’elle a peu connu et d’une mère allemande, elle a souvent nagé à contre-courant, s’engageant au Parti communiste quelques mois avant la chute du Mur, en 1989.

“J’aurais mille fois préféré passer ma vie en RDA plutôt que dans l’Allemagne dans laquelle je dois vivre actuellement”, déclarait-elle alors que le monde entier célébrait la réunification de l’Allemagne.

Fin 2023, elle a claqué la porte du parti d’extrême gauche Die Linke, dont elle était l’une des grandes figures, pour créer sa propre plateforme.

Dans un entretien à l’AFP en septembre, Mme Wagenknecht reconnaissait que “Vladimir Poutine a déclenché une guerre contraire au droit international”, tout en jugeant que “l’ouest a sa part de responsabilité”, faute d’avoir “pris au sérieux les préoccupations sécuritaires de la Russie”.

Après ses bons scores aux élections régionales, le BSW s’est imposé comme arbitre dans les parlements des Länder de Thuringe et du Brandebourg, seul partenaire possible des partis politiques qui ne voulaient pas composer avec l’extrême droite.

Dans le Brandebourg, il s’est allié avec le parti social-démocrate d’Olaf Scholz. En Thuringe, avec le SPD et les conservateurs de la CDU. L’accord ne s’y est pas fait sans mal, le BSW prônant entre autres un arrêt des livraisons d’armes à Kiev.

Sahra Wagenknecht s’est tellement impliquée dans les négociations que des tensions sont apparues avec sa cheffe de file de Thuringe.

Peu d’adhérents

Après ses bons débuts, la formation symbolisée par la couleur mauve semble toutefois à la peine dans les intentions de vote.

Les sondages qui lui prédisaient jusqu’à 10% des voix en septembre créditent désormais le BSW d’un score de 5%, le seuil pour entrer au Bundestag.

Le parti ne compte que 1.100 adhérents et quelques 25.000 sympathisants enregistrés. Dans de nombreuses régions, il ne dispose pas encore de structures.

Le chef de la CDU nationale Friedrich Merz, favori pour succéder à Olaf Scholz, rejette toute hypothèse d’alliance avec cette figure de “la vieille RDA”.

Si le BSW a attiré des personnalités du monde des arts et du sport, ainsi que l’entrepreneur millionnaire Ralph Suikat, qui a déclaré vouloir “payer plus d’impôts”, il reste fortement centré sur sa cheffe.

Figure familière des talk-shows télévisés, Mme Wagenknecht y a longtemps véhiculé un discours critiquant le capitalisme, l’arrogance supposée des élites et un militarisme occidental jugé dangereux.

Pour le magazine Der Spiegel, cette posture d’oratrice “ne lui suffit plus, elle veut maintenant participer”.


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