Histoire : Nouvelle-Calédonie, le passé colonial français mis en lumière, de la colonie pénitentiaire au drame d’Ouvéa.


Nouvelle-Calédonie, le passé colonial français mis en lumière, de la colonie pénitentiaire au drame d’Ouvéa.

Publié le 25.5.2024


Les événements politiques de 1984 à 1988 en Nouvelle-Calédonie constituent une période de l’histoire de cette collectivité française marquée par une guerre quasi-civile, voire ethnique, entre partisans et opposants à l’indépendance de la France.

Marqué par plusieurs morts de part et d’autre, l’assassinat d’une dizaine de gendarmes, l’instauration de l’état d’urgence, le renforcement de la présence militaire française et une large couverture médiatique nationale et internationale, elle a profondément marqué l’histoire contemporaine de cet archipel du Pacifique.

La violence a atteint son paroxysme avec la prise d’otages d’Ouvéa en 1988. La paix civile a été rétablie avec la signature des Accords de Matignon le 26 juin 1988.

Les émeutes ont éclaté le 13 mai 2024, en réaction à l’élargissement du corps électoral voulu par Paris en prévision des élections provinciales de fin d’année. Cette mesure est contestée par les indépendantistes qui la considèrent comme favorable pour les partisans du maintien de l’archipel au sein de la France.

L’état d’urgence a été décrété le 15 mai 2024 et des renforts français ont été déployés sur le territoire. La situation n’étant toujours pas apaisée, Emmanuel Macron a convoqué ce lundi une réunion du Conseil de défense, la troisième depuis le début de la crise.

La Nouvelle-Calédonie : « Une colonisation pas comme les autres »

Le 4 novembre 2018, les Néo-Calédoniens sont appelés à se prononcer pour ou contre l’indépendance. L’occasion pour Michel Naepels de revenir sur le passé colonial de l’archipel, de la colonie pénitentiaire de Napoléon III au drame de la grotte d’Ouvéa, en passant par la lente émergence des revendications kanakes.

  • L’Histoire : Qu’allaient faire les Français en Nouvelle-Calédonie au milieu du XIXe siècle ?
  • Qui sont les Kanaks ?
  • Qui sont les colons ?
  • Cette prise de possession de terres ne provoque-t-elle pas de résistance de la part des Kanaks ?
  • Quelle place l’entreprise coloniale réserve-t-elle aux Kanaks ?
  • Quand ce système de ségrégation prend-il fin ?
  • Quand et pourquoi les Kanaks deviennent-ils indépendantistes ?
  • Que s’est-il passé dans la grotte d’Ouvéa ?
  • Comment est-on arrivé à l’impasse et au drame de la grotte d’Ouvéa ?
  • Quelles réponses les accords de Matignon en 1988, puis l’accord de Nouméa en 1998 apportent-ils ?
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Chaque Paragraphe est développé dans ce lien ici.

Crise en Nouvelle-Calédonie : qui tire les ficelles ?

La Nouvelle-Calédonie est de nouveau plongée dans une spirale de violences sanglantes, rappelant les sombres années de 1984-88.

Depuis Munich en 1938, on sait pourtant qu’acheter la paix ne fait qu’augmenter son prix.

En 1987, un référendum d’autodétermination avait cependant apporté une solution démocratique, validée par le corps judiciaire.

Le résultat était clair : une écrasante victoire des Loyalistes, avec 60 % de Kanaks parmi eux.

Mais un mouvement révolutionnaire a tout renversé avec le complot terroriste d’Ouvéa en 1988, aidé par des complicités étatiques.

L’émotion nationale a alors effacé ce référendum, remplacé par un accord politique trompeur.

Les Loyalistes ont été bernés par des promesses de tranquillité, et les Indépendantistes par l’espoir d’une victoire démographique.

Les trois référendums qui ont suivi ont toutefois échoué pour eux, et le gel électoral loyaliste a finalement explosé au visage des manipulateurs.

Aujourd’hui, la violence renaît, et la France y est moins préparée que jamais, avec notamment l’instauration d’un état d’urgence inapplicable.

Les services de renseignement n’ont rien vu venir, et maintenant, les Loyalistes, désabusés, songent à se faire justice eux-mêmes, s’engageant jour après jour un peu plus dans une véritable guerre civile.

Ce mouvement révolutionnaire semble être soutenu par des intérêts étrangers qui convoitent les ressources naturelles et les zones maritimes de la Nouvelle-Calédonie.

Ces intérêts, liés à la finance apatride des USA, UK, Australie et Nouvelle-Zélande, cherchent à nous évincer du Pacifique Sud pour prendre notre place.

Ce sont les mêmes acteurs néoconservateurs derrière l’OTAN en Ukraine et ceux qui soutiennent le massacre des Gazaouis.

Ils cherchent à imposer un monde unipolaire selon le « Project for a New American Century ».

Aujourd’hui, 7 escadrons de gendarmerie mobile sont déployés, avec un objectif de 16.

La situation pourrait durer des semaines, voire des mois.


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